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Le stradivarius de Paganini

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

23 octobre 2007 (QIM) – C'est sous le signe de l'excellence que s'est déroulée la deuxième soirée de la série des Grands concerts de l'Orchestre symphonique de Québec. Cela tient pour beaucoup à cette magie qui a surgit de la rencontre du violoniste Corey Cerovsek avec les musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec, sous la direction du chef invité Ronald Zollman.

Ce violoniste, né à Vancouver de parents autrichiens, était venu interpréter le lumineux "Concerto pour violon no 2, en Mi mineur, op. 64" de Félix Mendelssohn. Jeune prodige, Corey Cerovsek joue sur un Stradivarius, ce qui n'est déjà pas banal, mais de plus sur celui ayant appartenu à des violonistes aussi célèbres que Giovanni Battista Viotti et surtout Niccolò Paganini. Ces derniers n'auraient certes pas renié les qualités d'exécution de ce virtuose qui a su privilégier une version exubérante, mais sans être forcée ou par trop théâtrale, de ce concerto plein de fougue et d'entrain.

Tout entier habité par cette oeuvre célèbre de Mendelssohn, Corey Cerovsek était fort bien secondé dans son interprétation par le chef d'orchestre belge Ronald Zollman. Ce dernier a pu compter sur le jeu impeccable des musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec auxquels il a su insuffler cet élan propice à bien rendre cette impression de fraîcheur et de gaîté si caractéristique de l'écriture de Mendelssohn.

Les auditeurs ont pu aussi apprécier les grands talents de direction de Ronald Zollman dans la "Première symphonie en Mi mineur, op. 39" de Jean Sibelius. C'est à un univers nordique fascinant mais très sombre que ce compositeur finlandais désirait confronter l'auditeur car il s'est attaché, dans ses symphonies, à révéler le côté âpre et dur de la nature nordique. Pour ce faire, le chef avait opté pour une interprétation forçant les contrastes orchestraux. Et si parfois les passages des cuivres et des percussions (très beau jeu du timbalier Marc-André Lalonde) semblaient brutaux et même tonitruants, le résultat final ne dénaturait en rien l'oeuvre, bien au contraire. C'est à du grand Sibelius que nous avons eu droit.

En ouverture de concert, nous étions conviés à découvrir une oeuvre de la Vancouveroise d'origine chinoise, Alexina Louie. Sa "Music for a Celebration", créée en 1985, est une courte pièce qui, sans laisser de souvenirs impérissables, nous donne le goût d'en connaître davantage sur l'oeuvre de cette compositrice.

Le concert, du 31 octobre prochain, se voudra un hommage à Jean-Sébastien Bach avec l'interprétation de la première et de la troisième de ses suites pour orchestre ainsi que le troisième et septième de ses concertos pour clavecin, interprétés par le claveciniste et chef d'orchestre Kenneth Slowik.

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