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Musique en mosaïque avec l'Orchestre symphonique de Québec

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

30 mars 2007 (QIM) – Au premier jour du printemps, le 21 mars dernier, avait déjà lieu le dernier concert de la saison 2006-2007 de la série Classique à croquer de l'Orchestre symphonique de Québec. Pour l'occasion Yoav Talmi avait confié au Trio Frontenac le plaisir de nous interpréter le "Triple concerto pour piano, violon et violoncelle en Do majeur" op. 56 de Ludwig van Beethoven.

Le Trio Frontenac, c'est Suzanne Beaubien-Lowe au piano et Darren Lowe, premier violon, Blair Lofgren, premier violoncelle, tous deux de l'Orchestre symphonique de Québec. Cette formation de chambre de la grande capitale privilégie le répertoire classique et romantique. Ils étaient donc très à l'aise dans cette oeuvre, que le milieu musical s'accorde à reconnaître comme une des moins réussies parmi les oeuvres pour orchestre du grand maître.

Il faut bien avouer que ce triple concerto souffre difficilement la comparaison avec les autres oeuvres concertantes de Beethoven, qui ne semble pas avoir été souverainement inspiré pour cette partition. Pour sa défense, ce n'est peut-être pas une tâche si évidente de composer non pas pour un, mais pour trois instruments solistes, cherchant tour à tour ou ensemble à briller avec l'orchestre. Fidèle à sa réputation, le Trio Frontenac s'est révélé à la hauteur et nous a offert une exécution inspirée. Pour sa part, l'orchestre s'est montré un bon accompagnateur, sans plus.

C'est avec la "Première symphonie en Ré majeur" op. 25, dite "Classique" de Serge Prokofiev, que l'orchestre s'est montré à son meilleur. Sous la baguette du Maestro, c'est littéralement sur les chapeaux de roues que le premier mouvement a démarré. Et si cet entrain semblait moins présent pour le dernier mouvement, le résultat final était proprement enlevant.

Pour la "Suite Harry Janos" du compositeur hongrois Zoltan Kodaly, François Gauthier s'est joint à l'orchestre pour jouer la partition du cymbalum. Comme nous le mentionnait François Dompierre, l'animateur de la soirée, cet instrument à cordes frappées avec des baguettes, est un instrument hybride typiquement hongrois dont le timbre est propice à donner une touche orientale à la sonorité de l'orchestre.

Malheureusement, le son de cet instrument s'est retrouvé à l'occasion noyé dans le flot orchestral. Et à quelques reprises, les sections des cuivres et des percussions se sont montrées un peu trop tonitruantes, altérant l'équilibre délicat de l'orchestre et nuisant à l'effet d'ensemble. Néanmoins, cette suite en six mouvements, issue de l'opéra du même nom, s'est révélée une très belle découverte de la soirée. Pour ma part, je garde en mémoire tout le charme de l'Allegretto du deuxième mouvement, intitulé "L'Horloge musicale de Vienne" et la "Chanson" qui suivait, dont la mélodie était confiée au cymbalum.

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