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Une belle rencontre avec le Quatuor Pacifica

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

28 mars 2007 (QIM) – En remplacement du Quatuor Belcea, qui devait se produire en automne dernier, le Club musical de Québec nous conviait à découvrir le Quatuor Pacifica, une formation qui se distingue de plus en plus sur la scène musicale internationale. Fondé en 1994, ce jeune ensemble américain est formé de Simin Ganatra et Sibbi Bernhardsson, violonistes, Masumi Per Rostad, altiste et Brandon Vamos, violoncelliste.

Au programme de la soirée, trois quatuors à cordes: l'op. 12 de Félix Mendelssohn, le no 4 de Béla Bartok et l'op. 130 de Ludwig van Beethoven. L'exécution vive et enflammée du quatuor de Bartok sera celle qui aura le plus rallié l'auditoire de la salle Louis Fréchette du Grand théâtre de Québec. Il faut avouer que de faire succéder Bartok à Mendelssohn était un choix audacieux, tant le contraste entre l'oeuvre de ces deux compositeurs est grand.

Le "Quatuor à cordes en Mi b majeur" op. 12 de Mendelssohn est une oeuvre de jeunesse tout en lyrisme et en harmonie. Son deuxième mouvement, en forme de Canzonetta, est très attrayant avec ses rythmes primesautiers. L'interprétation, mélange de légèreté et de fluidité, était très belle, mais s'est retrouvée rapidement éclipsée par l'oeuvre suivante.

Dès les premières sonorités du "Quatuor à cordes no 4" de Bartok, aucun doute n'est permis, nous quittons l'époque romantique pour entrer de plein pied dans la musique du XXe siècle, avec une de ses pages maîtresses de musique de chambre. Cinq mouvements, cinq moments de pure merveille. On demeure envoûté par le 4e mouvement, cet "Allegretto pizzicato", où les quatre instrumentistes, délaissant leur archet, jouent uniquement en pinçant les cordes. La cohésion de l'ensemble ainsi que l'engagement de chacun envers cette partition est entier. On sent les musiciens habités par cette musique.

Le "Quatuor à cordes à cordes no 13, en Si b majeur" op. 130 de Beethoven nous ramenait à un paysage sonore beaucoup plus romantique. L'interprétation comprenait la "Grande fugue" op. 133, oeuvre qui venait clore à l'origine le quatuor mais que Beethoven avait préféré remplacer par un mouvement plus facile d'écoute pour l'auditoire de l'époque. L'attention soutenue que demande ce quatuor pouvait se révéler un peu exigeant pour les spectateurs, mais l'excellence de l'interprétation aura su les maintenir dans une écoute quasi religieuse.

Somme toute, le côtoiement de la légèreté avec l'âpreté, du romantisme avec le contemporain constituait un beau pari, relevé haut la main. Pour ceux qui voudraient en apprendre un peu plus sur le Quatuor Pacifica, leur site Internet propose une bonne présentation de ces jeunes musiciens.

Le dernier rendez-vous de la saison du Club musical est le vendredi 6 avril 2007, avec Karita Mattila, soprano et Martin Katz, pianiste.

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