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Une rencontre insolite avec Chopin

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

18 février 2007 (QIM) – Le Club musical de Québec conviait les mélomanes de la grande région de Québec à un concert hors des sentiers battus, le 4 février dernier. Les concertos pour piano de Frédéric Chopin, non pas dans leur version originale pour grand orchestre, mais dans une transcription pour quintette à cordes.

C'est à la pianiste montréalaise Janina Fialkowska qu'est revenu l'honneur et le grand plaisir de nous interpréter ces versions épurées des deux seuls concertos de cet illustre compositeur romantique polonais. Elle était entourée des Chambristes du Canada, une formation musicale à géométrie variable, qui regroupe quelques-uns des meilleurs instrumentistes du Canada. L'ensemble était composé pour cette soirée de Jonathan Crow et Manuela Milani, violonistes, Guylain Lemaire, altiste, Julian Armour, violoncelliste et Murielle Bruneau, contrebassiste.

Janina Fialkowska a bien su rendre tout le romantisme que renferment ces concertos, mais sans débordements ni excès, avec un certain classicisme. Loin d'être extravertie, son interprétation très intimiste a fait la part belle à la mélodie, sans mettre trop d'emphase sur les ornementations et les arpèges. Le mouvement lent de chacun de ces concertos, a donné lieu à des moments de pur enchantement. S'apparentant à des nocturnes, genre musical que Chopin a porté à un haut degré de perfection, ces adagios constituaient les passages qui se prêtaient le mieux à cette réduction pour petit ensemble.

Loin d'être un simple caprice d'éditeur, les recherches musicologiques de Mme Fialkowska lui ont permis de découvrir que ces transcriptions seraient de la main même de Chopin. Cette pratique de transcrire des oeuvres symphoniques pour petits ensembles destinés à être joué dans des salons ou devant de petits auditoires était courante au XIXe siècle.

Malheureusement, la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre, loin de présenter le caractère intimiste d'un salon de la bourgeoisie, n'était pas l'endroit le plus adéquat pour ce concert. À l'exception du piano, le son se perdait dans cette grande salle, au point que le piano parvenait facilement à enterrer les pizzicatos et autres phrasés subtils des chambristes. La disposition des musiciens sur scène, placés face à face et de côté par rapport à l'assistance, n'était pas pour améliorer le tout.

Mais ces inconvénients n'ont pu ternir le plaisir de l'auditoire et on sentait, au travers le jeu enthousiaste des chambristes, leur grand plaisir à jouer avec Mme Fialkowska. Cette grande dame, qui n'hésite pas explorer de nouveaux territoires, avait déjà eu le grand privilège de créer, en 1990, le 3e concerto pour piano de Franz Liszt (une partition demeurée inconnue jusqu'à aujourd'hui).

Ceux qui n'ont pu assisté à ce concert peuvent se reprendre en se procurant l'enregistrement discographique de Mme Fialkowska, accompagné des mêmes musiciens, et disponible aux éditions ATMA. La prochaine invitation du Club musical est pour le 19 mars prochain avec le Quatuor Pacifica qui jouera des oeuvres de Bartok, Beethoven et Mendelssohn.

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