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Stéphanie Lapointe: douce touche-à-tout

Un commentaire de Roger T. Drolet

13 février 2007 (QIM) – Quelle révélation lorsqu'une amie m'a fait découvrir, à l'automne 2005, le premier disque fraîchement sorti sur le marché de cette perle toute blanche, moi qui n'étais pas fan de Star Académie. Pourtant, cette télésérie série fort populaire réveilleuse de talents précoces avait révélé ce petit trésor au Québec entier en 2004 et je n'avais rien vu.

J'étais en présence d'une très jeune fille au talent viscéral, émergée du magma qu'est la musique pop industrielle qui castre trop souvent notre imaginaire. Je découvrais le premier effort d'une artiste certainement bien entourée mais déjà en pleine possession de son art. Tout passait par la voix et l'ambiance de l'album car je n'avais encore jamais vu Stéphanie Lapointe de près. Que j'avais hâte de la rencontrer en scène! Et cette opportunité me fut donnée, ce jeudi 8 février 2007, au Théâtre du Petit Champlain à Québec lors de sa première véritable tournée de spectacles qui s'amorce.

Fidèle à son image empreinte d'une certaine naïveté nostalgique, elle s'assoit au piano et enchaîne quelques titres paisibles. Le rythme s'accroît bientôt lorsque, flanquée de quatre musiciens très efficaces dirigés par le guitariste Joseph Marchand, elle amorce, malgré un trac avoué, une courbe musicale qui ne laisse aucun doute sur l'amplitude de son talent.

Depuis bientôt trois ans, en dehors des oeuvres de son unique opus, Stéphanie nous a présenté de belles reprises comme "L'infidèle" de Claude Dubois qu'elle intègre à sa prestation en y ajoutant, à différents moments de la soirée, un clin d'oeil hivernal à la grande Joni Mitchell "River", un arrangement country de "I Call Your Name" des Beatles et la très belle chanson "150 ans" de Raphaël.

Plus romantique que rockeuse, la chanteuse insert également à son récital des nouveautés comme celle que vient de lui offrir Daniel Bélanger "Entre 2 néants", une autre aussi de Mara Tremblay "La perle" ainsi que "Montgolfière et Pissenlits", dont elle a composé la musique.

Éclairages sobres et petits films symbolisant un lien évident avec l'enfance et la nature, les spectateurs peuvent s'attendrir à leur aise et entrer dans la bulle de l'artiste alors qu'elle ajoute aux chansons quelques liens qui nous la rendent encore plus sympathique.

Stéphanie avouera en fin de soirée que Claude Léveillée est son artiste québécois préféré et, évoquant la brève liaison que celui-ci a eue avec Édith Piaf, elle accouple élégamment deux titres de ces montres sacrés. Tant pis pour les journalistes qui avaient déjà quitté la salle, dit-elle, sourire en coin.

Même si elle avoue avoir peur de la critique et de fréquents doutes sur ses choix professionnels, elle mord dans la vie et son enthousiasme est contagieux, même lorsqu'on est assis dans la salle! Qui saurait dire où la jeune femme entraînera son public dans les prochaines années? Théâtre, cinéma, musique et sans doute d'autres formes d'expression convaincront assurément ceux et celles qui sont encore sceptiques.

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