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Y-a-t-il un mystère Vallières?

Un commentaire de Richard Baillargeon

1er février 2007 (QIM) – Faut-il croire aux mystères? Après le mystère de l'Atlantide, celui de la Caramilk et le soi-disant mystère de Québec, y aurait-il lieu de parler d'un mystère Vallières? À première vue, il peut sembler étrange, voire anachronique de constater l'impact des récentes prestations de cet auteur-compositeur-interprète qui ne verse ni dans le trash, ni dans le punk, encore moins dans le rap ni dans l'électro-pop. Qu'est ce qui attire les foules à un spectacle simplement folk-pop-country-rock, puisqu'il faut bien se référer à quelques balises musicales?

Le jeudi 25 janvier, par une soirée dans les moins 20 Celsius, le Théâtre Petit Champlain de Québec était rempli de fans qui connaissaient le répertoire de Vincent Vallières dans ses moindres intonations. Et sans doute en fut-il de même des deux soirs suivants, à mi-chemin de la tournée Le repère tranquille, amorcée à la mi-novembre 2006 et qui se poursuit au moins jusqu'en avril prochain, avant de laisser place aux grands rassemblements estivaux. Du haut du balcon où j'ai pu profiter à la fois d'une bonne proximité de la scène autant que d'un observatoire de choix face à la foule surtout étudiante et jeune adulte (j'étais l'un des seuls au-delà de la trentaine), j'ai pu constater de quoi il en retourne.

Dès les premières pièces, extraites de son album "Le repère tranquille", le ton était donné. Outre son contact facile, franc, avec le public, ce qui caractérise l'artiste et son groupe se résume à ce simple constat: Vallières est quelqu'un qui adore la musique, qui en mange et il sait communiquer passion sans faire d'histoires.

Il n'est pas une idole, mais plutôt « quelqu'un d'la gang » qui prend plaisir à nous faire partager ses inspirations et, on le devine, n'aurait aucun problème à tâter du répertoire de ses prédécesseurs, que ce soit devant une foule ou entre copains. On a encore en mémoire sa participation, en duo avec Mara Tremblay, lors de l'événement "Beau d'hommage" ou son interprétation enlevée de "Six pieds sur terre" sur l'album "Voix croisées" de Luc De Larochellière. Plus encore, il n'hésite pas à émailler ses créations de riffs à la façon des Quatre de Liverpool et des Pierres Roulantes ou parfois d'élans floydiens. Son répertoire, particulièrement les chansons de ses deux plus récents albums "Le repère tranquille" et "Chacun dans son espace", compte par ailleurs de nombreuses références directes, les noms de Dylan, Metallica, Johnny Cash s'ajoutant aux allusions évidentes à l'univers des Beatles, Rolling Stones, The Band, etc.

Bref une bien belle soirée avec un artiste au sommet de sa forme, un auteur-compositeur fort abordable qui est aussi un trippeux de musique. Au fond, il n'y a pas de mystère! Et pour vous laisser sur une image rarissime, je vous invite à visualiser les derniers moments de la soirée: après deux douzaines de pièces que la foule reconnaissait d'emblée, balancées avec énergie mais sans agressivité, voilà le jeune troubadour qui s'avance, guitare acoustique sans micro, puis chante à l'avant-scène, toute amplification éteinte. Et vous savez quoi? Dans un silence d'église, on entendait chaque parole, chaque accord. Du grand art!

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