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OSQ - Tout simplement Michel Rivard: moment de grâce et d'extase

Collaboration de Gisèle Bellerose

2 décembre 2006 (QIM) – Un vendredi soir de novembre, j'ai eu le maudit bonheur d'assister au concert OSQ - Tout simplement Michel Rivard, au Grand Théâtre de Québec. C'est la troisième fois en carrière qu'il se produit avec un orchestre symphonique. La combinaison des talents des musiciens du somptueux orchestre dirigé par Stéphane Laforest, les arrangements géniaux du pianiste Blair Thompson alliés à la voix et aux merveilleuses chansons de Michel Rivard, ont donné un spectacle absolument remarquable. La présence d'une chorale a aussi contribué à enrichir le tout.

Pour ce spectacle, Rivard a minutieusement choisi 13 mélodies tirées de son répertoire et 2 chansons inédites. Il a demandé à Blair Thompson (un Torontois nouvellement arrivé au Québec) de lui concocter des arrangements pour grand orchestre. Ce projet a exigé un an de travail. Mais quel résultat! Nous avons assisté à un défilement de paysages sonores où les musiciens deviennent les acteurs des compositions de Rivard. La richesse de la musique et des voix donne aux paroles une impression de puissance et de grandiose.

Le tout débute avec un Michel Rivard très en forme, qui nous introduit chacune de ses chansons avec l'humour et l'aisance qu'on lui connaît. Il démarre avec "Maudit bonheur", suivie de "Tout simplement jaloux" puis il enchaîne avec ses deux nouvelles compositions "Les chemins de gravelle" en hommage à Robert Gravel, co-fondateur de la Ligue nationale d'improvisation et "Rivière". Se succèdent alors d'autres airs connus tels que "Pleurer pour rien", "Tu peux dormir" hommage émouvant de l'artiste à son père décédé, et quelques autres. Deux pièces que j'ai particulièrement appréciées "La lune de novembre" et "J'aimais l'hiver" où l'effet d'ensemble est tellement évocateur que nous pouvons voir briller la lune dans le ciel et tomber les flocons de neige; l'harmonie de la musique, des voix et des paroles est totale. Puis arrive la chanson "Un trou dans les nuages", où l'artiste, absorbé par la beauté de la musique, a raté son départ. En virtuose qu'il est, il a arrêté le tout, a avoué son erreur avec humour et demandé au chef d'orchestre de reprendre pour finalement nous livrer une interprétation magistrale. Une telle pirouette exige beaucoup d'humilité et de métier.

Et voilà que le spectacle prend fin avec trois rappels: seul sur scène avec sa guitare classique: "La complainte du phoque en Alaska" devient un moment savoureux où le public fredonne tout doucement avec lui. Vers le milieu de la chanson, l'orchestre fait une entrée discrète, et poursuit avec "Le privé" et "Je voudrais voir la mer". Une grande sensibilité et beaucoup d'émotion se dégagent de cette dernière interprétation. Ce fût un pur ravissement.

En terminant, je vous invite à surveiller la sortie prochaine de son album réalisé dans la chaleur de son foyer et je le cite « un album artisanal dans lequel j'explore encore les relations humaines ». Ce sera donc un Michel Rivard intime que nous retrouverons en spectacle en mars 2007.

NDLR: Souhaitons qu’une captation de ce spectacle symphonique se retrouve un jour sur disque ou en DVD, pour le plaisir de ceux et celles qui ne purent être dans la salle lors d’une des deux représentations!

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