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Diane Dufresne en Plurielle: théâtre musical de l'imaginaire

Un commentaire de Roger T. Drolet

2 novembre 2006 (QIM) – Il y a quelques années, lors d’un gala aux Francofolies de Montréal, la diva Dufresne avait déclaré devant Juliette Gréco, à qui elle rendait hommage, que celle-ci était son idole. Jusque-là, j’avais toujours pensé que la Dufresne que j’aimais était née le soir où elle a vu Janis Joplin, alors au sommet de son art, égratigner le Forum de Montréal. Il est vrai que la Diane qui a rempli la salle Albert-Rousseau de Québec, ce samedi 28 octobre 2006, est quelque chose comme une fusion de ces deux grandes interprètes. Et c’est sans compter son apport colossal à la québécitude de ces quarante dernières années.

Diane ne se répète jamais. Au risque de décevoir quelques admirateurs souhaitant réentendre son chapelet de succès, c’est un trop court moment de grâce (90 minutes sans entracte avec rappel) que la chanteuse décline en 4 tableaux empreints de sensibilité, d’émotivité et surtout d’une magistrale et unique façon d’embellir la musique qu’elle choisit. La vedette qui s’exprime autant par son sens pictural que par sa voix, toujours intacte et percutante à 62 ans, entre sur scène avec "Il n’y a pas de hasard" mais aussi l’admirable "Que" qu’elle a écrite avec Marie Bernard, suivie d’une chanson de Serge Gainsbourg "Les dessous chics", qu’on croirait écrite pour elle.

Ne pas parler du visuel serait un crime de lèse-majesté puisque c’est là une clé de la grandeur de la dame qui est toujours vêtue superbement avec cette touche de folie qui est tout sauf de mauvais goût. C’est d’ailleurs dans ce premier tableau que cette magnifique robe de velours, largement ouverte de la cuisse à la cheville donnera l’occasion à Mme Dufresne de faire une rarissime intervention parlée pour blaguer sur son âge: « Quand j’étais jeune, je montrais le haut, maintenant je montre le bas! ». Et que dire de cette belle trouvaille fort simple mais combien efficace où une partie du vêtement devient un écran où sont projetés de courts extraits vidéo de sa carrière avec des évocations, chantés en synchro, de 5 chansons rappelant les années soixante-dix et son association avec les Plamondon, Cousineau, Berger, Gauthier.

Comme le spectacle comporte 4 changements de costumes, il faut bien lier le tout et ce sont les très bons musiciens accompagnateurs qui le font élégamment. Pour amener le second tableau, c’est l’accordéoniste Didier Dumoutier qui introduit l’univers de l’univers de Kurt Weill, auquel Diane Dufresne a consacré un disque récemment. L’ambiance du café parisien malfamé du siècle dernier est bien évoquée en sons et clins d’oeil visuels. Le troisième volet nous fait voir la sensibilité de l’interprète aux problèmes sociaux et environnementaux de notre époque avec des textes écrits par elle sur des musiques d’Yves Laferrière, Alain Sauvageau et Sylvain Michel. La robe évoquant les matières recyclées est à l’avenant. La finale permet à l’artiste de déployer allégoriquement sa douce folie consciente tandis que l’unique rappel nous fait entendre Dufresne chantant "Les coeurs tendres" de Brel.

Il faut souligner la belle complicité des musiciens Louis Bernier, Jean Peletier, François Boucher, Michel Dupire et Didier Dumoutier, les costumes de Mario Davignon et l’équipe ayant réalisé les aspects techniques de ce spectacle-concept signé Diane Dufresne et Richard Langevin. Le gala de l’ADISQ 2006, diffusé le 29 octobre, a en outre souligné l’apport gigantesque de Dufresne au showbusiness québécois pour l’ensemble de sa carrière. Le prochain retour de cette grande passionnée sur scène est à surveiller que ce soit à Québec ou ailleurs dans la francophonie.

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