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André Laplante à Sainte-Pétronille, P.Q.

Une collaboration de Jean-Marc Gaudreau

6 juillet 2006 (QIM) – La 23e saison de concerts estivaux Musique de chambre à Sainte-Pétronille débutait avec un invité prestigieux. C'est dans la petite église de cette paroisse de l'Île d'Orléans, dans le cadre de la soirée Les pianos André Bolduc, que André Laplante nous a offert un récital sous le sceau du classicisme et du romantisme. Ce pianiste n'en était pas à sa première participation à ces concerts, puisqu'il s'est vu remettre le prestigieux prix Opus, en 1999, dans la catégorie du meilleur récital de l'année. C'est à un autre concert exceptionnel que les mélomanes venus nombreux ont eu droit, ce jeudi 29 juin dernier.

La soirée a fort bien commencé avec la "Sonate pour piano en Mib majeur" K. 282 de Wolfgang Amadeus Mozart. Entendre le très bel adagio, premier mouvement de cette sonate, alors que la pénombre s'installait lentement dans cette petite enceinte, conférait une grande sérénité à ce début de soirée. Léger changement au programme, à la place des "Papillons" de Robert Schumann, André Laplante nous a offert le "Moment musical no 2, en Lab majeur" de Franz Schubert suivi du "Sonnet de Pétrarque no 104" extrait de la "Deuxième année de pèlerinage" de Franz Liszt.

Impression peut-être subjective, mais j'ai senti André Laplante plus à l'aise dans ce répertoire romantique, apte à lui permettre de déployer toute la gamme de ses talents. L'enchantement de la soirée s'est poursuivi avec les "Trois mazurkas" op. 63 de Frédéric Chopin suivis de sa grande "Fantaisie en Fa mineur" op. 49. L'interprétation de Laplante nous entraînera avec beaucoup d'élégance dans le tourbillon d'émotions contradictoires que recèle cette composition. La température et l'humidité ambiantes n'offraient peut-être pas les meilleures conditions d'écoute pour ce récital. Et pourtant André Laplante a su captiver son auditoire, au point que les oiseaux à l'extérieur manifestaient plus leur présence que les 300 personnes y étant réunies.

Ce sera avec la dernière pièce au programme, la "Sonate pour piano no 21 en Do mineur" op. 53, dite Waldstein que nous connaîtrons un véritable ravissement. Comme me le confiera l'interprète après le concert, il «... se sentait vraiment dans l'ambiance Beethoven». Et cela aura paru tout au long des trois mouvements de cette sonate. C'est avec une grande vitalité, un brin de folie, une fougue communicante que le pianiste nous a littéralement recréé cette oeuvre. Du grand Beethoven par un grand pianiste.

En rappel, c'est avec la première des "Scènes d'enfants" de Robert Schumann, jouée tout en douceur, presque comme une berceuse, que la rencontre s'est finalement terminée. Un moment privilégié pour toutes les personnes présentes. Pour le premier des six concerts de cette nouvelle saison, les organisateurs de Musique de chambre à Sainte-Pétronille ont fait un excellent choix.

Le prochain concert aura lieu le jeudi 6 juillet, à l'occasion de la soirée de La Fondation Virginia Parker, avec comme artistes invités Marie-Nicole Lemieux, contralto et Michel McMahon, piano, dans un programme Reynaldo Hahn, Ernest Chausson, Claude Debussy et Georges Enesco.

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