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James Bond révèle ses secrets: il maîtrise mal le français mais adore la musique

Un commentaire de Roger T. Drolet

1er mars 2006 (QIM) – C'était la fin de semaine James Bond à Québec jusqu'au dimanche 26 février alors qu'une cohorte de vedettes du grand écran et de la pop musique britannique et québécoise est descendue au Grand Théâtre pour donner une nouvelle dimension à ce phénomène cinématographique que sont toujours les aventures invraisemblables de l'agent secret 007. Comme on le sait, la musique contenue dans ces productions filmées a fait partie intégrante de leur succès colossal.

C'est à l'invitation du Festival de cinéma des 3 Amériques qui se déroulera prochainement dans la capitale que nul autre que Sir Roger Moore, qui a maintenant 78 ans, est apparu dans sa meilleure forme afin de permettre aux fans québécois de l'approcher et aussi de sensibiliser la population au travail remarquable de l'UNICEF dont il est le porte-parole depuis le décès de la comédienne Audrey Hepburn, voilà 15 ans. Lors de son arrivée, jeudi soir, Moore a déclaré avec un sourire en coin que le secret le mieux gardé du 007 est qu'il parle très peu la langue de Molière. Évidemment, à cause du doublage des films et séries télévisées, on pourrait croire qu'il en est tout autrement!

Le gala musical d'envergure réunissait sur scène Shirley Bassey, interprète de plusieurs chansons thèmes des films de Bond, les chanteuses Audrey de Montigny, Nanette Workman et Dawn Tyker Watson, le pianiste-chanteur Steeve Barakatt et l'Orchestre symphonique de Québec. Trois écrans géants permettaient de projeter des extraits d'une quinzaine de films de la célébrissime série tels From Russia with Love, Thunderball ou Diamonds are Forever pendant que les interprètes alternaient au micro. À quelques reprises, l'OSQ, dirigée pour l'occasion par Nic Raine, proche collaborateur de John Barry, les scènes filmées furent accompagnées de la musique originale jouée en direct par l'orchestre rehaussant ainsi les effets dramatiques du scénario.

La présentation de spectacles uniques comme celui-ci comporte toutefois certains légers inconvénients. Il arrive qu'un interprète n'entre pas au bon moment dans sa chanson ou que la balance sonore ne soit pas au point. Quelques temps morts en les morceaux nuisaient aussi au rythme du spectacle mais rien de bien grave. La très bonne tenue des chanteuses a assurément été appréciée du public qui remplissait la salle et, pour ma part, la palme va à Dawn Tyler Watson qui a fourni des interprétations très senties de "Licence to Kill" et "GoldenEye". Quant à lui, le jeune Steeve Barakatt a chanté en s'accompagnant au piano la pièce de Paul McCartney "Live and Let Die", interprétation difficilement comparable à celle que livre encore lui-même l'ancien Beatle en tournée.

Avant que ne tombe le rideau, un moment que tous souhaitaient, la venue au micro de Sir Roger Moore, celui-là même qui a incarné 7 fois l'agent secret à l'écran durant quatorze ans et succédé à Sean Connery. Un homme d'un chic proverbial, maîtrisant son personnage à la perfection s'est adressé en anglais au public de sa voix de basse et son accent british irrésistible. Plaçant d'entrée de jeu quelques blagues, il parle de son rôle d'ambassadeur de l'UNICEF auprès des enfants pauvres de la planète et explique à quoi servent les fonds recueillis. Pince sans rire, celui qui joua aussi de nombreux personnages au cours des cinquante dernières années dont Simon Templar dit le Saint, dévoile un second secret au public de Québec: il affirme qu'il s'est fait doubler pour toutes les scènes de Bond, y compris les scènes d'amour. Évidemment, la salle s'esclaffe et le comédien conclut en remerciant la foule au nom des artistes qui ont performé lors de cette soirée mémorable. Vraiment, quel flegme et quelle classe que ce Sir Moore!

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