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Gino, le Montréalais exilé vient séduire Québec

Un commentaire de Roger T. Drolet

27 février 2006 (QIM) – Voilà deux ans, lors de son dernier passage à Québec, l'ancienne star pop Gino Vannelli avait révélé à un journaliste qu'à la fin des années quatre-vingt, un voyage au Pérou lui avait ouvert la conscience. C'est peut-être l'une des raisons qui lui permet, plus de trente ans après ses premiers succès internationaux, de conserver cette relation presque télépathique avec son public. Par un froid mercredi de février, celui qui réside en Oregon depuis plusieurs années revient donc, le temps d'une brève tournée au Québec, séduire la Capitale, lieu de son dernier arrêt. Il se présente à la salle Albert-Rousseau, reconnue pour ses qualités acoustiques, flanqué de quatre musiciens qui excellent dans l'art de reproduire le son Vannelli si caractéristique depuis 1974!

La salle comble aura tôt fait de lui pardonner sa demi-heure de retard et son entrée en scène frôlant l'amateurisme dès que les premières mesures parviennent à nos oreilles. Les fans sont là!Beaucoup plus nombreux d'ailleurs qu'en 2004 lorsque l'Italo-montréalais avait tenu l'affiche 2 soirs consécutifs au Théâtre Petit Champlain. Cette fois, le prétexte de ce court périple chez nous est la sortie, ces jours-ci d'un album mi-compilation, mi-nouvelles chansons "These Are the Days" que Universal vient de mettre en marché. Pourquoi pas 100% nouveau, direz-vous? Probablement en raison de ventes médiocres pour son précédent disque, "Canto", pourtant excellent qui revêtait des airs pop à la sauce classique qui lui allaient ma foi fort bien. Le fait est que les multinationales du disque recherchent davantage des valeurs sûres au moment où la musique se dématérialise en raison de l'Internet.

Gino est relax et sourit, danse et parle même à l'occasion en anglais et en français. La prestation sera constituée d'un mélange de vieilles et de nouvelles pièces, qui toutes sont exécutées avec une assurance instrumentale impeccable qui est depuis toujours la marque de commerce du chanteur. Sa voix et son charisme n'ont pas changé. Ses interprétations de "Wild Horses", "Living Inside Myself" ou "The Wheels of Life" sont aussi solides qu'au milieu des années soixante-dix. Les nouvelles pièces, telles "A Little Bit of Judas" ou "It's Only Love" sont aussi fort convaincantes. La formation qui l'entourait mérite aussi plusieurs étoiles et je m'en voudrais de ne pas les nommer au cas où vous ayez l'opportunité de les retrouver ailleurs: Alan Hinds (guitare), Sandy Wilson (contrebasse), Randy Porter (piano) et Rheinard Melz (batterie).

Un seul bémol, la (trop) courte durée du spectacle qui fit à peine quatre-vingt-dix minutes avec entracte et rappel. L'artiste était pourtant visiblement très en forme et la norme, à cet égard, tend à s'allonger. Les fans n'en semblaient pas moins très satisfaits.

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