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Concert de l'orchestre du conservatoire de musique de Québec

Collaboration spéciale de Jean-Marc Gaudreau

31 janvier 2006 (QIM) – Aucun étudiant en musique, ne saurait parfaire son apprentissage sans avoir vécu le stress, mais aussi la stimulation de jouer devant public. Ils étaient plus de 50 jeunes interprètes à partager ce plaisir, dans le cadre du deuxième concert de la saison 2005-2006 de l'Orchestre du Conservatoire de musique de Québec. Ces prestations publiques s'inscrivent dans le cadre des activités pédagogiques des élèves de ce conservatoire. C'est à la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre, fin novembre, devant un parterre considérable, que le chef d'orchestre Gilles Auger s'est présenté au lutrin pour nous offrir comme première  oeuvre au programme l'Ouverture du "Vaisseau fantôme" (Der fliegende Holländer) de Richard Wagner. Cette  oeuvre majestueuse aura permis aux cuivres et aux percussions de se mettre particulièrement en valeur. Mais il m'a semblé que les cordes ne parvenaient pas à rendre toute la splendeur de cette ouverture.

La belle surprise du concert est venue du "Concerto pour flûte et orchestre" de Jacques Ibert, avec comme soliste invitée Catherine Fiset. Cette jeune interprète poursuit présentement sa formation musicale dans la classe de Richard Lapointe, professeur au Conservatoire de musique de Québec. Elle a reçu en 2005, le Prix de la Lieutenant Gouverneure, pour son implication sociale, notamment dans le domaine de l'enseignement. Je me suis retrouvé rapidement sous le charme de cette interprétation, livrée avec beaucoup de sensibilité par une flûtiste en parfaite maîtrise de son instrument. Je n'ai pu m'empêcher de trouver des ressemblances avec le "Concerto pour piano" de Maurice Ravel. Deux mouvements vifs, entraînants et jazzés viennent encadrer un mouvement lent qui évoque une grande sérénité. Cette pièce était un excellent choix au programme et seyait bien à cette jeune formation symphonique.

Après l'entracte, Gilles Auger a repris la baguette pour nous interpréter la "Symphonie no 39 en Mi bémol majeur", K. 543 de Wolfgang Amadeus Mozart. Ce chef d'orchestre, qui en plus de diriger l'Orchestre symphonique de Lévis poursuit une carrière internationale, n'en était pas à sa première direction avec de jeunes musiciens. C'est avec toujours autant d'enthousiaste qu'il prend le micro avant chacune des pièces, pour nous la présenter brièvement. Pour cette symphonie de Mozart, il était particulièrement fier d'avoir convaincu les deux jeunes cornistes de l'orchestre, Karine Vermette et Pierre-Antoine Tremblay, à l'interpréter sur des cors naturels, un cor sans pistons, ce qui en rend le jeu plus ardu. Force est de reconnaître que ces cornistes s'en sont tirés avec les tous les honneurs et nous avons eu droit à une très belle interprétation de l'orchestre qui nous a livré une sonorité qui se rapprochait de celle que les contemporains de Mozart pouvaient entendre en concert. Ce public, que j'imagine aisément composé de nombreux supporters, a su manifester avec chaleur son enthousiasme. Malheureusement, plusieurs ont applaudi entre chaque mouvement des pièces présentées. Ils ne se rendent peut-être pas compte, dans leur entrain à saluer la performance rendue, que cela déconcentre autant les musiciens sur scène que les autres spectateurs dans la salle. Après avoir été sous le charme de l'andante du concerto de Ibert et dans l'attente de l'allegro final, entendre des applaudissements m'a particulièrement déplu. Ce serait une bonne idée de la part de M. Auger, lors d'un prochain concert, d'inviter l'auditoire à réserver ses applaudissements à la toute fin de la pièce.

Pour clore la soirée, Gilles Auger nous avait préparé un rappel, qu'il nous a humoristiquement présenté comme étant désormais une tradition de l'orchestre. La surprise fut qu'en lieu et place d'une courte prestation d'une à deux minutes, nous avons eu droit au deuxième mouvement de la "Plaisanterie musicale" (Ein musikalischer Spass), K. 522 de Mozart. Cette pièce aura encore une fois mis les cornistes en valeur, mais en leur demandant de bien mal jouer des notes impossibles et des couacs. C'est une pièce qui aura su soulever à de nombreuses reprises l'hilarité de la salle. Le prochain rendez-vous avec cette jeune formation, sera lundi, le 27 mars 2006. À ne pas manquer, particulièrement pour ceux qui ont à coeur la relève musicale à Québec.

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