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L’Orchestre symphonique de Lévis célèbre 20 ans avec Natalie Choquette

Collaboration spéciale Jean-Marc Gaudreau

29 décembre 2005 (QIM) – En 1985, une nouvelle formation musicale voyait le jour sur la Rive-Sud, en réponse au besoin manifesté par les citoyens qui désiraient depuis longtemps avoir un orchestre à proximité. C’est ainsi que l’Orchestre des jeunes de Lévis donna son tout premier concert, sous la direction de Paolo Bellomia avec comme artiste invité, le regretté ténor Richard Verreau. L’année 2005 marque le 20e anniversaire de cet ensemble qui, depuis l’an 2000, porte le nom d’Orchestre symphonique de Lévis (OSL). Avec le temps, les membres, tous des musiciens semi professionnels, auront permis à cet orchestre d’atteindre un calibre de haut niveau.

Pour bien célébrer cet anniversaire, l’orchestre a décidé de s’offrir un cadeau et de le partager avec son public. Il a donc fait appel à Natalie Choquette, soprano de renommée internationale. La particularité de cette diva est de marier avec beaucoup de finesse opéra et humour. Cette belle rencontre a eu lieu à l’Église historique de Notre-Dame-de-Lévis, le samedi 3 décembre dernier. Les 60 musiciens étaient sous la direction de Gilles Auger, chef de cet orchestre depuis 2000 et, précédemment, de 1986 à 1991.

Le programme proposait un équilibre entre pièces instrumentales et airs d’opéra. C’est à "l’Ouverture 20e anniversaire", une composition originale de Gilles Auger qu’est revenu l’honneur de briser la glace. Cette pièce, créée en concert au mois de mars dernier pour l’ouverture des fêtes du 20e anniversaire de l’OSL, exige beaucoup des musiciens avec ses changements rapides de tempo et ses clins d’oeil à des pièces connues que l’orchestre a déjà interprétées lors de concerts précédents. C’est une oeuvre des plus agréable à découvrir, rendue avec beaucoup de brio par des musiciens particulièrement en forme.

Par la suite, Natalie Choquette a interprété le premier air de la soirée, donnant le ton à l’ensemble du concert, celui d’un humour savoureux destiné à servir l’opéra et non à le ridiculiser. Mme Choquette a une très belle voix et les airs retenus lui permettront de la mettre en valeur. Ainsi du "Quando n’en vo soletta" tiré de l’opéra La Bohème de Giacomo Puccini ou du "My Man’s Gone Now», de l’opéra Porgy and Bess de George Gershwin. La pièce "Paysages symphoniques de Gilles Vigneault" de Léon Bernier, interprété avec beaucoup de justesse, a précédé un hilarant "Un bouton sul’bout de la langue" chanson fort connue de La Bolduc qui, avouons-le, fait rarement partie du répertoire des divas. Mme Choquette restera sur scène pour nous interpréter deux chants de Noël et un très bel "Alléluia" de Wolfgang Amadeus Mozart.

Retour à l’OSL qui nous fera découvrir "Le disque saute" de Éric Lagacé. Petite plaisanterie musicale qui demande à l’orchestre de rejouer en boucle un passage de la partition pour recréer une aiguille de tourne-disque restée accrochée dans un même sillon. Un saut énergique du chef d’orchestre sur le podium remet alors l’orchestre en mouvement. Je ne suis pas certain que la jeune génération ayant grandi avec le disque audionumérique ait saisi tout l’humour de cette oeuvre, encore une fois très bien rendue par les musiciens. Dernière pièce avant l’entracte un air de l’opéra Le Barbier de Séville de Gioacchino Rossini, interprétée par une blanchisseuse qui fera un traitement royal au veston du chef d’orchestre. De voir Gilles Auger, vêtu d’un châle de femme, dirigeant l’orchestre d’une seule main, l’autre occupée à tenir ledit châle était en soi très drôle. Et le punch final particulièrement hilarant.

Au retour de l’entracte nous avons eu droit à un très beau concerto. Car, en plus de fêter l’OSL, on célébrait ce soir-là le 5e anniversaire de la restauration du grand orgue historique Mitchell de l’Église Notre-Dame-de-Lévis. L’organiste titulaire, Nathalie Gagnon nous a interprété, avec la complicité de l’OSL venu la rejoindre à sa tribune, le "Concerto pour orgue no 4, en Ré mineur" de Georg Friedrich Haendel. Cette interprétation, toute en douceur, aura permis à Mme Gagnon de mettre en valeur tant ses talents virtuoses que la très belle sonorité de son instrument. L’orchestre, à l’effectif réduit, a su recréer cette ambiance qui devait prévaloir à l’époque de Haendel. Pendant que les musiciens regagnaient leur place, la Diva accompagnée par la harpiste Sara Charbonneau, a interprété un air traditionnel irlandais. Seule petite faiblesse, la harpe s’est faite un peu trop discrète face à la voix puissante de Mme Choquette.

Pièce non inscrite au programme, les "Danses polovtsiennes" du Prince Igor d’Alexandre Borodine aura su charmer un public venu nombreux célébrer avec son orchestre. La version énergique de Gilles Auger aura constitué, selon moi, le meilleur moment des pièces instrumentales de la soirée.

Que serait une soirée d’airs célèbres d’opéra sans le "Un bel di" tiré de l’opéra Madame Butterfly de Giacomo Puccini. C’est déguisée en geisha que Mme Choquette nous en a livré une interprétation émouvante. Elle nous est revenue avec un numéro particulièrement apprécié par le public où deux hommes choisis parmi l’auditoire ont mis tous leurs talents à tenir en l’air une corde à linge. Tout en interprétant "O Sole Mio", Mme Choquette a suspendu son linge, pas uniquement sur la corde tendue mais aussi sur les charmants messieurs désignés volontaires, au grand plaisir des spectateurs et je crois bien des musiciens. Pour clore ce spectacle, un autre air d’opéra incontournable, le "Nessun dorma" de l’opéra Turandot de Puccini. Nous avons eu droit au numéro d’une diva affamée, interprétant cet air tout en se faisant servir un spaghetti et un bon verre de vin. J’ai trouvé particulièrement acrobatique de sa part de nous interpréter le moment culminant de cet air non pas en chantant, mais bien en se gargarisant avec du vin.

Une très belle soirée. Je me permets cependant d’amener quelques réserves. Cette église ne comportant pas de scène, il n’y avait que les spectateurs des premiers rangs qui pouvaient pleinement jouir du spectacle offert par Mme Choquette dans ses numéros comiques. De plus, par son charisme et son humour, la prestation de Mme Choquette aura un peu éclipsé celle de l’OSL. Plus la soirée avançait et moins les spectateurs, dans l’attente de la prochaine intervention de la diva, accordaient d’attention aux musiciens sur scène. Ce que j’ai trouvé un peu regrettable, car ces musiciens nous ont livré un concert de très grande qualité et méritaient toute notre attention. Le prochain concert de l’OSL aura lieu samedi le 18 mars 2006. Un rendez-vous à inscrire à son agenda culturel.

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