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Le choeur Les Rhapsodes dans les Hauts Clochers de Québec

Collaboration spéciale Jean-Marc Gaudreau

18 décembre 2005 (QIM) – Pour leur deuxième activité de la saison 2005-2006, les Concerts des Hauts Clochers proposaient un spectacle de Noël, le vendredi 9 décembre 2005, avec le Choeur les Rhapsodes. Pour cette occasion, le choeur avait invité la soprano Luce Vachon et s’était adjoint les services de trois musiciens: Jocelyn Turbis, au piano, Ian Simpson à la contrebasse et René Roulx à la batterie. Les Rhapsodes sont dirigés depuis juin 2000 par David Rompré qui, en plus d’être le directeur artistique et musical, cumule aussi les fonctions de chef du choeur de l’Orchestre symphonique de Québec. Pour lui, ce concert à l’Église Notre-Dame de l’Annonciation de l’Ancienne-Lorette constituait un retour aux sources puisqu’il avait assumé les fonctions de chef du choeur de cette église de 1996 à juin 2005.

Par ailleurs la soliste invitée, Luce Vachon, récipiendaire du prix Raoul-Jobin en 1993, est une jeune soprano québécoise qui a déjà derrière elle une belle feuille de route, ayant notamment tenu des rôles dans des opéras de Tchaïkovski, Wagner ou Purcell. En mars 2006, on pourra notamment l’entendre dans un concert de la compagnie Tempêtes et passions, dont elle est co-fondatrice.

Mais revenons au concert qui a débuté par un ensemble de pièces tirées du répertoire instrumental de Jean-Sébastien Bach et de Piotr Ilyich Tchaïkovski et regroupé sous le thème Des classiques à jazzer. David Rompré voulait rendre un hommage à cette période jazz-singers ou, à l’aide de simple « badabadabada », des groupes vocaux interprétaient des pièces instrumentales connues du répertoire classique. Le résultat est intéressant, surtout pour les pièces de Jean-Sébastien Bach, compositeur intemporel dont de très nombreuses compositions se prêtent fort bien à des transcriptions. Pour Tchaïkovski et notamment sa "Valse des fleurs", la démonstration m’a parue moins évidente. En comparaison de l’effectif orchestral nécessaire à bien rendre cette valse avec sa finale entraînante, j’ai trouvé les choristes fort sages et discrets. Je crois bien que le répertoire romantique ne se prête peut-être pas aussi facilement à ce genre de transcriptions.

Un deuxième bloc musical était destiné à des spirituals et gospels de Noëls. La soprano invitée joindra sa voix à celles des choristes pour nous interpréter des mélodies américaines, tel le "Rise Up Shepherd And Follow", le "Mary Had A Baby" ou le célèbre "Go, Tell It On The Mountain". Ces interprétations nous auront permis d’admirer l’excellent travail de direction du chef. La belle voix de Luce Vachon s’harmonisait très bien avec l’ensemble. Le moment fort de cette première partie viendra de l’interprétation du "Joy To The World", qui aura su ravir un public venu nombreux, mais qui était jusque-là resté particulièrement tranquille, réservant le plus souvent des applaudissements polis.

Au retour, de petits blocs musicaux composés de quelques-unes des grandes mélodies de Noël (pour la plupart des mélodies américaines) sauront ravir un public un peu plus intéressé. Nous aurons ainsi droit aux traditionnels "Let it snow", "Silver Bells", "Frosty The Snowman", "I’ll Be Home For Christmas" et d’autres moins connus comme "We Need A Little Christmas" ou "O joyful children". Mme Vachon interprète aussi quelques mélodies en solo avec les musiciens. Ces derniers font un excellent travail d’accompagnement. On peut déplorer cependant qu’en lieu et place d’un véritable piano, il ait fallu entendre le son plutôt quelconque d’un clavier électronique. Cela abaissait quelque peu la qualité sonore du spectacle.

Un dernier bloc musical intitulé Christmas jazz, avec comme élément final le "We Wish You A Merry Christmas" a permis de conclure une soirée somme toute fort calme. Car il faut bien l’avouer, même si le choeur se sera révélé excellent, la direction impeccable, la soprano en pleine forme, il aura manqué un petit quelque chose pour que la magie opère. C’est en réentendant en rappel le "Go, Tell It On The Mountain" que j’ai surtout réalisé cela. La reprise fut largement supérieure à la première audition. Les choristes, peut-être libérés de la pression et du trac de circonstance, ont chanté beaucoup plus librement avec entrain et même la soliste s’est prêtée au jeu. Redisons-le, dans ce concert tout était très bien. Il ne manquait qu’une toute petite étincelle de folie et de magie pour rendre le spectacle plus vivant. Et cette étincelle ne sera jamais venue, malgré de très beaux moments. Il reste tout à l’honneur de David Rompré de nous avoir permis de découvrir un répertoire de Noël différent dans des interprétations originales.

Mentionnons que le choeur Les Rhapsodes a fêté en 2001- 2002, son quarantième anniversaire. Le répertoire des choristes s’étend de la Renaissance jusqu’à aujourd’hui. Fait à souligner ce choeur, composé d’une soixantaine de personnes, possède sa propre maison d’édition de partitions musicales. Rappelons que le but des Concerts des Hauts-Clochers est de générer des fonds pour la sauvegarde du patrimoine religieux et de créer un pôle culturel à l’Ancienne-Lorette. Le prochain rendez-vous est le 21 avril 2006 avec un concert Strauss, démons de la valse, sous la direction de Jean Deschènes.

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