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Casse-Noisette: OSQ et Grands ballets canadiens, la grande classe!

Collaboration spéciale Jean-Marc Gaudreau

3 décembre 2005 (QIM) – Serge Lama fait dire à son Napoléon: « À Noël, il faut de la neige pour que les pauvres croient en Dieu ». À Québec, on pourrait dire qu’il faut Casse-Noisette pour que les gens se croient à Noël. Tant il est vrai que ce célèbre ballet de Piotr Ilyitch Tchaïkovski fait désormais partie de notre panorama musical du temps des fêtes. Songez-y, Casse-Noisette vient charmer le coeur des petits et des grands depuis 42 ans. Tout comme pour la pièce de théâtre Broue, il y aura un jour ceux qui ont déjà assisté à une représentation de ce ballet et ceux qui se promettent de le faire.

Les Grands ballets canadiens de Montréal sont cette année encore à la salle Louis-Fréchette du Grand théâtre de Québec pour nous présenter cette histoire tirée des contes de E.T.A. Hoffmann: le Casse-Noisette et le Roi des rats. C’est sur une chorégraphie de Fernand Nault que 90 danseurs, dont de nombreux enfants, viennent sur scène interpréter 150 personnages évoluant dans 281 costumes.

Ils nous animent avec conviction l’histoire d’un Casse-Noisette offert à la petite Clara par son parrain Drosselmeyer, Casse-Noisette qui, après un réveillon animé, devra affronter une horde de rats et de souris à l’aide de son armée. Voyant son héros sur le point de succomber, la petite Clara lui sauve la vie en tuant elle-même le Roi des rats. Pour la récompenser de sa bravoure, Drosselmeyer transforme le Casse-Noisette en prince charmant (romance oblige) et le jeune couple se rend au Pays de la neige et par la suite au Royaume des friandises.

La musique est interprétée par les membres de l’Orchestre symphonique de Québec, dirigé par Allan Lewis, le chef invité des Grands ballets canadiens de Montréal. Malgré un son un peu étouffé, conséquence du confinement des musiciens dans la fosse d’orchestre, c’est avec beaucoup de maîtrise que le chef d’orchestre nous a rendu une interprétation enjouée et en parfaite harmonie avec les danseurs. Il nous aura rappelé qu’avant d’être une chorégraphie, Casse-Noisette est d’abord et avant tout une grande musique, un des grands succès de Tchaïkovski.

C’était la première fois que j’avais le bonheur d’assister à une représentation de ce ballet, en ce jeudi du 1er décembre. Je manque donc de point de repères pour comparer cette interprétation à celles qui l’ont précédées. Je vous avouerai naïvement que pour moi, la magie a opéré et me suis laissé emporter par la féerie des décors et des personnages. J’ai été particulièrement émerveillé par le tableau du réveillon chez l’échevin von Stahlbaum. De voir évoluer autant de personnages sur la scène dans une chorégraphie réglée avec main de maître était tout simplement époustouflant. Tant les danseurs sur scène que l’orchestre auront su bien rendre l’atmosphère festive de cette réunion familiale. Le regard du spectateur devait éprouver de la difficulté à se fixer sur les détails, tant il était sollicité par l’ensemble de l’action.

Bien sûr, je crois bien qu’il faut comme préalable ouvrir son esprit et surtout son coeur (d’enfant) pour être en mesure d’apprécier pleinement le spectacle offert. Après tout, les décors, excellent travail de Peter Horne, ressemblent au premier coup d’oeil a des décors (l’on me pardonnera cette lapalissade). Mais lorsque l’on accepte de voir au-delà des apparences, l’évocation opère et nous nous retrouvons littéralement dans le salon d’une maison cossue devant un majestueux sapin de Noël, en plein Pays des neiges (flocons inclus) ou alors au Royaume des friandises.

C’est dans une salle presque comble qu’un public des plus varié a réservé un accueil fort enthousiaste à cette production. J’ai trouvé beau de voir ce que certains qualifient un peu péjorativement de grande musique rejoindre pas moins de 4 générations. Pour la première partie, ce public est resté particulièrement discret, probablement comme moi envoûté par l’interprétation rendue. Il faut dire que l’enchaînement des danses laissait peu de place aux applaudissements. Par contre, la deuxième partie, avec son enfilade de prestations, nous aura permis d’applaudir à chacune des danses rendues.

Casse-Noisette est présenté du 1er au 4 décembre 2005, avec des représentations en matinée pour les samedi et dimanche. C’est un rendez-vous que je qualifierais d’incontournable. Et pour ceux qui voudraient prolonger la magie, il ne faut pas oublier que Tchaïkovski avait tiré une Suite pour orchestre (op. 71a) regroupant 8 des plus belles mélodies de son ballet. Cette suite se retrouve en de nombreuses versions sur disque.

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