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Le volet symphonique confirme son impact au Festival d'été de Québec

24 juillet 2005 (QIM) – Les expériences amalgamant orchestres symphoniques et musiques populaires se sont multipliées ces dernières années, avec des résultats forts différents, selon les ingrédients en présence. Pour son édition 2005, le Festival d'été de Québec a misé sur une approche authentiquement symphonique, c'est-à-dire que l'OSQ, tant pour la présentation de Starmania symphonique en ouverture du Festival que lors des deux concerts de Richard Desjardins dans la série Têtes d'affiche, n'a eu recours à aucun autre élément musical. Aucune section rythmique, instrument électrique, ni même le piano n'est venu s'ajouter aux sonorités des 66 musiciens de l'Orchestre symphonique de Québec lors des deux soirées consacrées à l'auteur-compositeur. Précisons que cette prestation fut totalement différente du spectacle Kanasuta au sujet duquel nous avions publié un commentaire l'an dernier.

Quelques mots d’abord sur le cas de Starmania, où les voix de Marie-Josée Lord, Marc Hervieux, Lyne Fortin, Dominique Côté, Étienne Dupuis, Renée Lapointe et Raphaëlle Paquette ont donné aux personnages de Luc Plamondon une stature lyrique sans précédent, la présence vocale occupant tout l'espace, dépouillé de tous les décors et de la mise en scène habituelle aux représentations courantes. Il faut dire que les compositions de Michel Berger font toujours leur effet et, pour l’occasion, les arrangements orchestraux sous la direction de Simon Leclerc n'avaient rien à envier à des chefs-d'oeuvre comme Porgy and Bess!

Deux jours plus tard, c'était au tour des fidèles fans de Richard Desjardins de découvrir sous une couleur inédite une quinzaine de ses chansons redessinées par le maestro Gilles Bellemare, chef attitré de l'Orchestre symphonique de Trois-Rivières qui prenait la direction de celui de Québec pour l'occasion. Les deux complices faisaient ainsi suite à leur première collaboration en octobre dernier, à l'occasion du Coup de coeur francophone de la métropole, au Centre Pierre-Charbonneau, à l'initiative du Comité Musique Maisonneuve. L'auteur-compositeur-interprète s'est plié à nouveau au désir du chef Bellemare de n'inclure aucun instrument autre que ceux de l'Orchestre. Le résultat impressionne: les délais entre couplets et refrains, soulignés parfois d'envolées instrumentales, laissent à l'auditeur le loisir d'intérioriser certaines parties du texte. Celles-ci étant moins concentrées que lors d'un tour de chant régulier, on se surprend à s'attarder à un mot ou une tournure de phrase qui demeure suspendue au-dessus des arrangements. Ceci est particulièrement perceptible dans les pièces de longue haleine telles "Akinisi", "Le saumon", "Miami" ou "Sahara Lumber" où le poète lui-même s'esquive et demeure en retrait pendant les séquences instrumentales, afin de laisser toute la place à la musique. La diversité de l'instrumentation permet ainsi de ressentir plus amplement la richesse musicale autrement contenue dans quelques notes de piano ou une série d'accords de guitare.

Qui dit symphonique ne veut pas dire austère pour autant. L'auteur et les musiciens démontrent une complicité évidente lorsque vient le temps de rendre "Buck" ou "Le bon gars" en version grand-orchestre. Quelques moments de purs plaisirs formels viennent compléter le tout, tels cette "Fossumbrone" qui aligne simplement une série de noms de lieux, en un clin d'oeil au goût de Desjardins pour la sonorité de la langue italienne, ou encore "L'étoile du nord" servie sur arrangements baroques. La soirée comportait bien sûr sa part de reprises goûtées de tous, telles "Tu m'aimes-tu?" ou "Le coeur est un oiseau". La salle a démontré à plusieurs occasions son appui massif, depuis l'accueil initial réservé à l'artiste jusqu'aux rappels répétés: "Jenny", "Un beau grand slow" et à nouveau "Jenny", devant... l'insistance de l'assistance! Ajoutons qu'on apprenait à quelques jours d'avis que Desjardins profitait de son passage à Québec pour donner une dernière représentation en compagnie de ses musiciens réguliers, au Parc de la Francophonie le mardi soir suivant, de sa tournée Kanasuta initiée en février 2004.

L'expérience classique s'est poursuivie, au Grand Théâtre de Québec le lundi 11 juillet, avec une autre Tête d'affiche, Diane Dufresne qui a chanté Kurt Weill avec Yannick Nézet-Séguin au piano et à la direction de l'Orchestre symphonique de Québec. Un spectacle d'abord créé en mars 2004 avec le même chef mais avec l'Orchestre métropolitain du Grand Montréal. Un disque est d’ailleurs issu de cette prestation qui souleva la critique et les fans de la Métropole.

Le compositeur allemand Kurt Weill naquit en 1900. Il connaît très jeune des expériences musicales comme chef d’orchestre et s'installe à Berlin où il compose un premier concerto en 1925 et rencontre peu de temps après Bertolt Brecht avec qui il signe des oeuvres qui font souvent scandale. Après être passé par Paris et Londres, il s'installe à New York en 1935 où il se spécialise dans la composition de musiques de films, de chansons et des comédies musicales. Il meurt en 1950.

Dire que le répertoire de Weill va comme un gant à Madame Dufresne est peu dire tellement elle réussit à s'approprier ces pièces orchestrées qui parlent souvent de marins, de filles légères et d'amour monnayable. C'est ainsi que pendant un peu plus d'une heure, Diane Dufresne étalera tout son charme et sa voix toujours aussi pure au vu et au su d'une salle Louis-Fréchette bondée. L'Orchestre symphonique de Québec a d'ailleurs parfaitement rempli son rôle sous la baguette du jeune chef Nézet-Séguin.

Enfin, mentionnons la performance au Festival d'été de Québec, le jeudi 14 juillet, de la soprano Hélène Guilmette qui a remplacé à pied levé la mezzo-soprano Jennifer Larmore.

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