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Revivre Félix Leclerc

Aperçu de la série télévisée à venir, par Richard Baillargeon

5 septembre 2004 (QIM) - Les gens des médias ont eu le privilège, avec un certain nombre de festivaliers du FFM (Festival des films du monde) et du FIFQ (Festival international du film de Québec) d'assister ces jours-ci à la présentation de l'intégrale de la série Félix Leclerc, réalisée par Claude Fournier, dont la télédiffusion est prévue pour l'hiver 2005. L'un des attraits de ces rares projections en salle est le visionnement en continu, sans pauses commerciales, de cette ode à la fois biographique et dramatisée, portant sur le poète et ancêtre de la chanson québécoise moderne.

Présenté hors-concours, le récit d'une durée de 180 minutes est beaucoup plus vaste que ne laisse deviner la présentation officielle: « Début des années 60. Dix ans plus tôt, Félix Leclerc conquiert la France ». En fait, on a droit à un parcours global de la vie de l'écrivain, faiseur de chansons, depuis certains passages de son enfance (via les retours dans le temps) jusqu'aux lendemains du référendum de 1980, l'une des plus grandes déceptions qu'ait vécu Félix.

Contrairement à la tendance à la mode, inspirée du procédé saccadé et des plans hachurés chers au clip musical, la série Félix Leclerc est plutôt faite de longs plans qui laissent la première place au récit, se succédant tantôt en douceur, tantôt sur un mode onirique, et permettant de s'imprégner de l'histoire qui coule devant nous. Il arrive même qu'on puisse se laisser surprendre par les esprits du fleuve!

Daniel Lavoie, qui tient le rôle du patriarche, y chante des extraits d'une trentaine de chansons et il est fréquent que des parties du dialogue soient tirées de réflexions que Félix lui-même avait notées dans ses différents Calepins d'un flâneur. Les musiques ambiantes qui complètent et relient les différentes scènes sont dues à l'acuité et à la sensibilité de Jorane dont les sons se glissent dans le décor sonore à l'égal des muses évoquées. De brefs extraits mélodiques de chansons du barde, joués à l'harmonica par Éloi Painchaud, complètent l'aspect musical.

Mais Félix Leclerc est aussi une évocation de l'homme, avec ses élans, ses espoirs, ses faiblesses. Il est tout naturel de retrouver, dans le caractère de Félix comme dans celui de son ami Jos Pichette, interprété par Michel Forget, un peu de nous, de nos pères et de ce Québec qu'ils incarnent à fleur de peau. Les deux hommes partagent une sorte d'humanisme rustique qui se heurte aux aspérités du quotidien et, pour ce qui est de ce qui touche l'organisation matérielle, ils sont redevables des talents de leurs compagnes.

Les scénaristes, Claude Fournier et François Migeat se sont laissés tenter par quelques audaces poétiques dont la moindre n'est pas de nous faire voir un Bozo crédible, en chair et en os. Pari tenu quant à moi. L'aspect nébuleux, fantastique est aussi présent, sous forme d'une mystérieuse perle du bonheur aussi obsédante qu'insaisissable. De quoi surveiller vos télé-horaires au cours des prochains mois... ou souhaiter une parution sur DVD!

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