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Qui est le vrai Jack Paradise?

21 février 2004 (QIM) - Depuis le temps que Montréal s'affiche comme une des capitales du jazz, ce qu'elle fut bien avant le festival annuel que l'on connaît, la vie de ses musiciens des années héroïques du swing, du bop et de ces nuits chaudes du Montréal de l'entre-deux-guerres est enfin portée à l'écran. Le cinéaste Gilles Noël propose en effet l'histoire de Jack Paradise, pianiste blanc et francophone épris d'une musique essentiellement noire et anglophone.

Le personnage de Jack Paradise a-t-il vraiment existé? Son existence est du moins très plausible. Dès les années 30, quelques musiciens blancs québécois (ce sont eux qui font office d'exception ethnique dans un milieu où abondent les exilés de Harlem - conséquence des années sèches outre-frontière) se sont illustrés dans les jam sessions où la langue des notes compte davantage que celle des mots. Citons le violoniste Willy Girard, le saxophoniste Adrien Paradis (Eddy Paradise) et le pianiste Robert (Bob) Langlois que l'historien du jazz montréalais John Gilmore présente dès les premiers chapitres de son ouvrage essentiel sur le sujet: Swinging In Paradise, publié en 1988 chez Véhicule Press. À l'écran, c'est Roy Dupuis qui sera Jack Paradise tandis que sur disque tout comme sur la bande sonore ce sont les mains de James Gelfand qui recréent la magie du Jack Paradise Jazz Band, avec l'appui de tout un big band et de la chanteuse Curly Brown, incarnée par Dawn Tyler Watson. Quant à Dorothée Berryman, elle joue la tante du pianiste, Jeanne, pas ma-tante pour deux sous!

L'intrigue de cette ode aux Nuits de Montréal ne sera connue qu'à la sortie en salles du film Jack Paradise, le 20 février prochain. Il est toutefois possible de se plonger dès maintenant dans l'atmosphère enfumée et excessive de l'époque en écoutant la bande sonore déjà rendue chez les disquaires, sur étiquette Zone 3. Quelques chansons se mêlent aux compositions inédites de James Gelfand et recréent, pour peu qu'on y porte une écoute attentive, les différentes époques du XXe siècle, depuis la lointaine "Swanee" (on dit que George Gershwin l'aurait enregistrée pour la première fois au Studio RCA Victor de Montréal, en 1919) à un "Jos Finger Ledoux" de la fin des années 60 plus vrai que nature, en passant par l'exubérance de "DarkTown Strutter's Ball" et la mélancolie de "After You're Gone". Un pan de l'histoire musicale au Québec qui sort de l'ombre!

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