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La Nouvelle-France contre vents et ondées

Un reportage extratemporel de Richard Baillargeon

19 août 2003 (QIM) - Comme leurs lointains ancêtres, le public et les participants de l'édition 2003 des Fêtes de la Nouvelle-France ont dû faire preuve de courage et de ténacité pour arriver à leurs objectifs. Ouvertes sous le signe de Neptune (le défilé d'ouverture a dû être annulé) le 6 août dernier, les célébrations ont été perturbées pendant les premiers jours par des chutes de pluie, de forts vents et un ciel sombre. Les timides percées de soleil se sont toutefois enhardies à mesure qu'avançait le calendrier et les deux derniers jours ont permis à des foules aussi denses que par les années passées de se retremper dans l'atmosphère d'un autre siècle. La vente de l'effigie donnant accès aux divers sites des festivités aurait presque doublée par rapport à l'an dernier, c'est tout dire. Visiteurs de toutes les régions du Québec, de l'Acadie, d'Europe et d'ailleurs s'y sont joints aux habitants de la cité de Champlain avec enthousiasme, plusieurs ayant adopté des costumes d'époque.

Bien que l'uniforme militaire, les tenues amérindiennes ou de coureurs des bois et les atours de la petite noblesse exercent toujours leur attrait, on remarque de plus en plus de diversité dans les habits et déguisements dont se revêt le public: paysans, artisans, représentants de divers corps de métier se rencontrent au hasard des promenades dans le périmètre extratemporel qui va du quartier Champlain (Place de Paris, Place Royale, etc.) aux hauteurs du Cap-Diamant (Parc Montmorency, Cour du Séminaire) en passant par la Côte de la Montagne. Le thème particulier de l'édition 2003 La justice en Nouvelle-France permet en outre de croiser des individus aux allures peu rassurantes, notamment le bourreau désigné. En passant, ceux qui ont assisté à l'un ou l'autre des Procès de l'histoire connaissent maintenant l'usage exact de la balance qui accompagne toujours la personnification de Dame Justice. Mais il y a aussi tous ces personnages étranges en provenance des marches de l'Empire, notamment la Louisiane avec ses sorciers et autres aventuriers des bayous. Pour ma part j'ai esquissé un mouvement de recul en apercevant un bonimenteur dont la coiffure laissait apparaître des oreilles pointues et velues... pas très rassurant pour un citadin du XXIe siècle!

C'est toutefois la musique qui a le plus contribué à chasser la morosité et la fraîcheur qui s'étaient installées aux premiers jours. Plusieurs artistes ont d'ailleurs eu l'occasion de se produire à nouveau pendant la portion plus clémente de l'événement. En cette année de bicentenaire officiel de la Louisiane (en réalité plus de 300 ans, nos chers voisins semblant oublier que celle-ci fut fondée au tout début du XVIIIe) et à la veille du quatrième centenaire (bien réel, celui-là) de l'Acadie, les artistes de ces deux parties extrêmes de la Nouvelle-France se sont particulièrement fait remarquer. Rappelons quelques moments particulièrement appréciés par votre humble chroniqueur: le duo Sanacore, deux violons dans la tradition de l'ancienne Louisiane auxquels se joint un accordéoniste de Québec, ne l'a pas eu facile pour ses quelques prestations étalées sur les trois premiers jours mais a laissé chaque fois un souvenir de braves bougres à un auditoire convaincu; bénéficiant enfin d'un climat de saison, Bruce Daigrepont a gagné la foule dès son premier souffle d'accordéon, terminant la soirée du samedi de belle façon; enfin la note finale a été magnifiquement rendue par le groupe Barachois de l'Île du Prince-Edouard: le terme époustouflant qui les décrivait dans le programme officiel n'était pas exagéré. Notons au passage une réminiscence personnelle: Bruce Daigrepont, qui était membre du groupe Bourrée lors de son premier passage à Québec, en 1980, est celui qui nous avait alors révélé l'existence du twist cajun « la danse que ça s'appelle le tortillage ».

Ce ne sont que quelques échos, tout à fait subjectifs, de mon séjour dans cette autre ère, d'autres visiteurs ayant pu entendre, en d'autres lieux, les Kenneth Saulnier, Bourrasque celtique, Engoulevent, Sauce Boss ou Corde de bois parmi les nombreuses attractions. On nous a signalé la présence de pas moins de cinq équipes de tournages qui ont cueilli matière à documentaires à cette occasion ainsi que la présence de plusieurs médias étrangers. Rendez-vous en 2004, du 4 au 8 de ce même mois, pour la suite des événements!

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