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Ce qu'on peut en entendre des choses dans une cuisine!

Dégustation théâtrale par Richard Baillargeon

26 juillet 2003 (QIM) - Revenant à sa vocation théâtrale pour une partie de l'été, le Théâtre Petit Champlain offre aux visiteurs et aux gens de Québec la pièce Cuisine et dépendances, de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. La chanson n'est pas absente du décor car ce tandem est celui qui a déjà donné au cinéma des trouvailles comme Smoking/no smoking et le mémorable On connaît la chanson. Dans Cuisine et dépendances, l'action se partage entre un salon qu'on ne voit pas et une cuisine où l'on voit tout et surtout où l'on entend tout.

Les protagonistes y sont reçus à souper par un couple très rangé et surtout très soucieux de l'étiquette. Parmi les invités, on trouve un couple d'anciens amis, perdus de vue depuis qu'ils sont passés dans un autre monde et... néanmoins retardataires, un frère (ou beau-frère selon le point de vue) qui a ses petites faiblesses ainsi qu'un vieux pote un peu fendant mais qu'on en vient à trouver sympathique. Le chassé-croisé qui se dirige allègrement vers la crise est alimenté d'extraits hors-champs de chansons comme "L'argent ne fait pas le bonheur", "Je suis malade" et quelques autres. Un plus grand usage du procédé n'aurait toutefois pas été redondant, étant donné le contexte particulier de la saison.

Ceci dit, on aurait tort de se priver de ce cocktail réunissant bons mots, situations extrêmes et petits détails de tous les jours, le tout amplifié par l'admiration due à l'idée que l'on se fait du succès et par un certain malaise qui en découle. N'étant pas un habitué du théâtre d'été, l'intrigue m'a parue un peu allégé et l'ensemble plutôt bref: les deux actes totalisent à peine une heure. Mais peut-être est-ce la moyenne pour les présentations de la saison? En tout cas, la soirée passe très vite et on en redemanderait, ce qui est plutôt bon signe. Le thème et l'inclusion du volet musical souffleront peut-être des idées à des auteurs québécois. Personnellement, il m'en est venu quelques-unes. Qui sait?

Ceci dit, le divertissement est assuré, ne serait-ce que pour voir certaines situations trop réelles s'abattre... sur d'autres victimes! Et pourtant, on n'aura pas encore cette fois-ci la réponse à la sempiternelle question « Pourquoi le monde est sans amour? » Cuisine et dépendances garde l'affiche au Petit Champlain jusqu'au 16 août.

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