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Rêver mieux... Daniel Bélanger sur scène

Théâtre Capitole de Québec, le jeudi 4 avril 2002 - Notre reporter Roger Drolet a vu pour vous)

9 avril 2002 (QIM) - Pointer Daniel Bélanger comme la « mégastar » actuelle du Québec, c'est faire fausse route! Je n'ai pas la chance de connaître personnellement l'homme qui vit derrière le musicien-chanteur mais je suis à toutes fins utiles persuadé qu'il ne se reconnaît pas dans cette expression. Il n'a pas le profil d'une star et c'est très bien ainsi! Qu'à cela ne tienne, au jour d'aujourd'hui, il est très populaire et, à la fois, ce que le Québec a produit de mieux depuis plusieurs années. Mais encore là, faut-il s'entendre sur ce que veut dire ce « mieux »... et cela n'est pas facile. Avec humilité, retenue, simplicité et grande compétence, Daniel fait mouche. Il est exactement de son temps, ne cherche pas à faire rager ou pleurnicher, il n'est pas rose ni bleu, ni pervers, ni grossier et pourtant, il plaît autant aux hommes qu'aux femmes: tout un exploit.

Je me rappelle très bien ce commentaire entendu lors de la sortie de son premier album "Les insomniaques s'amusent", en 1992: voilà un nouvel artiste qui rappelle un peu trop les années 70. Si tant est que cela soit vrai, vive les « seventies »!

Depuis une dizaine d'années, celui qui est visiblement né pour faire ce qu'il fait, sévit sur ses enregistrements: trois albums de studio et un triple enregistré en spectacle, sur les ondes radio et télé avec singles et clips (ses pièces sont aussi appréciées du milieu... et cela ne nuit jamais) ainsi que sur les scènes du Québec et du Canada.

J'étais jeudi soir dernier, 4 avril, au Capitole pour apprécier un bon moment, presque tout musical où la haute voltige des notes et accords subtils n'avait d'égale que mon incapacité à décrire le phénomène. Pourquoi, en effet, le bonhomme de 40 ans qui n'a pas nécessairement le charisme d'un Rock Voisine ou d'un Mario Pelchat, parvient-il à ensorceler les amateurs de bon pop de notre petit peuple avec cette facilité déconcertante? Rien à voir non plus avec l'arrogance d'un Éric Lapointe ou le flegme d'un Kevin Parent. Sans rien enlever à ces quatre adulés, on aimerait tous inviter ce frère de sang à manger un samedi soir chez soi; il fait partie de la famille!

La passion et le travail sont assurément la réponse bicéphale à ce succès monstre (il n'y a pas d'autre mot!) que ce Montréalais qui est infiniment perméable aux sons qui le nourrissent. J'ai entendu ce soir-là des ambiances qui m'ont transporté sans m'agresser, un rock qui se laisse bercer par le folk ou ériger par le prog. Un Bélanger en contrôle parfait de son art au chant et à la guitare sèche, parfois à la flûte traversière ou au xylophone. L'entourage magnétique et éminemment convivial composé de quatre musiciens dont Martin Roy à la basse ronronnante et Alain Quirion à la batterie hypnotique, sans compter les autres irremplaçables, sans oublier non plus une sono et des lumières impeccables! Le répertoire? Pas compliqué: que des hits, connus de tous les spectateurs dont l'âge varie entre 15 et 60 ans! Les qualités mélodiques de l'auteur-compositeur sont toujours en évidence et la balance sonore nous transporte littéralement hors de l'espace-temps présent. C'est assurément ce dont le public raffole.

Est-ce que le spectacle que j'ai vu comporte une ou des failles? Certainement. Les monologues sans queues ni têtes qui entrecoupent la première et la seconde partie du spectacle ne servent sans doute qu'à donner un break aux musiciens car autrement, je n'en voie vraiment pas l'utilité.

Si vous êtes rendu à ce paragraphe, je gagerais un billet... que vous êtes fan. Puis-je vous dire que vous avez ENTIÈREMENT raison. Si vous n'avez pas vu ce show, Daniel et son band vous en donneront l'opportunité prochainement. Suivez la tournée sur www.audiogram.com.

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