Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Kevin PARENT
Aussi connu sous --  
Naissance 1972   
Carrière professionnelle depuis 1993   

La carrière que mène Kevin Parent depuis 1993 est la preuve qu'avec un peu de chance et beaucoup de détermination, il est possible de faire son chemin hors des sentiers dictés par les impératifs du showbusiness. D'ailleurs, à l'instar d'autres Gaspésiens rebelles, Kevin se fait un plaisir de rentrer en ses terres lorsque son horaire le permet, privilégiant le contact avec la nature aux mondanités que requiert son statut de vedette adulée.

C'est que dès son premier album "Pigeon d’argile", paru en 1995, le jeune auteur compositeur interprète se retrouve au milieu du tourbillon médiatique. Il aborde toutefois le métier avec la maturité d’un vieux routier.

Né sur la rive sud de Montréal, Kevin a grandi à Nouvelle, en Gaspésie, où il s'imprègne bien vite de la vie au grand air et de la musique ambiante: du western qui se joue au bar voisin aux groupes heavy métal dont les petits camarades se partagent l'écoute, en passant par les chansons de Bob Dylan et de Cat Stevens. À travers les turbulences de son adolescence, il gratte de plus en plus souvent la guitare et trouve bientôt dans l'écriture de chansons, un exutoire à ses questionnements existentiels.

Sa participation au concours Le Pouvoir de la chanson attire sur lui l'attention des médias et amène la signature d'un contrat d'enregistrement chez Tacca Musique. Ses premières réalisations ne tardent pas à lui assurer la reconnaissance de ses pairs et de la critique, sous forme de nombreux Félix et de participations à de non moins nombreux festivals, des deux côtés de l’Atlantique. Des pièces comme "Nomade sédentaire", "Seigneur" et "Boomerang" en font un des piliers de la chanson québécoise renouvelée des années 90. Devant un succès imprévu, il sait garder un certain recul face au monde des médias et à sa propre carrière.

De retour en studio, il concocte un second album qui réaffirme la force discrète de ce troubadour des temps modernes. "Grand parleur, petit faiseur" vient confirmer la perception initiale du public, celle d’un grand gars sympathique, un peu rébarbatif aux rituels du succès mais préoccupé de la qualité des contacts humains et attentif aux tracas quotidiens, comme dans "Fréquenter l’oubli" ou "Psychologue", tout en étant capable d’un regard amusé sur les choses et les gens. Véritable enfant chéri du public, ses deux premiers albums se méritent une certification triple platine, honneur que bien peu d'auteurs-compositeurs-interprètes peuvent revendiquer!

En forte demande dans le circuit des manifestations culturelles, on le voit aux FrancoFolies de Montréal en 1999, lors des fêtes de la St-Jean, au Festival d'été de Québec, au Festi Jazz de Rimouski et autres festivités en plein air tout au long de l'an 2000, sans compter ses nombreux spectacles en salles. Il marque alors un temps d'arrêt pour préparer son troisième ouvrage "Les vents ont changé" où il s'assure la collaboration professionnelle de Catherine Durand, Claire Pelletier, Gillian Farabee et de musiciens aussi réputés que Tony Levin, Bill Dillon et Jim Keltner. Le succès estival de "Caliente" annonce un album plus varié tout en demeurant en continuité avec ses opus précédents, la chanson "Father On The Go part 2" en étant le meilleur exemple. Il sait aussi s'y faire moqueur pour "Café crême" et philosophe avec "Jeune vieux garçon". Pour la première fois sur disque, Kevin se fait l'interprète d'un classique de la chanson en reprenant l'inoubliable "Suzanne" de Leonard Cohen.

En janvier 2002, il entreprend une tournée en solo, qui le mène de Yellowknife, au Yukon, jusqu'à l'autre bout du Canada pour se terminer à Montréal, plus d'un an plus tard. Les meilleurs moments de cette tournée intime qui n'en attire pas moins les foules sont rendus accessibles sur "Retrouvailles" qui marque son passage à la maison de disques Universal, en octobre 2003. Si l'album nous le présente seul avec ses nombreuses guitares, l'auteur-compositeur-interprète ne s'entoure pas moins d'une solide équipe pour les spectacles d'envergure qui viennent ponctuer sa série de prestations en solo. C'est ainsi qu'on le retrouve à Woodstock en Beauce en juin 2002, au 5e Rendez-vous de la Francophonie canadienne en mars de l'année suivante, au spectacle de fermeture du Festival d'été de Québec en juillet, en compagnie du bassiste Tony Levin, et lors de l'ouverture des FrancoFolies de Montréal où il partage la scène avec Éric Lapointe et Daniel Boucher à l'occasion de l'unique présentation du spectacle concept intitulé Le vent, la mer, le roc.

Toujours inconfortable avec le vedettariat et à l'adulation exagérée des foules, Kevin se préoccupe de choses plus tangibles que les artifices de la gloire. Il s'intéresse notamment de près à son coin de pays et s'implique dans la lutte contre l'établissement d'un incinérateur de sols contaminés à Belledune, dans la région de la Baie des Chaleurs. Ce qui ne l'empêche pas de demeurer d'une humilité désarmante avec son public, avec qui il affiche une belle complicité. Se faisant plus discret au cours de l'année qui suit, sa participation à "Ferland - Le petit roi" à l'hiver 2004, où il interprète la chanson titre, est des plus remarquée. Cette pièce sera d'ailleurs incluse à l'album "Compilation" qu'on retrouve chez les disquaires à l'automne 2006.

Pendant ce temps, avec la collaboration de ses vieux complices, il se paie le loisir d'enregistrer dans la langue de son enfance, soit l'anglais, plusieurs de ses compositions. Une douzaine de celles-ci paraît sous le titre "Fangless Wolf Facing Winter" au printemps 2007. Outre ses qualités d’auteur-compositeur et d’interprète, les fans de Kevin comme tous les amateurs de beaux objets auront aussi remarqué la présentation très esthétique des boîtiers de ses albums.

On peut visiter le site officiel de Kevin Parent.