Jen
Roger

 Jen Roger

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Roger Marcotte 
Aussi connu sous Johnny Rogers, Jen Roger  
Naissance 1928   
Carrière professionnelle Depuis 1949   

Élevé dans le quartier de Rosemont, à Montréal, le jeune Roger Marcotte obtient en 1945 un diplôme en secrétariat puis occupe divers emplois, dont ferblantier, chauffeur de taxi et commissionnaire. Une participation à une soirée d'amateurs au Café Trinidad en 1949 lui vaut un long engagement au Café St-James, où il chante sous le pseudonyme Johnny Rogers. Après s'être classé deuxième au concours radiophonique pancanadien Opportunity Knocks sur les ondes de CBC, il décroche un engagement de sept semaines au cabaret Chez Émile, à Québec.

Il travaille ensuite pendant plusieurs mois à la station CKSM dans la Mauricie, animant quelques spectacles notamment au Paradis des Sports du Lac des Piles, à l'été 1951. L'année suivante, on le retrouve à Montréal au Figaro, au Rainbow Bar, et finalement au Mocambo où il se produit pendant un an et devient rapidement le maître de cérémonie (MC) le plus connu en ville. Le jeune chanteur remporte d'ailleurs, en octobre 1953, le concours Monsieur M.C. et se voir offrir un contrat d'enregistrement chez RCA Victor. La chanson "Toi ma richesse" (Rags To Riches), dont il signe l'adaptation française, devient un très grand succès, dépassant les 75 000 exemplaires vendus. Le patron de RCA Victor au Québec, Hugh Joseph, en prévision d'un possible accès au marché anglophone, modifie le nom du chanteur qui devient Jen Roger. Sa popularité devient si grande en seulement quelques mois qu'il doit souvent être escorté pour le protéger des ardeurs de ses fans.

En 1954, Jen Roger devient le maître de cérémonie attitré de la Casa Loma où il met de l'avant une politique de promotion des artistes québécois, politique qu'il poursuit également à son émission Le palmarès de la chanson, à CKAC. Jen Roger devient la vedette numéro un au Québec grâce à ses nombreuses apparitions dans les cabarets les plus prestigieux du Québec et à une série de succès sur disques, dont "Prétend" (1953) "La valse des coeurs brisés" (1954), "La fontaine des amoureux" (1954), "J'aurais tant besoin de vous" (1954), "Papa maman mambo" (1955), "Kokomo" (1955), "Douce mélodie" (1955) et "Chérie, demande à ton coeur" (1956), des succès américains dont il écrit souvent les versions françaises. Lui-même se fait auteur-compositeur à l'occasion; il enregistre un titre de son cru en 1955 "J'ai gagné" et offre la fantaisie "Embarque on ira pas vite" à Willie Lamothe qui en fait un des succès de l'année 1957. Les tournées se succèdent en province; Jen donne des spectacles à l'hôtel King Edwards de Toronto et ouvre, en juillet 1957, la boîte Ami-Ami Lounge, à l'étage supérieur du Mocambo. L'expérience prend fin en novembre de la même année. L'année suivante, l'important succès de "Gondolier" est presque éclipsé par celui de la chanson "Le miracle de Sainte-Anne", la plus marquante de sa carrière. Parallèlement à ses activités au cabaret, Jen Roger possède, de 1958 à 1960, le magasin de disques Le kiosque à musique, sur la rue Sainte-Catherine.

Jen enregistre un album en France en 1960 puis signe un contrat d'enregistrement avec la compagnie Barclay. On est au moment où la vague du twist s'abat sur le monde et le chanteur crooner se laisse tenter par cette nouveauté, enregistrant en tandem avec Denyse (sic) Filiatrault une reprise du succès "Twist contre twist", popularisé là-bas par Luis Mariano et Annie Cordy. À compter de février 1961, il anime à CFTM, la nouvelle station de télévision montréalaise l'émission Première place. En 1963, il est maître de cérémonie au cabaret Mocambo qu'il quitte l'année suivante pour le El Paso, à Lachine. Cette année-là, il participe au Music-Hall canadien, un spectacle populaire organisé par Yvan Dufresne à la Place des Arts.

Pour les plus jeunes, les baby-boomers, Jen Roger est surtout une vedette de la télévision, média où il se fait omniprésent tout au long des années 60 et au-delà de la décennie. Notons encore le jeu questionnaire Monsieur Banco qu'il anime à CFTM de 1965 à 1967 puis Cabaret, quelques années plus tard. À la radio, ce sera La route 850, à l'antenne de CKVL, également de 1965 à 1967. L'année 1965 est très occupée car il tourne, de plus, dans le film Manette de Camille Adam où il détient un rôle aux côtés de Mariette Lévesque, Léo Illial et Yvan Canuel.

Profitant sans aucun doute de sa visibilité au petit écran, le chanteur-animateur revient en force sur les palmarès en 1966 avec les succès "Buona fortuna" et "La madonna d'Angéla", la première popularisée par Robert Cogoi, la seconde une chanson de l'auteur-compositeur Pat Di Stasio. Deux de ses spectacles, à la Place des Arts dans la métropole, et au Palais Montcalm à Québec fourniront la matière d'un album "En récital", qui paraît à l'automne 1967. Après avoir reçu le Prix Orange, remis par les journalistes à l'artiste le plus sympathique, Jen Roger remporte le titre de Monsieur Radio-Télévision 1967 décerné par les lecteurs de l'hebdomadaire Télé-radiomonde. Il partage cet honneur avec Michèle Richard, Miss Radio-Télévision cette année-là. Ses amis lui organisent alors une fête qui réunit 15 000 personnes au Forum de Montréal et une pléiade d'artistes. RCA Victor lui remet, cette année-là, un disque d'or pour la vente de plus d'un million de disques.

Après avoir été candidat défait du Parti Libéral dans la circonscription d'Anjou en 1968, Jen Roger anime l'année suivante, à la télévision privée de Québec (CFCM-4), Les découvertes de Jen Roger dont le premier lauréat est René Simard. De retour à Montréal, Jen devient pendant cinq ans animateur au Café provincial. En 1974, Radio-Canada lui consacre une émission de Vedettes en direct pour souligner ses 25 ans de vie artistique. L'année suivante, Télé-Métropole lui confie l'animation de l'émission de variétés Cabaret, dix ans après Monsieur Banco. Celle-ci dure également deux ans, soit de 1975 à 1977.

En mars 1977, Jen Roger s'installe à Dania, en Floride, où il dirige un commerce jusqu'en 1982. Entre temps, il revient au Québec en avril1978 pour participer au spectacle Casa Loma Plus aux côtés de Denyse Filiatrault, Michel Louvain, Alys Robi, Robert Demontigny, Margot Lefevbre et plusieurs autres artistes à la Place des Arts. Après avoir enregistré un nouveau 45 tours et fait quelques apparitions au cabaret et à la télévision, Jen Roger quitte la scène en 1984. Il en profite pour relater ses souvenirs et les points marquants de son parcours qu'il publie sous le titre Showtime, pour le meilleur et pour le pire, aux Éditions Québécor.

À l'été 1996, il participe à un spectacle rétro avec la troupe Les Crooners (Bianca Ortolano, Yvan Pion, Vincent Potel et Serge Sauvé) au théâtre Les Femmes Colins, à Saint-Esprit. Il reprend l'expérience un peu partout au Québec l'été suivant, donnant cent quatre-vingts représentations sur une période de deux ans et demi, et réenregistrant un album de ses principaux succès, son premier sur CD: "Sur ma vie" en mai 1997. À l'été 2000, il présente au Palais-Montcalm à Québec: Le manège aux souvenirs, une série de spectacles avec huit musiciens et un quatuor vocal.

Ses chansons les plus connues ont récemment fait l'objet d'un album de la "Collection Québec Info Musique", sur étiquette Experience.

Source

Ce texte biographique a été rédigé par Robert Thérien, chercheur et spécialiste de la chanson québécoise pour le compte des Disques Expérience (une division de XXI-21 Productions inc.) et actualisé par l'équipe de Québec Info Musique.

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