|
|
 |
Musicienne de formation classique et jazz, Catherine Major a commencé à s'intéresser au piano à l'âge de quatre ans. À 19 ans, toujours étudiante, elle participe à Ma première place des arts en tant qu'auteure-compositrice interprète et s'y rend en demi-finale. Deux ans plus tard, sa composition "Par-dessus bord" est la Chanson primée de la SOCAN au Festival en Chanson de Petite-Vallée. Puis en 2002, elle est désignée lauréate au même endroit, pour "Le ciel gris" chanson que l'on retrouve sur l'album anniversaire "Festival en chanson de Petite-Vallée - 20 ans".
Cette expérience lui ouvre bien des portes et, avec l'aide de bourses remises par Musicaction et par l'Office franco-québécois pour la jeunesse, Catherine se rend en France pour participer au Grand Huit, projet réunissant des artistes lauréats d'événements similaires en France et au Québec et qui sera présenté tant à l'édition 2003 de Petite-Vallée, puis au Coup de coeur francophone de Montréal, qu'à Lyon, Chambéry et Montélimar.
Pendant tout ce temps, elle s'affaire également à compléter sa formation et quitte l’UQAM un baccalauréat en piano jazz sous le bras, en 2003. Entre temps elle a déjà établi des liens avec le milieu artistique professionnel et composé des thèmes pour l'émission Les copines d'abord, à Canal Vie et pour un film documentaire à l'ONF. Ouverte aux influences des diverses musiques et cultures, elle s'imprègne de ces rythmes et ambiances pour la préparation d'un premier album qu'elle décide de produire elle-même, soutenue par l'équipe des Productions de l'onde, maison connue pour son travail avec Edgar Bori.
C'est finalement au printemps 2004 que paraît l'album "Par-dessus bord", du titre de sa première réussite en chanson. Abordant diverses colorations musicales, ses compositions peuvent être intimistes comme dans "Je reste seule" ou parfois plus fougueuses telles "Café domino" ou "Knock Out". Il lui arrive aussi de se faire plus grave, citant un texte d'Hubert Reeves comme intro à "Swing la terre", chanson-alarme qui rejoint les imprécations d'un Jim Morrison à une autre époque, quand le chanteur-poète des Doors interrogeait «What have they done to the earth?» en... 1967!
Son travail est remarqué par Richard Desjardins qui lui demande d'assurer l'ouverture de sa tournée Kanasuta en 2004-2005. Puis c'est la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette qui lui confie la trame sonore du film Le Ring. Cette collaboration lui vaut le prix pour la Meilleure musique de film à la remise des Jutra, en mars 2008. Entre ces diverses participations aux projets d'amis et collègues artistes, Catherine a mis en branle son deuxième album "Rose sang" où elle s'assure la complicité d'auteurs comme Éric Valiquette, Martine Coupal (avec qui elle avait signé "Psy quoi encore" que l'on retrouve sur l'album "Effusions" de Diane Dufresne) et Jacinthe Dompierre qui lui offrent des textes fort pertinents et le multiinstrumentiste Alex McMahon, du groupe Plaster.
Avec le concours de ses collaborateurs, l'artiste semble avoir trouvé le ton qui lui convient, tant pour les textes qui vont de la gravité de sujets comme "Sahara" ou "L'amour sec" à une approche ludique de la langue ("Abîme-moi", "Bain d'épices", « Des hauts de l'au-delà... ») que pour la musique qui peut devenir introspective sans être le moindrement hermétique. Il va sans dire que "Rose sang" reçoit un accueil unanime de la critique!
Avant d'être saluée comme une des belles surprises en chanson de l'année 2004, Catherine Major fut auteure d'un livre traitant de musique à l'intention des enfants, aux éditions du Trécarré, en 2002.
On peut visiter le site officiel de Catherine Major.
|
Envoyer cette page
|
 |
|