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C'est une tante bienveillante qui apprit à la petite Ève à écouter et à jouer de la musique. À l'école, elle profitait de ses périodes de récréation pour répéter. La composition est un jeu qui la fascine mais, malgré les cours de musique qu'on lui offre, elle ne peut entrer facilement dans le monde scolaire, à ses yeux trop formaliste. Elle abandonne alors la pratique musicale pendant plusieurs années.
Ses études collégiales ne la satisfaisant guère, elle s'intéresse alors au monde de la mode qui la conduit de Montréal à l'Europe. Nouvelle désillusion qui a tout même un aspect très positif: c'est lors d'un séjour en Allemagne qu'elle achète sa première guitare acoustique.
Au retour, c'est la technique de l'enregistrement sonore qui l'accapare et elle devient l'adjointe de Claude Champagne (technicien de son sur certains albums de Bélanger, Desjardins, Leloup, Okoumé, Marc Déry...). C'est ainsi que la composition, les arrangements musicaux et l'enregistrement deviennent les trois mamelles de son art qui ne tardera pas à s'épanouir. Des rencontres avec des musiciens tel Richard Desjardins permettent à Ève de mieux définir le sens de la création artistique.
C'est à compter de 1994, année où Ève devient maman, qu'armée d'une guitare, elle enregistre, sans se censurer, toutes les chansons qui lui viennent en tête. Puis, en 1997-98, elle travaille en duo avec Marc Gendron et ensemble, ils donnent de petits spectacles qui les préparent aux prestations des Francofolies qui, en 1999, nécessiteront un travail d'équipe avec quelques autres musiciens.
Pas facile à satisfaire, Ève Cournoyer décide, à compter de 2000 de refaire les arrangements de ses chansons et de les enregistrer. Cela lui fournira un accompagnement de type karaoké qu'elle utilise seule sur scène.
C'est alors que le DJ Mad Max initie Ève aux techniques d'échantillonnage, de collage et des boucles. C'est à ce moment qu'un premier vrai démo: "Stéréotype" I" est mis en ondes par certaines radios qui favorisent l'émergence des nouveaux artistes hors-format.
De retour au studio de Claude Champagne à Terrebonne en mars 2001, mais cette fois à titre d'auteur-compositrice-interprète, les pistes déjà enregistrées sont assorties du travail du batteur Alain Quirion, de Jocelyn Tellier à la guitare électrique et de Maurice Williams à la basse.
Le disque "Sabot-de-Vénus" est lancé en octobre 2002 et est très bien accueilli par la critique. Comme les musiciens ayant participé aux sessions ne sont pas disponibles pour les spectacles, une autre formation est progressivement constituée. Celle-ci est composée de Roger Miron à la guitare électrique, Patrick Hamilton à la basse, Jean Larocque à la batterie et Ève, au micro et à la guitare acoustique.
Une occasion particulièrement intéressante s'offre à la musicienne à l'hiver 2004: elle est invitée à effectuer une tournée du Québec en première partie de Richard Desjardins qui présente son récent "Kanasuta". Elle ne la ratera pas...
On peut visiter le site officiel de Ève Cournoyer
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