François
Guy

 François Guy

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable François Guy 
Aussi connu sous --  
Naissance 1947   
Carrière professionnelle Depuis 1965   

« Il est revenu »: parlant de l'auteur compositeur et interprète qui s'est fait rare ces dernières décennies, on pourrait lui appliquer... à quelques légères modifications près (un pronom et un accord), ce titre d'une des premières pièces enregistrées avec son groupe d'alors. Il n'avait pas vingt ans!

Aujourd'hui dans ses sixties, comme plusieurs de ses fans de la première heure, François Guy n'a que faire de la gloire passée. « On s'est bien amusés, dit-il, mais je n'ai plus le temps, ni le goût de regarder dans le rétroviseur. Je regarde vers l'avant et j'ai encore des choses à dire - je l'espère, du moins - et surtout à vivre! ». Ces propos sont sortis naturellement lorsque, rencontré par le représentant de Québec Info Musique, l'amoureux des mots, des mélodies et des ambiances s'étonnait de tout ce que peut renfermer une chanson de quelques minutes: un mini univers qui aura peut-être un impact définitif sur quelques individus, dépendant de leur état de réceptivité au moment de l'écoute.

Il est toutefois utile de résumer le parcours de ce créateur car il n'en est pas à ses premières contributions dans le roman toujours à compléter - et parfois à réécrire, pour combler les trous de mémoire collectifs - de ce mode d'expression qu'est la chanson. Si l'histoire de ses anciens groupes les Sinners et la Révolution Française est retracée ailleurs en nos pages, François a connu à titre personnel une décennie particulièrement productive, enregistrant cinq microsillons et une série de 45 tours (uniquement disponibles sur vinyle) entre 1973 et 1983, avant qu'il ne réoriente sa carrière vers le théâtre d'été puis le développement de nouveaux talents.

C'est au sein d'un trio de vieux amis, James John et François, avec qui il grave quelques 45 tours sur l'étiquette Aquarius que François débute les années 70. Quelques années plus tard, avec l'aide de Robert Charlebois, il mène à bien son premier album chez Barclay, en 1973. On y trouve entre autres "Elle, elle est là" et "Take Me" dont la version française "À L'aide" paraît aussi sur 45 tours. Cette pièce sera bientôt reprise par Joe Dassin (C'est du mélo).

Ayant toujours la fibre du travail en équipe, il monte successivement les revues musicales Tout chaud (1975), Circociel (1976), Paquet voleur (1977) et L'île en ville (1978). Les représentations des 25 et 26 août 1976 de la seconde revue sont enregistrées, depuis la scène de l'Évêché de l'Hôtel Nelson, et donnent lieu à l'album "Circociel" d'où sont extraits les titres "Sans vous" et "Grenouillardise". Sur l'album, on retrouve les voix de Robert Leroux, Louise Portal, Jean-Guy Durocher, Lise Durocher, Céline Lomez et la guitare de Jean Millaire, issu du groupe Expedition et futur membre de Corbeau.

Plusieurs participants à ces revues demeureront ses complices sur les projets en solo "François Guy" (deuxième album éponyme) et "Nuits blanches". De cette période particulièrement prolifique datent les succès radio "Roule et coule", "N'avoir rien à faire", "Fidèle" et la première mouture, sur 45 tours, de "Péché d'amour". D'autres titres moins en évidence méritent aussi d'être retenus, tels "Ivre de vivre" ou "Panne d'amour".

Tout en collaborant à l'occasion à d'autres enregistrements, l'auteur compositeur propose encore "Mon corps est un hors-la-loi", "The Ballad Of Frankie Foo" et, ce qui sera son dernier 33 tours, "Ville..." où figurent "Flâner sous la mer" et "22 sous zéro", en 1983. Il faudra attendre encore vingt-sept années avant de revoir le nom de l'artiste sur la couverture d'un album. Cette période de retrait de l'avant-scène est cependant ponctuée de nombreuses collaborations dont la plus remarquée est sans doute le thème du documentaire soulignant les 50 ans de l'ONF, sur des paroles de Gilles Carle: "Cinéma, cinéma" qu'il chante en duo avec Chloé Sainte-Marie.

Chloé sera une des artistes à qui seront confiées le plus grand nombre de ses mélodies (To Be Or Not To Be la vie, Chamaille chamaille), d'autres titres s'ajoutant aux répertoires de Véronique Béliveau (Je suis fidèle, C'est un rêveur), Renée Martel (Je t'aime un point c'est tout), Gildor Roy (Donne-moi un bec), Francine Raymond (Y'a les mots) pour en citer quelques-uns.

Au moment où il délaisse la scène en tant que musicien-chanteur, François décide de joindre vie familiale, vie professionnelle et goût de découvrir différents coins du Québec. Avec sa conjointe Isabelle Lajeunesse, ils optent pour une production théâtrale annuelle, présentée en divers endroits du Québec. S'établissant à demeure pour la saison, ils feront tour à tour au fil des ans, les délices des vacanciers de Saint-Michel-des-Saints, Contrecoeur, Magog, etc. jusqu'en 1997.

Appelé à prendre en mains la programmation du Studio-Théâtre de la Place des arts en 2000, il est depuis ce temps le moteur et le visage de la SACEF (Société pour l'avancement de la chanson d'expression française) et du concours Ma première Place des Arts qui a révélé, au fil des ans, des auteurs-compositeurs comme Mario Peluso, Nicola Ciccone, Charles Dubé ou Alexandre Désilets et plusieurs interprètes tels Lynda Thalie, Ima, et les futurs straracadémiciens Marc-André Fortin et Maxime Landry.

Était fortement impliqué dans le milieu du soutien à la relève, François Guy fréquente également les autres événements d'envergure comme le Festival international de la chanson de Granby et le Festival en chanson de Petite-Vallée. C'est à l'occasion d'un séjour en Gaspésie qu'il reprend goût à chanter « pour vrai », en 2005, à l'instigation d'un de ses pairs, Manuel Brault. Peaufinant une couple de chansons chaque année, ils en arrivent à un contenu mûri à point, qui voit le jour sur le premier CD de l'artiste "Je préfère le bonheur", à l'automne 2010. Interrogé au sujet de ce titre lors de notre rencontre, le compositeur (il a laissé à ses compères Jean-Guy Prince et Mario Proulx le soin de mettre ses intuitions en mots) expose son approche un brin philosophique « Il y a déjà beaucoup d'auteurs-compositeurs qui se donnent le mandat de conscientiser le public. Mon ambition est plus modeste: accompagner les gens dans leur quotidien, c'est aussi une façon d'être utile! »

On peut visiter le site officiel de François Guy.

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