René
Lussier

 René Lussier

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable René Lussier 
Aussi connu sous --  
Naissance 1957   
Carrière professionnelle Depuis 1977   

Bel exemple de démarche personnelle indépendante des tendances lourdes de l'industrie musicale, la trajectoire de René Lussier n'est est pas moins fascinante et accessible. Après un bon quart de siècle d'explorations instrumentales tout ce qu'il y a de plus contemporaines, René Lussier se rapproche des musiques folk au tournant du XXIe siècle. Découvrant entre autres le charme de la musique hawaïenne, il l'intègre bientôt à sa démarche de création et s'en inspire pour son premier album de chansons "Le prix du bonheur", dont les textes sont de Paule Marier.

Alors que leurs prédécesseurs aspiraient à devenir membre d'un orchestre de danse local ou encore artiste de concert tout ce qu'il y a de plus classique, les musiciens qui débutaient à l'époque peace & love voyaient s'ouvrir des sentiers beaucoup plus axés sur l'expérimentation, dans la foulée du psychédélisme et de la musique progressive ambiante. Pour René Lussier, l'aventure commence réellement lorsqu'il s'implique au centre d'essai Conventum et dans la formation musicale du même nom, au milieu des années soixante-dix. Avec d'autres musiciens comme Jean-Pierre Bouchard et André Duchesne qui partagent une curiosité sans borne pour la guitare et les autres instruments à corde, il multiplie les expériences sonores aux confins du progressif et de la tradition que redécouvre la jeune génération. Après avoir gravé deux albums, le groupe Conventum se scinde mais plusieurs de ses membres demeurent actifs dans le domaine musical, que ce soit sur scène, en studio ou en lien avec d'autres formes artistiques, le cinéma et la performance notamment.

Pour sa part, Lussier collabore à plus de cinquante musiques de film, dont 32 pour l'O.N.F. (Office national du film) et inaugure l'étiquette Ambiances Magnétiques dont il est un des fondateurs avec son album "Fin du travail" en 1983. La création de cette maison de disques à vocation expérimentale fera date dans ce qu'il est convenu d'appeler les musiques actuelles, produisant plus d'une centaine d'albums en une vingtaine d'années. Entre temps on le retrouve comme membre fondateur des Granules, en compagnie d'André Duchesne puis au sein des 4 Guitaristes de l'Apocalypso Bar, où les deux musiciens sont rejoints par Jean-Pierre Bouchard et Claude Fradette, le temps de trois albums à la fin des années quatre-vingt. Sur le plan international, René Lussier tourne régulièrement avec Fred Frith à partir de 1986 en plus de sillonner l'Europe et les deux Amériques.

Son deuxième album "Le trésor de la langue" auquel participe un Richard Desjardins encore peu connu, lui mérite le Prix Paul Gibson de la Communauté des Radios Publiques de Langue Française en 1989. Produisant et réalisant lui-même ses disques, il garde toute liberté au niveau de son expression musicale et ne tarde pas à se faire connaître des milieux d'improvisation et d'expérimentation au niveau international où on l'invite régulièrement à animer des ateliers. Toujours disponible pour diverses collaborations, il produit et réalise un album mariant la poésie de Patrice Desbiens et les improvisations de Lussier et de ses acolytes, intitulé "Patrice Desbiens et les Moyens du Bord" qui paraît à l'automne 1999.

De retour à la musique instrumentale, c'est avec un album au titre évocateur "Solos de guitare électrique" qu'il termine le siècle. En 2001, il se joint à La Tribu et livre un nouvel album "Tombola rasa" où on retrouve une dizaine de nouveaux thèmes auxquels se mêlent ceux des films Beyrouth à défaut d'être mort, de Tahani Rached, en 1983, et L'écho des territoires de Richard Jutras, en 1999. D'autres pièces mettent en relief la podorythmie éclatée d'Alain Lamontagne ou la cornemuse de Pierre Langevin, dans des performances qui sont à des lieux du repli passéiste ou de la nostalgie. Si son instrument principal demeure la guitare, il s'intéresse aussi à d'autres instruments dont le daxophone, une audace du musicien allemand Hans Reichel. Ses plus récentes collaborations sont avec le duo Dur Noyau Dur où son alter ego est le tourneur (de platines) Martin Tétreault, ainsi que La Boudine de salon, en compagnie de l'altiste Jean René, du tromboniste Tom Walsh et du clarinettiste Robert Marcel Lepage.

C'est cette même équipe, à quelques exceptions près, qu'il rebaptise Grand Vent au moment d'effectuer sa prochaine sortie au FIJM (Festival international de jazz de Montréal) en juillet 2001. Ses nouvelles pièces auront donc un certain vécu scénique avant de se retrouver sur disque, près de deux ans plus tard. Outre ses récentes compositions inspirées tant de la nature, comme "L'oiseau fou" ou "Ouaouaron", que de la technologie ("Tire-pousse" et le très quotidien "Connection Free PPP"), l'album "Grand vent" inclut aussi quelques titres épars, certains datant de 1981 "Café" ou du milieu des années 90 tels "Page 4", ou "L'avancée du désert". On y retrouve aussi une reprise d'un standard datant des années 30, enregistré à l'époque par le guitariste hawaïen Sol Hopii: "Hula Blues".

Approfondissant le répertoire de ce maître de la musique traditionnelle d'Hawaï, René Lussier entreprend, avec l'aide de sa compagne Paule Marier, d'adapter quelques airs retrouvés sur des compilations de Hopii et du Kalamas Quartet et d'en faire des chansons. Ces dernières sont l'objet du nouvel album de Lussier "Le prix du bonheur", au printemps 2005. Tout en multipliant les collaborations et les projets personnels, l'artiste replonge dans ses archives et prépare une réédition triple-durée du "Trésor de la langue", augmentée d'enregistrements de la tournée qui a suivi au début des années 1990, d'une entrevue remaniée de Pierre Bourgault et d'extraits de la bande sonore du film Le trésor archange de Fernand Bélanger. René est aussi invité à participer au Moulin à images, projet de Robert Lepage et de l'équipe Ex Machina, à l'occasion des célébrations du 400e anniversaire de fondation de la cité de Québec, en 2008.

On peut visiter le site officiel de René Lussier.

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