L'
Infonie

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Parcours

Notes biographiques
Aussi connus sous --  
Membres de la formation Jacques Beaudoin, Walter Boudreau, Pierre Daigneault, Jean Grimard, Gilles Haineault, Isengourd Knohr, Michel Lefrançois, André Pelchat
Carrière professionnelle 1967-1974   

Si l'Infonie a surtout été connue en tant que groupe musical, cet aspect de ses activités était loin de contenir tout le foisonnement culturel qui l'animait. Véritable rassemblement d'expérimentateurs dans de multiples domaines, l'Infonie aura été l'incarnation la plus plausible du happening à la sauce québécoise. Née des échanges interdisciplinaires qui voyaient le jour dans le sillage d'Expo 67, l'Infonie visait à réunir des créateurs de tous horizons: musique, peinture, soudure, artisanat, mime, se fondant au travail du conteur, de l'électricien ou du poète. À l'image des soirées underground des rassemblements californiens, les enviro-spectacles de l'Infonie étaient tous différents les uns des autres.

Si l'essentiel de leur volet musical doit beaucoup au jazz, c'est entre autre sous l'influence déterminante des cellules musicales formées respectivement autour de Walter Boudreau et du quatuor du Jazz Libre du Québec. Leur répertoire ne tarde pas cependant à inclure des éléments de musique classique, baroque voire contemporaire et électronique, grâce à l'apport des nombreux musiciens qui viennent enrichir la formation La rencontre de ce noyau musical et du poète Raôul Duguay en 1967 va donner le ton aux événements infoniaques qui vont se succéder au cours des années suivantes.

Si les performances du groupe varient, le nombre et l'identité des musiciens font aussi preuve d'une grande mobilité, contribuant à l'imprévisibilité de chaque apparition. Ils se retrouvent ainsi une quinzaine à participer à l'enregistrement du premier album du groupe, au tout nouveau studio André Perry, en 1969. Un 45 tours est même lancé à partir de cette session: "Viens danser le O.K. là" et "L'affaire / J'ai perdu 15 cents dans le nez froid d'un ange bronzé" qui fait aujourd'hui figure de pièce de collection. Le reste de l'album juxtapose l'adaptation libre d'un air de bossa nova "Desafinado", un "Agnus Dei" de Bach ou une reprise instrumentale d'un air des Beatles "She's Leaving Home" parsemés de thèmes électroniques créés par les sorciers du Moog que sont alors André Perry et Buddy Fasano. Bien que l'Infonie soit active depuis 1967, elle se fait surtout remarquer à partir de son apparition à la Nuit de la poésie tenue en mars 1970 et dont témoigne le légendaire film de Jean-Claude Labrecque. Le public y découvre cette curieuse confrérie aux allures médiévales à travers les élucubrations d'un Raôul Luôar Yaugud Duguay, officiant dans une tenue qui évoque à la fois l'habit du grand-prêtre et le pelage de l'homme des cavernes.

Le récitant-poète, devenu figure de proue de l'Infonie, publie bientôt Le manifeste de l'Infonie ou le ToutArtBel qui décrit, sur un ton alliant l'insolence à la profondeur, les 333 commandements de l'Infonie. Dès lors, les références philosophiques anciennes et exotiques sont systématiquement cueillies et refondues dans le discours plus ou moins initiatique véhiculé par les divers membres de l'Infonie: chiffre 3 et ses multiples, yin-yang, inversion des mots et des noms des musiciens, lettre Ô, allusions aux livres saints des diverses traditions, le tout en corrélation avec des thèmes modernes comme les préoccupations politiques ou scientifiques. On peut y remarquer une certaine parenté avec la publication mensuelle underground Mainmise qui paraît pour la première fois en octobre 1970 et où l'on retrouvera à l'occasion des textes des infoniaques Raôul Duguay et Claude Saint-Germain.

Entre leurs participations à divers événements et les spectacles en tournée, les membres du groupe ont l'occasion de graver un deuxième album intitulé "Le Mantra" qui ne contient qu'une seule longue pièce et que bien peu de gens se procurent. L'Infonie demeure davantage une expérience globale plutôt qu'un simple groupe musical au sens où l'entendent la plupart des gens. Le meilleur témoignage de cette réalité multidisciplinaire demeure le film L'Infonie inachevée, que réalise Roger Frappier pour l'ONF et qui montre les membres du groupe à la fois sur scène, en répétition ou en veine de confidences.

Au début des années soixante-dix, les membres du groupe multiplient les projets personnels (écriture, études, voyages…) et le groupe se fait plus intermittent. Walter Boudreau va poursuivre sa formation auprès de maîtres comme Pierre Boulez, puis Karl Heinz Stockhausen et Iannis Xenakis, tandis que Raôul Duguay replonge dans l'écriture d'un ouvrage sur les Musiques du Kébèk et d'un recueil poétique et théâtral intitulé L'Apokalipsô, remplissant chacun 333 pages et 3/3!

En 1972, paraît un album double "Vol. 333" où l'on retrouve la dernière participation de ce dernier à l'Infonie à la toute fin de la pièce "Paix", une oeuvre en 50 portions qui occupe la totalité du premier disque. Le reste de l'album reflète davantage l'influence des compositeurs baroques que sont Bach et Guillaume de Machaut.

On remarque une plus grande rigueur dans les nouvelles pièces de l'Infonie et le groupe vit ses derniers moments comme un véritable ensemble musical, orienté davantage vers la construction musicale contemporaine comme en fait foi le quatrième album qui est une reprise de "Paix", version sixième et finale telle que voulue par l'auteur. Si l'idée de l'Infonie survit quelque temps sous la forme du Quatuor de saxophones de l'Infonie, elle ne tarde pas à se dissoudre dans les multiples activités de ses anciens membres, ce qui est une façon bien orientale de survivre au-delà des ans.

En plus de participer à de futurs enregistrements de Duguay et Boudreau, les membres de l'Infonie se sont retrouvés au sein de groupes comme Cellule 3 (Maurice Richard), Harmonium (Pierre Daigneault), et comme accompagnateurs d'artistes aussi divers que Capitaine Nô (Isengourd Knohr et Michel Lefrançois), Claude Péloquin (Michel Lefrançois), Stephen Faulkner (Isengourd Knohr), Plume Latraverse (Isengourd Knohr) et de nombreux autres.

En 1974, le groupe était constitué de:

  • Jacques Beaudoin: basse, contrebasse, guitare

  • Walter Boudreau: saxophone baryton, piano, clavecin, dessinateur

  • Pierre Daigneault: saxophone ténor, piccolo

  • Jean Grimard: saxophone soprano, flûte, dessinateur

  • illes Hainault: pianos, clavinette

  • Isengourd Knöhr: batterie, percussions, bruitage, piano, guitare

  • Michel LeFrançois: guitare électrique

  • André Pelchat: saxophone alto, flûte

Le groupe a aussi compté dans ses rangs:

  • Arlette: relationiste, téléphoniste, dessinatrice

  • Guy Boivin: peintre, clarinette

  • Jean-Pierre Carpentier: trombone

  • Jacques Chapdelaine: sculpteur, graveur, poète

  • Yves Charbonneau: trompette

  • Doc Sproc: chiropraticien

  • Léon Deit: trompette

  • Marcel Delambre: sonorisateur

  • Raôul Duguay: voix

  • Réjean Émond: percussions

  • Buddy Fasano: Moog

  • Michel Gonneville: piano électrique

  • Gaby Johnston: saxophones, flûte

  • Abdul Al Khabyr: saxophone alto

  • Denis Lagacé: trompette

  • Jocelyn Leblanc: trombone

  • Jean-Louis Nadeau: impresario, relationniste

  • Andrée Paul: piano, tricot

  • Roger Pellerin: dessinateur, poète

  • André Perry: Moog

  • Jean Préfontaine: saxophone

  • Maurice Richard: contrebasse

  • Guy Richer: trombone, guitare, contrebasse, piano

  • Jack Rider: clarinette, saxophone ténor, flûte

  • Michel Robidoux: guitare

  • Claude Saint-Germain: voix, conteur, poète, comédien

  • Guy Thouin: percussions

  • Dominique Tremblay: viola

  • Yvon Trudeau: guitare

  • Jacques Valois: basse, contrebasse, guitare, accordéon

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