Nicola
Ciccone

 Nicola Ciccone

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Nicola Ciccone 
Aussi connu sous --  
Naissance 1974   
Carrière professionnelle Depuis 1998   

Sans chercher à provoquer par des actes d'éclat, mais en proposant simplement des chansons inspirées et en respectant un public discret mais fidèle, Nicola Ciccone a su s'imposer en quelques années comme un des plus solides représentants de sa génération. Cet artisan de la chanson à la fois douce et réaliste obtenait la reconnaissance de ses pairs et du public en obtenant le Félix de la Chanson populaire de l'année en 2004 avec "J't'aime tout court" et la certification Double platine (200 000 exemplaires vendus) deux ans plus tard pour l'album du même titre. Mais retournons d'abord quelques années plus tôt au moment où, encore étudiant, Nicola composait ses premiers textes en italien puis en anglais, avant d'entreprendre une véritable carrière dans ce métier.

Devant l'intérêt suscité par ses prestations quasi confidentielles et pour relever un défi amical, il propose bientôt ses premières chansons en français, dans un style qui s'apparente ouvertement au courrant du nouveau folk et au bon vieux chansonnier québécois des années soixante-dix, quelque part entre Claude Dubois, Paul Piché et Claude Léveillée. Comme ce dernier d'ailleurs, il compose en s'accompagnant au piano.

Après avoir obtenu sa maîtrise en psychologie en 1998, il décide d'opter à temps plein pour le monde de la chanson. Une cassette maison, un formulaire d'inscription, le voilà participant puis lauréat du concours Ma première Place des Arts. Sitôt l'événement passé, les propositions d'enregistrement lui arrivent de partout et notre jeune barde choisit la maison Tacca qui compte déjà parmi ses poulains: Kevin Parent, France D'Amour, la Constellation et La Chicane, pour n'en nommer que quelques-uns.

Tout frais sorti de son premier quart de siècle, Nicola Ciccone présente un premier album de ses compositions et assure une nouvelle voix à la relève chansonnière au Québec. "L'opéra du mendiant" est complété et se retrouve sur les tablettes des disquaires parmi les surprises automnales, en octobre 1999. On pourrait dire, en caricaturant à peine, qu'il est l'artistes dont les thèmes sont "les plus montréalais depuis Beau Dommage", qu'il soit question du Marché Jean-Talon "Le marchand de fleurs", du Cégep Ahuntsic, rue St-Hubert, "Au Cégep" ou simplement de la vie urbaine "L'opéra du mendiant", "Fils de rien, fils de personne". Naturellement, les réalités de la ville y sont décrites à travers les perceptions de sa génération, celle qu'on dit X pour oublier.

Le succès de la chanson titre "L'opéra du mendiant" qui se retrouve presque instantanément en première position sur les palmarès francophones à la grandeur du Québec, suivi de peu par "Le menteur" ne semble pas ébranler la perception de la frêle silhouette, habituée depuis longtemps à voir les chansons (et les artistes) aboutir au panier. Ils sont pourtant 60 000 à s'être procuré son premier essai au moment où Nicola propose son deuxième album "Noctambule", près de deux ans plus tard. Cette fois, le jeune homme se fait plus fantaisiste et tâte du blues "Le blues de la 55", du rock "Trip de bouffe" et du reggae "Jama song". L'auteur-compositeur semble alors plus à l'aise en tant qu'interprète et entreprend une nouvelle tournée sitôt le lancement complété.

Mais la plume n'est jamais loin. Entre deux spectacles ou deux rencontres, le poète saisit "La beauté des petites choses et autres gestes anodins", griffonne un texte, célèbre "La vie en décibels" ou "l'Hymne à l'espoir", raconte "La légende de Joe Wannabe" et songe déjà à un troisième album. Cette fois, il s'associe au Groupe Spectacles Gillett et c'est sur sa propre étiquette Matita qu'il propose "J't'aime tout court" à l'automne 2003. De facture plus intimiste que ses albums précédents, celui-ci en est cependant la suite logique, avec la complicité de son fidèle collaborateur Peter Ranallo. N'oubliant pas ses origines italiennes, il en célèbre l'essence dans "Canta amico canta" et la touchante "Ciao bella" qui pourrait bien avoir un côté autobiographique.

L'album connaît une longue et constante ascension et demeure pendant plus de deux ans parmi les cent meilleurs vendeurs québécois. L'artiste est conséquemment en forte demande et parcours les diverses régions du Québec en plus de se faire entendre sur les ondes de certaines radios européennes où Universal assure la distribution de "J't'aime tout court". Lui-même se rend en France et foule la scène de l'Olympia en avril 2005, en première partie d'Isabelle Boulay, puis tourne en province avec Lara Fabian. Après avoir poursuivi ses spectacles en terre québécoise à l'hiver 2006, il retourne en France le printemps suivant, cette fois à l'affiche du prestigieux Zénith.

Au Québec, l'ADISQ lui remet le Prix Reconnaissance pour marquer la présence constante de son troisième album au palmarès des ventes pendant plus de deux ans. Il ralentit un peu la cadence de ses spectacles et s'attable à la composition d'un quatrième opus. Coréalisé à nouveau avec Peter Ranallo, "Nous serons six milliards" se classe à nouveau parmi les préférés du public dès sa sortie, en octobre 2006. Fidèle à son style familier, tantôt réconfortant dans "Ensemble" tantôt dénonciateur pour "Les temps qui saoulent", le chanteur s'y permet toutefois un moment de fantaisie elvisienne avec "Mio amore". C'est pourtant la chanson-titre qui dépeint le plus directement la condition humaine: « Ils sont six milliards et nous ne sommes que deux... » que peut-on répondre à un tel énoncé? Rien que pour cette phrase, il faut compter Ciccone parmi les poètes! Outre l'écriture de l'ensemble des paroles et musiques des douze nouvelles chansons, Nicola agrémente le livret de son nouveau DC de quelques photos fort esthétiques.

On peut visiter le site officiel de Nicola Ciccone.