Jean
Lapointe

 Jean Lapointe

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Jean-Marie Lapointe 
Aussi connu sous Jean Capri, Jean Lapointe  
Naissance 1935   
Carrière professionnelle Depuis 1953   

Né près de Rimouski, Jean Lapointe suit sa famille au Lac-Beauport au début des années 1940 puis à Québec en 1951. Il participe à un concours d'amateurs à la station radiophonique CHRC à Québec, en 1950, puis forme l'année suivante le trio vocal Les Québécaires, avec Raymond Pacaud et Jean-Pierre Bédard. À l'été 1952 Jean-Marie Lapointe, avec son numéro d'imitations et de chant, remporte le grand prix des découvertes de Saint-Georges Côté à CKCV, autre station radiophonique de Québec, alors que les Québécairs se classent au deuxième rang! Ils participent pendant quelques semaines à l'émission Vive la joie à CHRC. Puis Jean-Marie Lapointe organise des spectacles avec son groupe et de jeunes amateurs dans des salles paroissiales de la région. Après avoir été brièvement maître de cérémonie au Baril d'Huîtres à Québec, il vient tenter sa chance à Montréal au début de 1954. Pour les besoins de son premier engagement de dix semaines au Café Caprice, il adopte le pseudonyme Jean Capri. Suivent un engagement de deux semaines à la Casa Loma et une suite de petits contrats dans des hôtels de province. En octobre 1955, Jean Lapointe remplit un engagement au Théâtre National de Jean Grimaldi. Jérôme Lemay, qu'il avait connu à Québec alors qu'il formait le duo Jay & Ray, vient assister à son spectacle. L'idée de former un duo se concrétise et Jérôme et Jean présentent leur premier spectacle au cabaret Charivari de Charlemagne Landry. Les Jérolas connaissent ensuite plus de quinze ans de succès ininterrompus, jusqu'à la dissolution du tandem en 1972.

Après avoir participé au spectacle de la Saint-Jean sur le Mont-Royal en juin 1975, Jean Lapointe amorce une longue collaboration avec le parolier Marcel Lefebvre, remportant un premier grand succès avec "C'est dans les chansons". Il présente à la salle Maisonneuve de la Place des Arts et partout au Québec avec un énorme succès son spectacle "Démaquillé" qui lui vaut le Prix Orange de la critique. Mêlant la chanson aux imitations et aux monologues humoristiques, Jean Lapointe présente, de 1977 à 1981, devant des foules record, les spectacles Un an déjà (1977), Rire aux larmes (1978), La grande séance (1979, plus de 300 000 spectateurs) et Pour le fun qu'il présente 277 fois en 1980 et 1981 et qui remporte le Félix du spectacle de l'année au Gala de l'ADISQ de 1981. Sur disques, Jean Lapointe connaît également une suite de succès: "Mon oncle Edmond" et "Cyrano" (1976), "Chante-la ta chanson" et "Rire aux larmes" (1978), "Tu jongles avec ma vie" et "Les fleurs malades" (1980). Plusieurs artistes, dont Nicole Martin, Jean-Pierre Ferland et Dominique Michel, lui rendent hommage lors d'un spectacle à la Place des Nations en septembre 1981. Après avoir fondé en 1982 la compagnie de disques Couleurs, Jean Lapointe bat ses propres records d'assistance avec le spectacle En pleine farce. L'année suivante, il participe à la comédie musicale "La course au bonheur" de Paul Baillargeon et Marcel Lefebvre puis, à l'instigation de son ami Raymond Devos, remporte un bon succès en avril 1984 sur la scène de Bobino à Paris. Après s'être produit dans une soixantaine de villes françaises à l'automne, il prend l'affiche, en février 1985, de l'Olympia avec "Showman", une version modifiée du spectacle Lapointe porte à rire, qu'il avait présenté avec succès au Québec. Cette véritable histoire d'amour avec le public québécois se continue avec les spectacles Histoire de rire (1987) et Attend'rire (1988), ce dernier étant présenté durant six semaines au Théâtre du Grand Edgar à Paris, à l'Olympia puis au cours d'une tournée en France, Belgique et Suisse. Attend'rire reçoit d'ailleurs un Billet d'or marquant une assistance cumulative de 50 000 spectateurs de la part de l'ADISQ en 1990. L'organisme Bourse Rideau a attribué à Jean Lapointe son prix hommage en 1991.

Bien que ses succès sur disques deviennent plus espacés, Jean Lapointe continue de remporter d'énormes succès sur scène où il excelle. À l'été 1991, il présente Le pianiste du Raindrop au Théâtre de Chéribourg dans les Cantons de l'Est. Disant vouloir se retirer de la scène, il présente Un dernier coup de balais qui attire à nouveau plus de 50 000 spectateurs un peu partout au Québec en 1993. Renouant avec Jérôme Lemay, Jean Lapointe présente, à l'été 1994, le spectacle Au revoir et merci qui rappelle l'époque des Jérolas. Pour souligner ses quarante ans de showbusiness, les Francofolies de Montréal présentent La fête à Jean Lapointe, à laquelle participent notamment Richard Séguin, Yvon Deschamps, Édith Butler, Fred Mella (des Compagnons de la Chanson), Charles Dumont, Raymond Devos et Jérôme Lemay le 31 juillet 1997. À l'été 1999, il présente le spectacle intimiste Une voix, un piano, une histoire avec le pianiste Jean-Pierre Lambert et le présente sur la scène du Gésu en décembre, un retour sur une scène montréalaise après cinq ans d'absence.

Nommé sénateur par le gouvernement canadien à l'été 2001, il s'intéresse particulièrement aux problèmes liés à la toxicomanie, domaine où il oeuvre depuis 1982 suite à la fondation de la Maison Jean Lapointe, puis grâce au téléthon annuel de la Fondation Jean Lapointe depuis 1987. Cette prestigieuse nomination survient au moment où l'artiste achève un album de nouvelles chansons "Derrière deux yeux... y'a une histoire!", son premier en six ans. Cet album d'une maturité exemplaire résume à lui seul toutes les facettes du personnage, tendre dans la chanson titre et "Mon anémone", cabotin le temps de ses "Blueberry Hilles" et "Chain Saw" mais aussi plus engagé que jamais dans "Le joueur" et "J'aimerais mieux mourir avant" qui traitent respectivement du jeu compulsif et de la condition pénible que vivent plusieurs personnes malades.

Comédien doué, Jean Lapointe a tenu des rôles dans de nombreux films, dont YUL 871 (1966) de Jacques Godbout, Deux femmes en or (1970), Les chats bottés (1971) et La pomme, la queue et les pépins (1974) de Claude Fournier, OK Laliberté (1973) de Marcel Carrière, Les Ordres (1973) de Michel Brault, Tout feu, tout femme (1975) de Gilles Richer, J.A. Martin, photographe (1976) de Jean Beaudin, Ti-mine Bernie pi la gang (1976) de Marcel Carrière, L'eau chaude, l'eau frette (1976) d'André Forcier, One Man (1977) de Robin Spry (rôle qui lui vaut un le trophée du meilleur acteur de soutien au Canadian Film Award de 1978), Angela (1978, aves Sophia Loren) de Bernard Sagal, Hot Dog (1980), Le caveau (1989) de sa fille Monique Lapointe, Une histoire inventée (1990) d'André Forcier, Ding et Dong le film (1990) d'Alain Chartrand, La Sarrazine (1991) de Paul Tana et La bouteille (1999) d'Alain Desrochers

À la télévision, son interprétation de Maurice Duplessis dans la télésérie Duplessis diffusée en 1977, sur les ondes de Radio Canada, demeure mémorable. Puis il joue le rôle d'un juge dans la télésérie Montréal, ville ouverte (1991) de Lise Payette puis dans la télésérie 10-07: l'affaire Kafka, à TQS en 1996. Au théâtre, Jean Lapointe a tenu le rôle de Stop dans la pièce d'Antonine Maillet, Évangéline Deusse (1986) qui a été reprise à la télévision de la SRC.

Source

Ce texte biographique a été rédigé par Robert Thérien, chercheur et spécialiste de la chanson québécoise et actualisé par l'équipe de Québec Info Musique.

On peut visiter le site de la Fondation Jean Lapointe et celui de la Maison Jean Lapointe.

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