Richard
Verreau

 Richard Verreau

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Richard Verreau 
Aussi connu sous --  
Naissance 1926-2005   
Carrière professionnelle 1951-1977   

En novembre 2004, moins d'un an avant son départ de ce monde, l’Opéra de Québec rendait hommage à Richard Verreau en lui décernant le titre honorifique d'Ambassadeur de l’Opéra de Québec. Certainement l'un des plus grands ténors qu'ait connu le Québec, Richard Verreau aura néanmoins connu une carrière musicale assez brève. Actif à la scène pendant une quinzaine d'années, son héritage discographique se résume à une dizaine d'albums, la plupart enregistrés entre 1959 et 1963, parmi lesquels "Richard Verreau à l'église" où l'on retrouve son interprétation inoubliable de "Minuit, chrétiens!", un succès populaire toujours très apprécié.

Encore dans la jeune vingtaine, au sortir de l'Université Laval à Québec où il vient de terminer des études en chant classique, Richard Verreau se rend à Paris en 1949 grâce à une bourse du gouvernement québécois. Il trouve à s'y perfectionner avec l'aide d'un autre ténor célèbre, Raoul Jobin. En 1951, on le retrouve parmi les membres de l'Opéra de Lyon où il est de la distribution des opéras Lakmé, Manon, Mireille et Les Pêcheurs de perles. À son retour, il s'embarque aussitôt pour Rome où il travaille le bel canto sous la direction du maître Beniamino Gigli.

Il termine les années cinquante à Montréal où il est régulièrement soliste avec l'OSM (Orchestre symphonique de Montréal). C'est ensuite au tour du New York City Opera de New York de faire appel à ses services, puis de Covent Garden, en Angleterre et du San Francisco Opera. Une de ses interprétations les plus remarquées est celle du Requiem de Verdi qu'il répète à plusieurs reprises. On le voit aussi en Italie, en Belgique, en Autriche et en France pendant ce qui demeure la période intense de sa carrière. En 1960, et pour trois ans, il devient le premier ténor du New York City Opera. De retour à Montréal, il chante avec l'OSM dans Tosca puis incarne Faust au Metropolitan Opera, toujours à New York. En 1964, il se rend en Union soviétique où il est accueilli avec tous les honneurs.

Malgré ses succès à l'étranger, le ténor revient toujours à Montréal où il multiplie les apparitions avec l'Opera Guild et le Théâtre lyrique de Nouvelle-France. On peut aussi l'entendre et le voir sur les ondes de la SRC. Les émissions L'Heure du concert, Récital, Music-Hall et Sérénade le font apprécier d'un nouveau public qui n'est pas nécessairement adepte des salles de concert. Mais déjà, il ralentit ses activités de scène après qu'une opération relativement bénigne, l'ablation des amygdales, eut modifié ses performances vocales. En 1965, il joue dans Manon au Metropolitan Opera et deux années plus tard il reprend le rôle de Faust avec L'OSM, dans le cadre de l'Expo 67.

Par la suite, il s'intéresse de plus en plus à la peinture et fonde bientôt sa propre galerie qui devient sa principale activité à partir de 1977. Depuis ce virage, il lui arrive encore, quoique plus rarement, de se laisser tenter lors d'une occasion spéciale où il se rend davantage comme témoin privilégié qu'en tant qu'artiste chantant. En septembre 1999, le Premier ministre du Québec lui rend un hommage particulier lors d'un concert gala au profit des Jeunesses musicales du Canada, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Parmi ses titres de reconnaissance, citons ceux de Grand Québécois attribué par la Chambre de commerce de Québec en 1991, Officier de l’Ordre du Canada en 1998, et Officier de l’Ordre national du Québec en 2000. Il avait été intronisé membre du Panthéon canadien de l’art lyrique en 1996 et désigné d'office Ambassadeur de l’Opéra de Québec en 2004. On annonçait son décès, le 7 juillet 2005, à l'âge de 79 ans.