Jim et Bertrand

  Jim et Bertrand

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Parcours

Notes biographiques
Aussi connus sous Corcoran-Gosselin  
Membres de la formation Jim Corcoran, Bertrand Gosselin
Carrière professionnelle 1972-1979   

Ce duo formé de Jim Corcoran et Bertrand Gosselin demeure une des plus belles réussites musicales de l'épopée du flower power québécois du début des années soixante-dix. Dans un contexte de retour à la simplicité rustique, voire à la vie campagnarde et ancestrale, les artistes les plus impliqués du mouvement contre-culturel comme Les Séguin et toute une frange de cette génération en rupture de société privilégiaient d'instinct l'instrumentation acoustique et les thèmes séculaires de la nature, des éléments ou des légendes anciennes.

Découverts par René Letarte, ancien membre du groupe Les Bel Canto devenu producteur des Jacques Michel, Gilles Valiquette et Les Séguin, les deux chanteurs-instrumentistes se distinguent immédiatement par leur complémentarité vocale harmonieuse, soutenue par une virtuosité instrumentale évidente. De façon exceptionnelle, leur premier succès "Comme Chartrand" met en évidence la sonorité électrifiée et toute en saturation du guitariste Gilles Valiquette. Loin de s'y tromper, le public sympathique au mouvement du Québec underground y voit une astuce pour percer l'indifférence des médias commerciaux à leur endroit. Ce sera d'ailleurs la seule fois que le duo jouera la carte d'une telle modernité.

En 1975, le deuxième album du duo "Île d'entrée" établit les balises de leur bref mais intense passage dans le décor de la chanson folk des années soixante-dix: harmonies vocales à la façon des Crosby, Stills, Nash & Young, instrumentation traditionnelle, guitares sèches, mandoline, flûte ou violon. "Lieu d'espoir", "Ça fait plaisir de t'voir" et surtout "Tes manières m'intriguent" deviennent des classiques instantanés que reprennent des dizaines de jeunes musiciens en herbe, un peu partout au Québec.

C'est cependant leur troisième album "La tête en gigue", qui paraît l'année suivante, que la plupart des gens de cette génération adopteront comme un véritable emblème sonore, traduisant les attentes et les valeurs de cette écotopie à la québécoise. La plupart des chansons, depuis les souriantes "J'ai la tête en gigue" et "Welcome Soleil" jusqu'aux plus intimes "Séjour à Stoke" et "J'savais pas à quoi m'attendre", rejoignent immédiatement les incontournables de Beau Dommage, Paul Piché ou Harmonium au répertoire des soirées au tour du feu ou des grandes célébrations collectives. Un an avant que ne soient créés les prix Félix et le regroupement professionnel de l'Adisq, l'album de Jim et Bertrand est couronné meilleur disque folk au Festival international de musique de Montreux, en Suisse.

Profitant de ce séjour en Europe, le duo se produit en France, en Allemagne, en Belgique et en Suisse, naturellement. De retour au Québec, ils réalisent un quatrième album "À l'abri de la tempête" qui suscite un intérêt plus réservé, ne donnant au répertoire populaire qu'un seul véritable succès de foules "La fille du capitaine". Suite à cette dernière contribution, les deux musiciens se consacrent dorénavant à leurs projets individuels qui les mènent vers de nouveaux horizons: Bertrand Gosselin s'intéresse davantage à la musique instrumentale et à la dimension pédagogique de cet art, tandis que Jim Corcoran approfondit son rapport à la chanson tout en abordant l'animation radiophonique.

Vingt ans exactement après la dispersion du duo, leur oeuvre-maîtresse, "La tête en gigue" est lancée à nouveau sur disque compact, en version remastérisée, juste à temps pour la Saint-Jean 1999.

Le groupe est constitué de:

  • Jim Corcoran: guitares, guimbarde, voix
  • Bertrand Gosselin: guitare, mandoline, flûte, piano, voix

Pour consulter les textes de chansons de ces artistes.

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