André
Gagnon

 André Gagnon

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable André Gagnon 
Aussi connu sous Dédé  
Naissance 1936   
Carrière professionnelle Depuis 1958   

Prolifique compositeur et pianiste de renom le jeune prodige de Saint-Pacôme-de-Kamouraska a exploré toutes les facettes de la musique ou presque. De formation classique, il a participé à l'éclosion de la chanson québécoise dès la fin des années 50, s'est illustré dans la composition de thèmes musicaux pour la télévision ou le cinéma avant de revenir au style baroque, d'imposer quelques thèmes dans la veine disco à l'échelle internationale puis de revenir à une inspiration plus intimiste, tout en se faisant réalisateur à l'occasion.

Né dans une famille qui comptait 18 frères et soeurs, le cadet compose de courtes pièces pour piano alors qu'il n'a que six ans. Ses cours de musique le conduisent de La Pocatière à Montréal où il devient accompagnateur d'Hervé Brousseau, chansonnier originaire de la Ville de Québec à partir de 1958. L'année suivante, il effectue le même travail avec les Bozos, groupe formé de Clémence Desrochers, Ferland, Léveillée, Raymond Lévesque ainsi que du jeune Brousseau.

Toutefois, juste après l'épisode des Bozos, André part étudier à Paris avec Yvonne Loriod. Pendant ce séjour, il accompagne aussi Georges Moustaki. De retour au Québec, en collaboration avec Léveillée, les deux pianistes développent un langage musical hybride inspiré du classique et du jazz qui obtient beaucoup de succès. L'album "Léveillée-Gagnon" paru en 1965 témoigne de cette complicité. Quand le texte est requis, c'est Léveillée qui le chante, à moins que ce ne soient les harmonies vocales de Nicole Perrier qui viennent compléter le duo de claviers, comme sur l'album "Une voix, deux pianos" de 1967.

Ces expériences permettent à Gagnon de fouler de nombreuses scènes et de connaître plusieurs studios d'enregistrement puisqu'il travaille aussi avec Monique Leyrac et Renée Claude. À titre de directeur musical, André est aussi associé à plusieurs séries télévisées fort populaires dont Moi et L'autre.

Ne délaissant pas le répertoire classique, le pianiste présente, en mars 1967, un concert Mozart avec 52 musiciens dirigés par Raymond Dessaints. Dès l'année suivante, ses interprétations de chansons québécoises réputées le font reconnaître de plein droit comme artiste soliste. Il se retrouve ainsi à Londres pour endisquer l'album "Pour les amants" qui paraît en 1968 et lance sa carrière internationale.

L'année suivante, il trouve une façon originale de reproduire en versions instrumentales plusieurs chansons de nos populaires chansonniers, en créant pour ceux-ci des arrangements baroques révélant des aspects insoupçonnés de mélodies pourtant familières. Cet album intitulé "Mes quatre saisons" est suivi en 1972 d'un autre du même type consacré cette fois aux compositions de Mme Bolduc et intitulé "Les turluteries".

Concerts et albums se succèdent avec succès durant la première moitié des années soixante-dix. André trouve même le temps d'enseigner le piano au collège Marguerite-Bourgeois de Montréal pendant quelques années.

L'album "Neiges" marque un tournant: le succès "Wow", enregistré avec un enrobage dansant au goût du jour, se maintiendra un bon moment en bonne place dans la compilation Billboard, subdivision disco. La pièce "Surprise" de l'année 1976 lui permet de fréquenter de nouveau les tables tournantes d'une quantité innombrable de boîtes de nuit. Il remporte d'ailleurs le Juno Award de l'instrumentiste de l'année en 1977 et se produit alors en spectacle au Canada et aux États-Unis. L'album suivant sera une fois de plus très apprécié du grand public puisque "Le Saint-Laurent" atteint facilement le cap des 100 000 exemplaires vendus.

C'est en 1978 qu'André réalise une prouesse musicale exceptionnelle: il réunit Yehudi Menuhin et Jean Carignan pour une prestation unique de son "Petit concerto pour Carignan et orchestre". L'événement a lieu lors d'une présentation de l'émission Music Man. L'année suivante André Gagnon reçoit le titre d'officier de l'Ordre du Canada.

Disques et tournées se multiplient de plus belle dans les années quatre-vingt: mentionnons entre autre l'hommage à Jacques Blanchet concocté avec Marie-Josée Thériault en 1982, l'album "Impressions" enregistré avec l'orchestre philharmonique de Londres et plusieurs tournées en Amérique, en Europe et en Asie où il joue avec plusieurs orchestres symphoniques dont ceux de Montréal, Vancouver et Tokyo. André retourne d'ailleurs régulièrement se produire au Japon où sa carrière est toujours au beau fixe.

Compositeur de plusieurs musiques de films (Kamouraska, Night Flight, etc.) et de pièces de théâtre telles La dame chez Maxim's et La poudre aux yeux, il ne dédaigne pas composer sur demande des indicatifs musicaux pour de nombreuses émissions et téléséries dont Format 60, Format 30, Les forges de Saint-Maurice, Des dames de coeur, Un signe de feu et Juliette Pomerleau.

Présentée à Montréal en mars 1990, la musique de l'opéra romantique Nelligan est également l'oeuvre de Gagnon. À cette occasion, celui-ci s'associe à Michel Tremblay pour le livret. En 1991, on souligne le 50ième anniversaire de la disparition de La Bolduc, et on propose au musicien de remonter "Les turluteries", cette fois en compagnie de Jeanne-d'Arc Charlebois, Diane Dufresne et Jim Corcoran.

Toujours très apprécié lors de présentations de grands galas télévisés, André est de toutes les grandes fêtes québécoises de la musique et son oeuvre nous démontre une créativité et une polyvalence peu communes. Les années quatre-vingt-dix voient paraître une bonne douzaine d'albums dont "Presque bleu", "Twilight Time", un "Noël" fort apprécié et, pour la première fois de sa carrière, un album en spectacle "André Gagnon au Centre Molson" en 1997.

Il se fait aussi réalisateur pour l'album de Noël de Marie Michèle Desrosiers en 1996 et pour le suave "Plaisir d'amour" de Marie-Denise Pelletier qui paraît à l'automne 2000. L'année précédente il avait offert quatre CD sous le thème de chacune des saisons avant de présenter son premier joyau du nouveau millénaire "Histoires rêvées", accompagné d'un grand orchestre dirigé par Jacques Lacombe.

Ses plus récentes propositions se font plus intimistes, juste assez orchestrées, donnant l'image sonore d'un homme qui a atteint une évidente sérénité, à des années lumières de la fébrilité des années plus trépidantes. Les titres de ses albums "Piano solitude" (2003), "Chemins ombragés" (2010) et le tout récent "Dans le silence de la nuit" (2011), sa seconde incursion dans l'univers noélien, sont des plus éloquents à cet égard.

Lors de ses apparitions publiques, qui se font plus rares, il fait souvent allusion à l'admiration et à la complicité qu'il voue toujours à son ami et partenaire Léveillée en lui dédiant sa composition "Le piano de Claude".

Un essai biographique a été publié en 1978 par Lucie Rozon (chez Libre Expression) à partir des propos de l'artiste. La même année, l'ONF produisait un film documentaire éponyme signé par le réalisateur Laurent Gagliardi.

On peut visiter le site officiel d'André Gagnon.

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