Marc
Hamilton

 Marc Hamilton

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Marc Hamilton 
Aussi connu sous --  
Naissance 1944   
Carrière professionnelle Depuis 1964   

La vie d'un homme, fut-il artiste, vedette ou simple quidam, ne peut se résumer en quelques phrases ou en un titre de chanson. C'est pourtant ce qui semble - bien à tort - être arrivé à celui qui publiait à l'automne 2005 son autobiographie intitulée La chanson qui m'a tué. À l'âge de 26 ans, au printemps 1970, Marc Hamilton connaissait un succès peu courant dans les annales de la chanson pop québécoise avec sa chanson "Comme j'ai toujours envie d'aimer". Ce n'était pourtant pas sa première incursion sur les palmarès, mais l'ampleur de son impact allait porter ombrage à ce qu'il avait proposé avant et surtout à ce qui allait suivre.

Ayant grandi en alternance entre de fréquents séjours montréalais et gaspésiens, celui qui décrit son enfance comme un périple de gitan québécois fit preuve très tôt d'un intérêt naturel pour la musique et la scène. Au milieu des années cinquante, armé de sa première guitare, il découvrait le rock'n roll des Presley, Lewis et compagnie, ce qui lui ouvrait les portes d'un monde nouveau.

Quelques années plus tard, à dix-neuf ans, il fonde les Shadols, dans la mouvance des groupes inspirés du succès des Beatles. Le quatuor grave trois 45 tours en un peu plus d'un an, six compositions signées Hamilton. Mais la concurrence est féroce et seulement une quinzaine de groupes pourra vraiment se démarquer parmi les quelques centaines de formations de cette vague dite yé-yé. La hausse de la demande pour ces orchestres juvéniles se fait bientôt sentir dans le milieu des cabarets, lequel recrute alors plusieurs de ces ensembles qui avaient fait leurs classes dans le réseau des salles de danse et des centres paroissiaux.

En 1965, comme la tendance est aux costumes et aux gadgets, Marc et ses compagnons participent à la mascarade et enfilent des costumes de personnages aussi loufoques que Dracula, Frankenstein ou La Momie. Les Monstres attirent les foules et... les photographes, en plus de graver deux autres 45 tours qui ne connaissent guère plus de succès. Il s'agit en fait d'un groupe que les gens se rendent voir plus qu'ils ne vont les entendre!

Après que l'aventure des Monstres eut tourné court, le nom de Marc Hamilton, tout comme celui de certains de ses compagnons de musique, Serge Blouin et François Carel, se retrouve sur étiquette Carrousel à partir de l'été 1967. Sans battre des records, la chanson "Je n'apprendrai pas le violon" marque son entrée dans le monde du disque avec quelques milliers d'exemplaires vendus, ce qui dépasse l'impact tant des enregistrements de ses groupes précédents que d'une prochaine tentative avec les Caïds. Ce succès modeste n'aura toutefois pas de suite immédiate, l'artiste s'envolant bientôt pour l'Europe. Il séjourne alors quelque temps dans le sud de la France, avant de monter à Paris et de revenir au Québec.

À l'automne 1969, il retrouve plusieurs anciens collaborateurs dont le Shadol Normand Bouchard qui voit à la coordination artistique de ce qui sera le premier microsillon de l'auteur-compositeur-interprète. Deux chansons paraissent d'abord sur 45 tours "Nous avons marché" et "J'irai un jour à Paris", le temps que le reste de l'album et la pochette soient à point. Les thèmes un peu bohème (ou plutôt beatnick) de ces chansons conviennent bien à la nouvelle apparence de Marc qui porte la barbe depuis son retour d'Europe.

En février 1970, un nouveau 45 tours affichant les titres "Comme j'ai toujours envie d'aimer" et "Tapis magique" fait son apparition sur le marché. L'accueil du public dépasse toute espérance et fait de son auteur une vedette instantanée, demeurant au sommet des palmarès pendant plus de deux mois. À l'été, la maison française Carrère lance le disque outre-Atlantique et renouvelle le succès, cette fois en s'imposant d'abord auprès du public des discothèques avant de s'emparer des ondes radio.

Celui qui avouait un peu plus tôt dans une entrevue avoir comme désir ultime de voir une de ses chansons reprise parmi les standards voit bientôt ce rêve réalisé quand "Comme j'ai toujours envie d'aimer" est incluse, parmi d'autres succès du temps, à des albums de Georges Jouvin ou du Grand orchestre de Paul Mauriat. L'enregistrement original, chanté par Marc, dépasse bientôt le million d'exemplaires en France et atteint les 200 000 ventes au Québec. Au fil des ans et des rééditions, il aura été reproduit à plus de deux millions de copies, sans compter les reprises en différentes langues dont la version anglaise "Time" par Marty Butler.

À l'été 1970, la chanson et son créateur sont omniprésents sur la scène québécoise: tournée Musicorama, passages à Jeunesse d'aujourd'hui, couvertures de journaux. Le personnage de Marc Hamilton coïncide avec le look décontracté des années hippy. Cheveux longs, barbe, colliers et vêtements exotiques, on le voit parfois tenant un sitar, comme le Beatle George Harrison. On peut d'ailleurs entendre cet instrument sur une chanson d'Hamilton.

L'impact de son tube hors du commun laisse justement dans l'ombre les autres pièces de l'album "Marc Hamilton", paru en mars de la même année. Celui-ci s'avère pourtant un condensé subtil et volontaire des diverses avenues pop du temps. Qu'il suffise de mentionner les arrangements hard rock de "C'est que tout va bien", la parenté de "Entre les fleurs" avec la tendance russophile de certains titres de Mary Hopkin et de Rika Zaraï, ou encore la psychedelia orientalisante de "Tapis magique".

Le tournant des années soixante-dix est une période à la fois prolifique et ardue pour Hamilton. À peine un an après la parution de son premier album, il a suffisamment de matériel pour entreprendre la préparation d'un nouveau 33 tours. La lecture de son autobiographie nous apprend que la version éditée sous le titre "Au fond des choses" est plutôt un projet inachevé, soit la maquette de ce qu'aurait dû être ce second microsillon. Les réactions du public et des critiques qui descendent littéralement ce dernier ou qui l'ignorent totalement en font aujourd'hui une rareté que possèdent uniquement quelques collectionneurs québécophiles.

La ballade "Rosemary", enregistrée quelques mois auparavant, bénéficie tout de même de l'effet d'entraînement mais sans atteindre les chiffres de ventes du succès précédent. Elle ne s'en classe pas moins en première position du Méritas pendant trois semaines. Mais les choses se gâtent sur le front européen et l'artiste se voit pratiquement écarté de la mise en marché du single en France, alors que les choses deviennent rapidement hors de contrôle.

Au Québec, le nom de Marc Hamilton demeure parmi les préférés d'une partie appréciable du public mais les prochain 45 tours connaissent une diffusion plus modeste: "Si je pouvais te faire un enfant" poursuit dans la veine sensuelle romantique, "Ce que je veux" donne dans la chanson pop tandis que "J'ai fait le tour d'la Gaspésie" évoque les mélodies folkloriques à la façon des Karrik. Marc sait aussi faire preuve d'humour comme en font foi "Arthur, le roi de la gamique" ou "J'veux pas d'vinaigre sur mes patates".

En 1973, le chanteur est victime d'un accident lors de travaux à sa propriété et perd l'oeil gauche. Il s'éloigne de la ville et occupe désormais d'autres fonctions tout en conservant le goût d'écrire et l'amour de la musique. Pendant trois ans, il assume la gérance et voit à la programmation du Grand salon de Mascouche. Plus tard, loin de la ville, il se vouera au commerce de bois de chauffage avant de revenir dans la métropole et de devenir propriétaire d'un bar à la mode qu'il baptise Le Soph, dans la seconde moitié des années quatre-vingt. Ces entreprises sont parsemées de retours à la chanson et de problèmes de santé liés à de trop fortes tentations qu'il confesse dans son ouvrage autobiographique déjà cité.

Sur le plan musical, les dernières décennies ont vu la parution de trois albums de chansons nouvelles au nom de l'artiste, dont le très sensuel "Peau de femmes", au début des années quatre-vingt, en plus d'une comédie musicale qu'il produit et réalise avec la collaboration du directeur musical Roger Pilon, intitulée "J'ai un bon deal".

Parallèlement, deux compilations DC, parues respectivement en 1993 et 2001, permettaient au public de redécouvrir ou de garder contact avec les chansons qu'il a aimées. Celles-ci sont suivies d'une récente parution où l'artiste propose une incursion au répertoire d'une de ses premières idoles, du côté de la chanson française: "Marc Hamilton chante Aznavour", en 2003. Quatre ans plus tard, un groupe de musiciens d'une toute autre génération, JohnE-5, fait écho au livre autobiographique de l'artiste et interpelle ce dernier avec la chanson "Comment ça va Marc Hamilton".

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