Georges
Dor

 Georges Dor

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Georges Dore 
Aussi connu sous Georges Dor  
Naissance 1931-2001   
Carrière professionnelle 1965-1978   

Georges Dore a à peine 17 ans qu'il travaille déjà à l'usine de textile de la Canadian Selanese à Drummondville. À l'automne de 1952, le jeune homme arrive à Montréal et laisse tomber le e final de son nom de famille pour devenir Georges Dor. Il suit des cours d'art dramatique avec Lucie de Vienne-Blanc et s'inscrit aux Ateliers du Théâtre du Nouveau-Monde. Il connaît peu de succès comme comédien, bien qu'il soit engagé pour être la doublure de Gratien Gélinas dans le film Ti-Coq. Au printemps de 1953, il déménage en Abitibi où il devient annonceur radiophonique à Amos puis travailleur sur le chantier du barrage hydroélectrique de la rivière Bersimis. Au printemps de 1954, il transporte à nouveau ses pénates, devenant rédacteur de nouvelles à la station de radio CHLN à Trois-Rivières. Côtoyant Pierre Bourgeault, Lise Payette, Raymond Lebrun, Jean Pellerin et plusieurs autres intellectuels, il commence à écrire des poèmes. En 1955, nouvelle affectation à la radio de CHLT à Sherbrooke avant de se retrouver, l'année suivante, à CHRC Québec. En 1957, il décroche un poste de rédacteur de nouvelles à la télévision de la SRC et participe, l'année suivante, à la grève des réalisateurs, ce qui lui vaut d'être arrêté avec plusieurs collègues dont René Lévesque.

Devenu réalisateur du Télé-journal en 1961, Georges Dor accepte par défi de participer, en 1964, à un concours d'amateurs. Puis des amis lui décrochent un premier engagement professionnel le 31 janvier 1965 à la Butte à Mathieu, en première partie de Monique Leyrac. Sans expérience de la musique ou de la scène, Georges Dor travaille ses compositions avec le pianiste François Cousineau qui l'incite à faire un disque. Lancé à la fin de 1966, ce premier album comprend les chansons "Le vent", "Chanson pour ma femme", "La chanson difficile" et, surtout, "La complainte de la Manic" qui, parue en 45 tours, atteint la première position du palmarès et dépasse rapidement les 100 000 exemplaires vendus. Du jamais vu pour un chansonnier! Cette chanson remportera ensuite un trophée Méritas au Gala du disque de 1967, se classera deuxième, la même année, au Festival de Sopot et sera proclamée, par un vote des auditeurs de la station CKAC, chanson québécoise la plus populaire de ce siècle! Surpris par son succès, Georges Dor acquiert du métier dans les boîtes à chansons, dont Le sablier à Percé où il chante tout l'été de 1966, avant de quitter finalement son emploi à la SRC en 1967. À l'invitation de l'impresario français Jacques Cannetti, il chante à Paris au Trois Baudets. Lorsqu'il fait la Comédie-Canadienne en février 1968, son répertoire s'est enrichi, entre autres, des chansons "Les ancêtres", "La boîte à chansons", "Mes ormes dans la plaine" et "Le Chinois". En mai, au Festival du Disque, il reçoit le prix Félix-Leclerc pour "La Manic" et le prix de l'auteur-compositeur-interprète ayant vendu le plus de disques. Il se produit à Cannes à l'automne1968, de nouveau à la Comédie-Canadienne en février 1969 puis au théâtre Port-Royal de Montréal en octobre1970, en plus d'effectuer des tournées dans quelques villes canadiennes: Ottawa, Toronto, Winnipeg et partout au Québec.

Farouche partisan de l'indépendance du Québec, Georges Dor consacre une bonne partie de ses chansons comme "Un homme libre", "Levez-vous", "C'est ici que tout se passe", "J'suis Québécois" au thème du pays à officialiser. Il participe en ce sens à des manifestations politiques, La nuit de la poésie et Poèmes et chants de la résistance, respectivement en 1970 et 1971. Il aborde la musique électrique avec de jeunes musiciens et connaît, l'année suivante, un bon succès populaire avec "Pour la musique". Il abandonne la scène en 1972, exception faite de quelques spectacles occasionnels, comme celui donné au Festival de Spa en 1973. Tout en continuant d'enregistrer des disques jusqu'en 1978, Georges Dor ouvre, en septembre1972, une galerie d'art à Longueuil et, en 1976, le théâtre Les Ancêtres à Saint-Germain-de-Grantham. En 1978, il écrit sur une musique de Léon Bernier le livret de la comédie musicale Un simple mariage double jouée au Théâtre de Marjolaine à Eastman. Dans les années 1980, Georges Dor écrit les téléromans Les Moineau et les Pinson et L'âme-soeur, diffusés à TVA au cours des saisons 1982-1985 puis 1985-1987, et signe de nombreuses pièces pour son théâtre d'été: Entre le rire et le rêve, Du sang bleu dans les veines, Qui vivra verrat!, Les Moineau et les Pinson.

Georges Dor a publié les recueils de poèmes Éternelle saison (auteur, 1955), La mémoire innocente (Ed. de l'Aube,1956), Portes closes (Ed. de l'Aube, 1959), Chante-pleure (Ed., Atys,1961), Je chante-pleure encore (Ed. Leméac-L'Hexagone,1969), Poèmes et chansons 1 (Ed. Leméac/ l'Hexagone, 1970), Poèmes et chansons 2 (Ed. Leméac/ L'Hexagone 1971), Poèmes et chansons 3 (Ed. Leméac/ L'Hexagone 1972), le roman D'aussi loin que l'amour nous vienne (Ed. Leméac, 1974), l'autobiographie Si tu savais (Ed. de l'Homme, 1977), le roman Amour il neige (Éd. Québec-Amérique, 1990) et Anna braillé une shot (elle a beaucoup pleuré) (1996), premier de trois ouvrages où il se livre à une critique sociale de la langue québécoise.

Il a joué au cinéma dans le documentaire Chant premier de Gilles Groulx (ONF, 1967) et le long-métrage Où êtes-vous donc, du même réalisateur, tourné en 1967 et sorti sur les écrans deux ans plus tard, où on le retrouve aux côtés de Jean-Claude Bernard des Hou-Lops et Mouffe. Il a aussi écrit la musique du film C'est pas le temps des romans (ONF).

Source

Ce texte biographique a été rédigé par Robert Thérien, chercheur et spécialiste de la chanson québécoise et actualisé par l'équipe de Québec Info Musique.

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