Monique
Leyrac

 Monique Leyrac

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Monique Tremblay 
Aussi connue sous Monique Leyrac  
Naissance 1928   
Carrière professionnelle Depuis 1943   

Cette interprète remarquable de la scène québécoise est née avec un don artistique affiné qu'elle a su mettre en valeur pendant quatre décennies au grand plaisir de plusieurs générations.

Étudiant le théâtre dans les années quarante, jouant des rôles dans certains radioromans, elle s'intéresse rapidement à la chanson. C'est ainsi qu'elle peut se faire apprécier comme chanteuse sur la scène du Faisan doré à Montréal, aux côtés de Jacques Normand, Charles Aznavour et Pierre Roche dès 1948. Elle y offre des mélodies sud-américaines et françaises. Le cinéma québécois naissant lui fait une place de choix dans le long-métrage Les Lumières de ma ville, en 1950 où ses talents crèvent l'écran. Elle y chante des pièces de Pierre Petel et grave alors quelques disques 78 tours.

Dès lors, imitant en cela plusieurs de ses compatriotes qui souhaitent s'immerger de culture française, elle se retrouve sur la rive gauche parisienne en se façonnant un répertoire constitué notamment de titres d'Édith Piaf. Durant ce séjour, elle est aussi une des premières voix québécoises à reprendre un titre de Félix Leclerc, "Le p'tit bonheur", en 1952. Quelques temps plus tard, Monique revient chez elle et joue l'Opéra de Quat'sous (rôle de Polly Peachum), créé trente ans plus tôt par Bertolt Brecht et le compositeur Kurt Weill.

Un véritable tournant s'opère alors dans la carrière de la jeune femme lorsque des auteurs-compositeurs émergents lui confient des chansons originales et c'est dès 1963 qu'elle enregistre un premier album complet de titres de Claude Léveillée et Gilles Vigneault. Mais elle se retrouve aussi à la télévision nationale à la barre de Pleins feux, émission de variétés. Elle fait aussi de grandes scènes comme la Place des Arts de Montréal, à la même affiche que les Swingle Singers.

Sa réputation de chanteuse à textes lui permet de représenter son pays au Festival international de la chanson de Pologne, en 1965, avec la chanson "Mon pays" de Gilles Vigneault, nouvelle vedette du mouvement chansonnier qui a envahi le Québec entier autour de 1960. C'est également à ce rendez-vous musical que Leyrac gagnera une autre récompense pour "La Petite mélodie qui revient".

Un autre événement international lui fera honneur, toujours en 1965. Il s'agit du Grand prix du Festival de la chanson à Ostende en Belgique. Ainsi, toutes les portes semblent maintenant s'ouvrir pour Leyrac: l'Olympia de Paris dans le spectacle Pleins feux sur le Canada (1966), l'Union soviétique, New-York (Carnegie Hall), Toronto et même Londres sans compter les tournées au Québec et au Canada.

Comme nous entamons l'année de l'Expo 67 et celle du Summer of Love, pour les anglo-américains, nous pourrons entendre Monique Leyrac à l'Expo-théâtre et au Pavillon du Canada, accompagnée du pianiste André Gagnon. C'est d'ailleurs à ce moment que, comme il le révèlera plus tard, le parolier Luc Plamondon, encore inconnu, rencontrera son idole. Des apparitions télévisées remarquées jalonnent par ailleurs cette époque pour l'artiste devenue internationale. Mentionnons l'une à la BBC (Rolf Harris Show) en 1968 et une autre au célébrissime Ed Sullivan Show américain en 1969.

Durant les années soixante, un album de la chanteuse est lancé presque tous les ans, y compris deux disques dont toutes les chansons sont en langue anglaise: un éponyme et "Beautifull Morning". Un retour à Paris sur la scène de Bobino et un rôle dans le film Act of the Heart de Paul Almond de même que plusieurs récitals au Québec occuperont l'année 1970 de Monique.

L'ascension de la comédienne-chanteuse fut telle que la télévision publique décide de lui consacrer un portrait, Une femme comme les autres en 1972. Plamondon, qui s'est lié d'une amitié professionnelle pour l'interprète lui propose un concept inédit: mettre en paroles des mélodies empruntées aux grands compositeurs. Le résultat de cette initiative paraît sur disque aussi en 1972 et sera réédité intégralement à la fin du siècle sous le titre "Airs classiques (1678-1972)". Cette même année, la diva québécoise s'offrira une prestation dans The Threepenny Opera au Festival de Stratford en Ontario puis retournera en France pour un séjour de trois ans. Son nouveau retour sur les scènes québécoises se fait au théâtre en 1975 avec Mademoiselle Marguerite de Roberto Athayde, au Théâtre du Nouveau-Monde de Montréal.

Autre fait marquant d'une brillante carrière, Leyrac remet le poète Émile Nelligan à l'ordre du jour cette année-là en construisant un spectacle musical lui étant entièrement consacré. Ce spectacle fut joué et repris régulièrement dans les années qui suivirent au Québec, au Canada et en France et fit l'objet d'un album intitulé "Monique Leyrac chante Nelligan". Ce fut l'occasion pour l'artiste de développer, durant les années quatre-vingt, une série de spectacles thématiques parmi lesquels figure celui consacré aux chansons de Félix-Leclerc avec qui elle avait travaillé pour le film Félix Leclerc, Troubadour, en 1958. Un album fut également produit autour de ce spectacle. On pût aussi voir une évocation de la vie de Sarah Bernhardt intitulée Divine Sarah en 1981, Les Paradis artificiels, sur l'oeuvre de Charles Baudelaire et un Spectacle 1900 constitué de chansons d'Aristide Bruant et Yvette Guilbert. Ces productions avaient souvent la particularité d'inclure chansons et comédie et étaient, il va sans dire, encensés par la critique.

Alors qu'elle commence à se faire plus rare sur les scènes, l'auteure Lise Payette lui confie un rôle dans le téléroman Des dames de coeur durant deux saisons (1886-1987). Par la suite, c'est avec Paul Savoie que Mme Leyrac se révèle dans Paris-Berlin sur des textes de Bertold Brecht et Jacques Prévert.

En 1990 on la retrouve dans la peau de Bélize dans Les Femmes savantes de Molière alors que la comédienne fait ses dernières apparitions au théâtre avec la Nouvelle compagnie théâtrale. Elle obtint d'ailleurs pour ce travail le prix de la critique au titre de meilleure comédienne de soutien. Contre toute attente, c'est ce moment que Monique Leyrac choisit pour se retirer du monde artistique non sans avoir publié une oeuvre autobiographique en 1983 intitulée Mon enfance à Rosemont.

Artiste d'exception, Leyrac a incarné un rôle qui outrepasse vraisemblablement tous ceux qu'elle a interprétés et chantés, celui d'une femme entière qui n'a fait aucun compromis pour offrir à son public des oeuvres de grande qualité en confirmant progressivement sa québécitude et en accompagnant l'affirmation culturelle nationale.

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