Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Sylvain Lelièvre 
Aussi connu sous --  
Naissance 1943-2002   
Carrière professionnelle 1963-2002   

Plus que tout autre artiste de la seconde moitié du XXe siècle, Sylvain Lelièvre incarne la complémentarité et la cohabitation de l'esthétique jazz et de la chanson française classique. Après avoir mené de front pendant trois décennies ses activités musicales et une carrière dans l'enseignement, Sylvain Lelièvre consacrait totalement ses dernières années à sa passion pour la musique et la chanson. Ses derniers albums tout particulièrement laissent entendre l'attrait que le jazz a exercé sur cet auteur-compositeur dans la lignée des grands chansonniers québécois. L'homme de lettres originaire de la ville de Québec a su, dès le début, allier une approche tout en douceur et une évidente ironie, particulièrement présente dans certains textes.

S'il a pondu ses premières oeuvres au temps héroïque des boîtes à chansons ("Après l'hiver" et "Les amours anciennes" ont valu coup sur coup à Aimé Major et à Monique Leyrac les honneurs du concours international Chansons sur mesure, en 1962 et 1963), il lui aura fallu attendre près de dix ans avant de retrouver ses propres enregistrements chez les disquaires et encore un peu plus pour se faire connaître du grand public. C'est vraiment suite à son passage à l'événement de la Chant' Août, en 1975, que l'on commence à reconnaître et à fredonner ses refrains comme "Petit matin" et "Le blues du courrier".

L'année suivante, son album "Programme double" venait confirmer sa nouvelle popularité, avec la mordante "Drôle de pays" et une ballade déjà imprégnée de nostalgie, intitulée "Marie-Hélène", où il se réfère notamment à Genesis, à Harmonium et aux lointains Beatles. Ces deux dimensions se retrouvent constamment chez Lelièvre, comme un équilibre fragile entre l'urgence de vivre et le refuge du souvenir: deux thèmes qui reviennent aussi hanter son chef d'oeuvre éponyme de 1978. Ce quatrième album qui contient notamment les pièces "Kérouac", "Fleur de grésil", "Le chanteur indigène" et "Lettre de Toronto".

Quand arrive le creux de vague du début des années 80, sa double profession lui permettra de continuer à taquiner la muse sans pour autant sacrifier aux caprices des sonorités à la mode. C'est ainsi qu'il livre successivement des oeuvres aussi personnelles que "La ficelle", "Venir au monde", "Rien à déclarer", "Lignes de coeur" ou "Je flâne en chemin". Cette décennie de l'intériorité est aussi marquée par l'amusante parenthèse "Rock, banana-split et crème-soda" en 1983 et, dans un registre plus sérieux, le retour de la chanson d'actualité à partir de 1986 (plusieurs chansons de l'album "Vue sur la mer" de Daniel Lavoie, et "Place Tiananmen" sur son propre album "Un aller simple" en 1989).

Ce regain de créativité s'accentue au milieu des années quatre-vingt-dix avec la parution de l'album "Qu'est-ce qu'on a fait de nos rêves?" enregistré en public au Théâtre du Petit Champlain à Québec, du roman Le troisième orchestre puis d'un nouvel album de chansons originales où "Le joueur de piano" affiche un retour à l'inspiration de départ: le be-bop des petites boîtes d'après-guerre et les après-midi langoureux qui permettent de mieux apprécier "Les choses inutiles".

Ayant pris congé de l'enseignement au tournant du nouveau siècle, il entreprend une vaste tournée qu'il intitule Versant jazz et qui parcourt l'ensemble du Québec pendant une bonne partie des années 2000 et 2001. Accompagné d'un quintuor ou en formule trio, il allie les chansons de son récent album, certains de ses classiques et quelques standards de jazz en une prestation enlevée et fort appréciée. Son passage à la salle Le Lion d'Or, à Montréal, en novembre 2001 donne lieu à un nouvel album en public, également intitulé "Versant jazz", l'hiver suivant. L'album vaudra à ses interprètes le Félix de l'Album jazz de l'année en octobre 2002.

Le 30 avril 2002, alors qu'il revenait de donner un atelier d'écriture de chansons aux Îles-de-la-Madeleine, Sylvain Lelièvre est victime d'une embolie gazeuse cérébrale au cours du vol de retour et décède moins d'une journée plus tard, à l'âge de cinquante-neuf ans. Il était un artiste au meilleur de sa forme, à l'aube d'un nouveau volet de sa carrière, et préparait l'écriture d'un second roman. Deux ans plus tard, peu après la parution de l'album posthume "Versant jazz volume 2", un parc est inauguré à sa mémoire, dans son quartier natal de Limoilou, le 3 juillet 2004.

Le traitement numérique d'archives conservées précieusement par ses proches et la ténacité de la réalisatrice mélomane Élizabeth Gagnon permettent au public de retrouver un Sylvain Lelièvre en début de carrière à l'occasion du lancement du coffret "Chansons retrouvées", au printemps 2008, peu avant la parution de l'intégralité des textes de ses chansons sous le titre Le chanteur libre. On peut y entendre une prestation en public à l'auditorium du Collège Saint-Jean-Eudes, en mars 1966, des chansons interprétées à l'émission D'un chansonnier à l'autre que Sylvain anime à la radio de Radio-Canada à l'été 1968, et quelques plus récentes; en tout une vingtaine de titres inédits que complète une réédition de son tout premier album, produit jadis par Gilles Vigneault sur son étiquette Le Nordet. On y a aussi ajouté un DVD réunissant un récital de 1980 au Lac des Fées, des captations télévisées et un ultime document hommage intitulé Qu'est-ce qu'on a fait de nos rêves?, réalisé par Jean Letarte. Salut Sylvain, comment ça va vieux frère!

On peut visiter le site officiel de Sylvain Lelièvre.

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