Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Isabelle Boulay 
Aussi connue sous --  
Naissance 1972   
Carrière professionnelle Depuis 1991   

Artiste chérie des ondes québécoises depuis presque deux décennies, et de plus en plus en France, cette Gaspésienne allie la présence des grandes interprètes romantiques et le naturel des adeptes de la chanson country. Ce volet de son parcours est reconnu depuis le printemps 2007, alors qu'elle lançait "De retour à la source", son huitième album. Des collaborateurs de longue date, tels Daniel DeShaime, Zachary Richard, Paul Daraîche ou Michel Rivard, y étaient rejoints par des tandems aussi diversifiés que Geneviève Binette et Damien Robitaille, Éloi Painchaud et Jorane, Louise Forestier et André Gagnon, qu'on n'aurait pas tous imaginés dans les décors d'un bivouac. Avec "Nos lendemains", puis "Les grands espaces", parus respectivement en 2008 et 2011, elle s'affirme définitivement comme une ambassadrice hors-pair, séduisant la francophonie européenne avec l'aide de Dominique Blanc-Francard et de Benjamin Biolay, respectivement.

Fascinée par la chanson depuis sa tendre enfance, Isabelle Boulay a eu la chance de vivre dans une famille qui valorise cette forme d'expression, notamment une de ses tantes, "Adrienne" à qui la jeune femme dédiera une chanson des années plus tard.

C'est d'abord par la mer, davantage que par les prairies, que la dame s'est d'abord fait remarquer. Isabelle attire l'attention lors du Festival en chanson de Petite-Vallée, tout près de chez elle, 1990. Elle y remporte le prix de la meilleure interprète et renouvelle l'exploit l'année suivante à Granby, âgée d'à peine 19 ans. Elle s'illustre bientôt comme choriste et se produit en première partie d'André-Philippe Gagnon puis de Claude Dubois avant de se joindre à une tournée de Dan Bigras, avec qui elle se produit à la grandeur du Québec et au Nouveau-Brunswick.

En 1994, elle prête sa voix à la comédienne Joëlle Morin qui personnifie Alys Robi dans la série télévisée consacrée à la star québécoise des années 40 et 50. Pour les besoins de cette reconstitution historique, Isabelle interprète hors champ les grands succès de Lady Alys. Douée elle-même pour la comédie, Isabelle Boulay se joint à la troupe de Starmania, version 1995, où elle succède à Luce Duffault dans le rôle de Marie-Jeanne.

Revenue au Québec, elle propose un premier opus intitulé "Fallait pas" au printemps 1996, avec la complicité de son compatriote Daniel DeShaime qui lui confie onze de ses compositions parmi lesquelles "Et mon coeur en prend plein la gueule", "Tu n'as pas besoin" et le succès "Un peu d'innocence" qu'il avait lui-même popularisé quelques années auparavant. L'auteur assume également la réalisation de ce premier album.

Deux ans plus tard, "États d'amour" lui permet de s'imposer davantage grâce aux chansons "Je t'oublierai, je t'oublierai", "N'oublie jamais", "La lune" et "Le saule". À l'aube d'un nouveau siècle, Isabelle Boulay s'affirme parmi les interprètes les plus prometteuses du Québec, des deux côtés de l'Atlantique.

Ses prestations lors des FrancoFolies 1999 donnent lieu à l'album "Scènes d'amour" dont treize des dix-sept chansons sont interprétées en duos. Parmi les voix qui affichent ainsi leur complicité, on remarque celles de Michel Rivard, Zachary Richard, Laurence Jalbert, Claude Léveillée, Serge Lama et Francis Cabrel. Il faut souligner, parmi les moments forts de cet enregistrement, la reprise de la chanson "Couleur café" de Serge Gainsbourg où l'audience lui donne la réplique de façon on ne peut plus chaleureuse.

La parution de "Mieux qu'ici-bas", à l'été 2000, marque un tournant dans sa carrière européenne. Pendant près de deux ans, cet album sera au nombre des cinquante meilleures ventes en France et franchira aisément la barre du million d'exemplaires. L'artiste qui donne son 1er spectacle solo à l'Olympia en décembre 2000 s'offrira le Zénith moins d'un an plus tard, au mois d'octobre suivant. En février 2001, Isabelle Boulay est consacrée Découverte de l'année et "Mieux qu'ici-bas" se mérite le Victoire de l'Album-découverte de l'année devant Garou, Alizée, Autour de Louise et Kereen Ann. Au Québec, la chanteuse conserve la ferveur de fans nombreux et fidèles. Dans le cadre du Gala annuel de l'Adisq, le vote du public la désigne à quatre reprises comme Interprète féminine de l'année en 1999, 2000, 2001 et 2002.

L'année 2002 voit la parution simultanée des albums: "Ses plus belles histoires" où elle réinterprète plusieurs de ses succès en support à la campagne de levée de fond pour LEUCAN et "Au moment d'être à vous", captation d'un spectacle à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts, en compagnie de l'Orchestre symphonique de Montréal.

Pendant ce temps, l'Europe n'a de cesse de lui faire les yeux doux. La rencontre de Johnny Hallyday, monument de la pop française, l'amène à partager la scène de l'idole à plusieurs reprises, expérience qu'Isabelle aura l'occasion de répéter avec des artistes aussi prestigieux que Charles Aznavour, Gilbert Bécaud, Serge Reggiani, Eddy Mitchell ou Henri Salvador.

Le printemps 2004 est marqué par la parution de "Tout un jour" où des gens comme Daniel Bélanger, Louise Forestier, Pascal Obispo, Étienne Roda-Gil, Daniel Seff et Didier Golemanas s'ajoutent à sa liste déjà impressionnante de collaborateurs. En 2005, elle sera désignée Artiste s'étant le plus illustrée à l'étranger, en plus de rafler le Félix du Spectacle de l'année pour une interprète.

À l'occasion des FrancoFolies de Montréal, en 2006, Isabelle partage la scène avec des figures légendaires telles que Renée Martel, Paul Daraîche ou Stephen Faulkner. Il faudra pourtant attendre encore près d'un an avant que ne paraisse "De retour à la source", son album de ballades country réalisé par Rick Haworth. Bien que la coloration y soit très continentale, la teneur des mélodies ne s'éloigne pas si catégoriquement de celles auxquelles nous a habitués l'artiste. On devine toutefois que des pièces comme "Entre Matane et Baton Rouge", "Lui", "Mon village au bout du monde" sont susceptibles de se frayer un chemin chez un large public.

Les prochains albums auront le loisir de remplir ces promesses. "Nos lendemains", qui paraît moins d'un an plus tard, rappelle que tout en projetant l'image musicale qui l'a rendue célèbre, Isabelle garde la fibre country avec des réussites comme "Juste une étoile" ou la plage titre, une adaptation d'une pièce de Ron Sexmith. Ses fans auront aussi la surprise d'y trouver un classique de la musique sud-américaine, soit "Coucouroucoucou paloma" et une chanson en langue italienne: "L'appunamento"". Fin 2009, ce sont ses "Chansons pour les mois d'hiver" qui viennent couronner cette démarche, alliant des chansons de saison telles "Le patineur" ou "Marie-Noël" et des standards qui allient la ballade pop à des joyaux country, relayées deux ans plus tard par "Les grands espaces" où Benjamin Biolay, complice à quelques reprises, signe la réalisation et l'accompagne jusqu'à Nashville où Dolly Parton ajoute sa voix à celle de la Québécoise sur la reprise de "True Blue".

Biolay lui offre un titre original "Partir au loin" en plus de reprendre le standard des années 60 "Summer Wine" avec Isabelle. Comme c'est maintenant l'habitude, les collaborateurs se font nombreux: Steve Marin, Jean-Louis Murat, Ève Déziel et Michel Rivard pour n'en nommer que quelques-uns. Sur une quinzaine de titres, il y a place pour quelques surprises: c'est le cas avec "To Know Him Is To Love Him" ou encore "Jolie Louise". Le lancement de l'album colle une fois de plus à la réalité au moment où la radio fait entendre "Fin octobre, début novembre" ...2011!

On peut visiter le site officiel d'Isabelle Boulay.