Diane
Tell

 Diane Tell

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Diane Fortin 
Aussi connue sous Diane Tell  
Naissance 1957   
Carrière professionnelle Depuis 1974   

Des quelques artistes qui ont fait le pont entre les deux rives de l'Atlantique, Diane Fortin est une de celles qui ont le mieux assumé cette double citoyenneté musicale. Son parcours atypique de musicienne interprète a bien vite imposé un style pop sophistiqué en offrant des textes rejoignant plusieurs générations. Indépendante et déterminée, elle débarque toute jeune encore, dans le showbusiness québécois en 1977, avec un album teinté de jazz, à contre-courant des univers disco et rock dominants.

Née à Québec, elle passe plusieurs années de sa jeune vie à Val-d'Or en Abitibi. Elle s'initie au violon avec Luis Rebello, puis à la guitare classique avec Marie Prével. À son arrivée à Montréal quelques années plus tard, elle poursuit son apprentissage avec la guitare jazz au collège de Saint-Laurent puis renoue avec le violon au Conservatoire de Musique de Montréal.

Elle signe bientôt un premier contrat de disques. La chanson "Les cinéma-bars", tirée de son premier album, envahira progressivement les ondes hertziennes. Sa marque de commerce est déjà bien définie grâce à ses premières compositions. Étoile montante de l'effervescence locale, on la verra en première partie d'artistes de renomm comme Chris De Burgh, Rick Derringer, Mahogany Rush, John Mayal ou Leo Sayer.

Avec Michael Holmes à titre de directeur musical et Allan Katz à la réalisation, Diane conçoit son deuxième disque intitulé "Entre Nous" l'année suivante. La balade "Gilberto" qui rend hommage à un des pères de la bossa nova, touche profondément le coeur des Québécois et se hissera au sommet des palmarès, permettant à son interprète de remporter les honneurs au Gala de l'ADISQ 1980 dans les catégories auteur-compositeur-interprète et révélation féminine de l'année.

L'inspiration et la créativité de Diane sont si effervescentes qu'elle enchaîne avec "En flèche, sur lequel le musicien de Memphis Carl Marsh agit comme directeur musical et instrumentiste. Sur ce disque, qui est mis en marché au Québec et en France, on retrouve "Si j'étais un homme", son plus grand succès en carrière, qui fera d'elle une inoubliable des deux côtés de l'Atlantique. Avec cette chanson, Diane récolte le Félix de la chanson de l'année, en 1981 en plus de quelques autres statuettes.

Ce summum de popularité lui ouvrira la porte d'une tournée promotionnelle en Europe qu'elle effectuera en compagnie de la formation jazz-rock québécoise Uzeb, déjà réputée internationalement. Le 9 décembre 1981, sur le réseau ABC, Diane est l'une des invitées lors de la captation du Perry Como's French-Canadian Christmas. Des artistes comme Debby Boone et la Troupe V'là l'bon vent sont aussi de la partie.

C'est encore Carl March avec l'aide de Stéphan Montanaro aux claviers qui secondent Diane pour la conception de son quatrième album intitulé "Chimères, porteur de neuf titres encore chaleureusement accueillis par ses nombreux fans. Diane se permet dans les années 1982-1983 des tournées fort courues comportant des apparitions sur les meilleures scènes québécoises et françaises, à ce point qu'elle remporte le trophée de révélation au MIDEM de Cannes.

En 1983, on offre à la chanteuse à la voix parfois fort langoureuse, l'inoubliable "Reste avec moi", chanson thème du long-métrage Bonheur d'occasion de Claude Fournier. Sa carrière prend véritablement une dimension internationale et c'est à l'Olympia de Paris qu'on la retrouve le 11 décembre de cette année triomphale.

Diane peut maintenant côtoyer des auteurs de divers horizons telles la prolifique Françoise Hardy, le parolier Boris Bergman, ou les écrivaines Maryline Desbiolles et Maryse Wolinski. Enregistré à Paris, Memphis et New York, son cinquième disque sera dans les bacs en 1984 et est porteur de titres comme "Savoir", "On a besoin d'amour", et "Manhattan monotone" qui se font entendre sur quelques continents.

De retour pour une tournée de spectacles au Québec en 1985, elle travaille déjà à concocter un nouvel album: "Faire à nouveau connaissance" aura un tel impact qu'il vaudra à son auteure le Victoire 1986 du meilleur disque francophone. On se rappelle aisément des titres qui le composent dont la chanson-titre, "Paradis d'espace" et "J'arrive pas, j'arrive".

À l'occasion du grand rendez-vous des amateurs de hockey nord-américain et international qui s'organise dans la ville de Québec en février 1987, Diane est invitée à chanter lors du spectacle d'ouverture. L'événement sera télédiffusé sur les chaînes francophone et anglophone nationales ainsi qu'à l'étranger. Suivent ses spectacles sur les scènes européennes dont l'Olympia de Paris en plus du nouvel opus intitulé "Dégriffe-moi", en 1988.

Sachant se remettre en question et varier les expériences, Diane Tell accepte de tenir l'un des rôles principaux d'un spectacle conçu, en 1991, par nul autre que Michel Berger et Luc Plamondon. L'opéra-rock ayant pour trame de fond la vie de l'idole américaine James Dean, mis en scène par Jérôme Savary, mettra aussi en vedette Renaud Hantson, Nanette Workman, deux vedettes de Starmania, première collaboration Plamondon-Berger. "La légende Jimmy" sera montée à Paris, Montréal et en Allemagne et la chanson-titre devient l'un des très grands succès de Diane sur disques en 1990.

Une nouvelle expérience scénique du même genre prend l'affiche à Paris et est cosignée par Diane et Jérôme Savary. "Marilyn Montreuil" mais n'obtient pas le succès escompté.

Diane s'installe bientôt à Biarritz en Aquitaine où elle apprendra... à piloter un avion. C'est d'ailleurs au cours de l'un de ses voyages en Afrique qu'elle rencontre le polyvalent guitariste Robbie McIntosh, qui a notamment enregistré et tourné plusieurs années avec Sir Paul McCartney. Elle monte ainsi un spectacle avec McIntosh qu'elle présente au Ghana. Une amitié créatrice s'étant installée entre les deux musiciens, Diane et Robbie collaboreront à plusieurs occasions par la suite. Enregistré à Londres et distribué en 1995, l'album "Désir, plaisir, soupir" laissera d'ailleurs les traces de cette collaboration. Suivra une série de spectacles en Europe et au Québec durant l'année suivante.

La chanson "Boule de moi", sortie en 2002, donne un avant-goût du disque "Popeline" enregistré partiellement dans les célèbres studios Abbey Road et qui marque le retour de Diane Tell en 2005. Elle y renoue avec Robbie McIntosh et réalise elle-même l'opus. Celui-ci nous fait entendre de belles surprises dont une reprise d'un titre de Sarah McLachlan en français et un autre de Cold Play, "Revenons au départ" (The Scientist).

Diane Tell mène une carrière musicale plus discrète depuis quelques années mais elle réussit infailliblement à nous offrir de belles surprises lors d'apparitions sur scène ou sur enregistrement, comme avec son album "Docteur Boris & Mister Vian de 2009, où elle s'amuse à moderniser certaines chansons de ce grand mythe de la scène jazz française des années 1950, Boris Vian. Deux ans plus tard, elle revient s'immerger dans les vibrations du pays de son adolescence et c'est avec l'étroite collaboration d'un homonyme, Serge Fortin, qu'elle a rencontré lors des célébrations du 75e anniversaire de la ville de Val-d'Or, qu'elle concocte "Rideaux ouverts", son dixième album de chansons inédites et quatorzième en carrière. Ses apparitions sur scène sont toujours de purs moments de bonheur combinés à une grande complicité avec son public parfaitement ravi et conscient que la bonne chanson pop existe encore...

On peut visiter le site officiel de Diane Tell.