Louise
Forestier

 Louise Forestier

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Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Louise Belhumeur 
Aussi connue sous Louise Forestier  
Naissance 1943   
Carrière professionnelle Depuis 1965   

Femme de scène passionnée, Louise Forestier se partage également entre le théâtre et la chanson et ce depuis ses débuts, au milieu des années soixante. C'est à l'École nationale de théâtre qu'elle fait la connaissance de ce frisé qui s'adonne également à la chanson et qui remporte, pour son premier album, un prix au Festival du disque en octobre 1965. Habituée aux auteurs français comme Vian et Ferré, elle ajoute bientôt à son répertoire certaines oeuvres de ce Robert Charlebois comme "La boulée". Elle est à son tour élue découverte de l'année de l'émission Jeunesse Oblige, en 1966. Son premier album éponyme contient aussi "Les ouaouarons", "Monument national" du même Charlebois et d'autres chansons d'auteurs québécois comme Georges Dor et Clémence Desrochers, rejoignant les Monique Leyrac, Pauline Julien et Renée Claude en tant que porte-voix de cette chanson québécoise en plein essor. À la même époque, elle participe aux comédies estivales Il est une saison et Ne ratez pas l'espion, de Louis-Georges Carrier et Claude Léveillée, au Théâtre de la Marjolaine, à Eastman.

En 1967, elle représente le volet québécois aux côtés du duo Alan Mills & Hélène Baillargeon et des interprètes Jacques Labrecque, Raoul Roy et Yves Albert pour l'album "Chansons folkloriques de Canada", coffret de neuf disques publié à l'occasion de l'année du centenaire de la fédération canadienne. Certaines de ces pièces traditionnelles comme "Ah! toi, belle hirondelle" et "De bon matin, j'me suis levée" ressurgiront à son répertoire quelques années plus tard, après un long détour. Elle partage brièvement la scène du Patriote avec Robert Charlebois en janvier 1968 puis se joint au nouveau spectacle que celui-ci prépare au Théâtre de Quat' Sous l'automne suivant. Encore en gestation, la revue, baptisée Osstidcho à la toute dernière minute, devait devenir l'événement de la décennie et propulser la carrière de Louise Forestier, tout comme celles de Robert Charlebois et du monologuiste Yvon Deschamps à l'avant-scène.

Parallèlement à "Robert Charlebois avec Louise Forestier", témoin discographique du célèbre spectacle où les deux interprètes joignent leurs voix pour quelques pièces dont " Lindberg" et " California", paraît un nouvel album "Louise Forestier - L.F.". Celui-ci demeure dans l'ombre du premier, malgré la présence de plusieurs musiciens qui ont participé à l'Osstidcho, soit Guy Thouin, Michel Robidoux, Maurice Richard et Jacques Perron. Cette fois, Louise Forestier y est auteure de quatre chansons dont "Quand t'es pas là" et "Le cantic du Titanic" sur des musiques de Jacques Perron. Elle se fait aussi l'interprète des Gauthier "From Santa To America", Desrochers "La douce Emma", Deschamps "Comment, comment", ainsi que Sabourin et Charlebois "Le mont Athos". Dans la foulée de l'Osstidcho, la troupe se rend à l'Olympia de Paris et Louise termine les derniers soirs de l'engagement en solo avec le Jazz Libre du Québec, suite au retentissant épisode de la batterie de Charlebois. Toute cette épopée est racontée dans le film de François Brault et Jean Dansereau À soir, on fait peur au monde. De retour au Québec, elle joue dans de nouvelles revues en compagnie d'Yvon Deschamps: Moi, ma maman m'aime et Attends ta délivrance.

Au printemps 1970, elle tient le rôle principal dans la comédie musicale "Demain matin, Montréal m'attend" dont les textes sont de Michel Tremblay et la musique de François Dompierre. Cette année est aussi marquée par la parution d'un troisième album à son nom "Avec enzymes" où elle reprend la chanson "California" en solo et connaît son premier succès personnel avec "Tzagadou" parue également en 45 tours. Mais encore une fois, son métier de comédienne l'appelle ailleurs. Cette fois, c'est au cinéma qu'elle incarne Gisèle Tuboeuf, la fiancée de l'agent Ixe-13, l'as des espions canadiens, d'après les fascicules de Pierre Saurel, très populaires dans les années cinquante. La trame narrative du film réalisé par Jacques Godbout et simplement titré "IXE-13" se déroule presque exclusivement en chansons. Son esthétique qui rappelle l'univers de la bande dessinée fait appel à des artistes aussi différents que Luce Guilbaut, Carole Laure, Little Beaver ou Jean-Guy Moreau mais donne véritablement la vedette aux membres du groupe Les Cyniques et à Louise Forestier qui y tiennent chacun plusieurs rôles. Cette dernière, quand elle n'est pas Gisèle Tuboeuf, peut personnifier Taya, la reine des communistes chinois ou bien Lydia Johnson, consoeur de travail de l'agent Jean Thibault et perçue comme rivale potentielle de Gisèle, le tout en chansons évidemment.

Sitôt terminée sa participation à ce film-culte, Louise revient à la chanson mais dans une direction qui peut d'abord sembler à l'opposé de ses éclats psychédéliques. C'est en effet vers le répertoire folklorique qu'elle se tourne, tout en l'adaptant aux sonorités modernes. Le succès de la chanson "La prison de Londres" lui permet aussi de graver plusieurs créations originales souvent coécrites avec Claude Lafrance, ancien membre du groupe Les Karrik, telles que "J'pense que c'est l'temps" et "Le reel de la cour". Une chanson phare de cette période de grande popularité demeure un texte de Luc Granger mis en musique par Jacques Perron, "Pourquoi chanter".

Tout en profitant de cette manne inespérée, la chanteuse ne ménage pas ses efforts pour garder à ses prestations publiques une certaine diversité. Outre les relectures de pièces comme "L'hirondelle", elle insiste pour inclure ses propres compositions et celles de chansonniers contemporains comme Lawrence Lepage "Aime mon coeur" et Gilles Vigneault "Tout l'monde est malheureux". Dans son album enregistré en public "Avec le coeur de tout nous autres - Louise Forestier au Théâtre Outremont", elle inclut des airs populaires à la façon des années trente "Le tango de l'Orénoque" et "Les bleus de Paris". À partir de 1978 et de "L'accroche-coeur" elle accentue son virage à la fois vers une certaine forme de ballade réaliste ("Radio Centre-ville", "Longue distance chéri") et vers des sonorités plus rock comme dans "Gisèle" une chanson de Pierre Harel qui sera également interprétée par le groupe Corbeau. "La saisie", une pièce de cette période, lui colle parfaitement à la peau. Au gré des décennies, Louise ajoute d'ailleurs des couplets à cette œuvre qui résume un peu sa vie. Le seul titre qui rappelle les années précédentes "Le reel à ti-coeur" comporte une évocation répétée des valses à la manière cajun. La seconde moitié des années soixante-dix la voit se rendre en Europe à quelques reprises. Elle participe d'abord à un spectacle collectif intitulé Kébec à Paris en 1975 puis se rend à Sopot en 1978 et au Printemps de Bourges l'année suivante.

En 1981, elle est de la distribution québécoise de l'opéra-rock "Starmania" où elle tient le rôle de Marie-Jeanne, la serveuse automate. Cette aventure dure près de deux ans et est suivie d'une nouvelle cuvée de chansons écrites sur mesure, en collaboration avec des auteurs comme Pierre Flynn qui lui offre la chanson "Prince-Arthur". La tournée correspondant à cet album est nommée Je suis au rendez-vous, d'après le titre d'une autre chanson récente. Après une saison à la barre de l'émission télévisée Station Soleil, à Radio-Québec, et une tournée en hommage à Brel à travers l'U.R.S.S., c'est au tour de "La passion selon Louise" d'être gravée sur disque après avoir été portée à la scène. Plusieurs chansons sont cette fois écrites en collaboration avec Daniel DeShaime dont "La valise oubliée". C'est toutefois "Le diable avait ses yeux" qui lui vaut le Félix de l'auteure-compositrice pour l'année 1987. Elle retourne ensuite chanter en France tout en participant ponctuellement au téléroman Des dames de coeur, entre 1987 et 1989. Elle agit aussi comme présentatrice d'une série d'émissions documentaires télévisées portant sur l'histoire du jazz, sur la chaîne du canal D puis, quelques années plus tard, sur Musimax pour la série Les Immortels de la chanson francophone.

En 1990, elle joue Émilie Hudon, la mère du poète Émile Nelligan, dans l'opéra romantique "Nelligan" de Michel Tremblay et André Gagnon. La durée des représentations du spectacle est plutôt brève et Louise se remet à la composition en vue d'un nouvel album "De bouche à oreille" qui paraît l'année suivante. En 1993, c'est sous l'angle de "Vingt personnages en quête d'une chanteuse" qu'elle entreprend un spectacle rétrospectif, accompagnée du seul pianiste Jean-François Groulx, lui permettant de se retremper dans la peau de toutes les Lyla Jasmin et toutes les Marie-Jeanne de son impressionnante carrière, en plus des classiques Carmen, Irma la douce ou Stella Spotlight. Un autre personnage, bien réel celui-là, lui permettra de relever un nouveau défi au théâtre du Rideau Vert quelques années plus tard, lors de sa participation au spectacle Le pays dans la gorge, relatant l'histoire de la cantatrice Emma Lajeunesse, la grande Albani. Elle y joue le rôle de Cornélia, la soeur d'Emma.

Mais c'est vraiment en tant qu'auteure de chansons que Louise Forestier termine le vingtième siècle, puisque son nouveau disque, paru en 1997, et le spectacle correspondant sont constitués principalement de ses propres créations, mises en musique par Daniel Lavoie ou Jean-François Groulx. "Forestier chante Louise" s'avère une façon toute personnelle d'apposer sa signature au siècle qui s'achève. Toutefois, l'interprète en elle ne tarde pas à refaire surface et on la retrouve au coeur du spectacle Avec le temps - 100 ans de chansons, qu'elle monte avec la collaboration du Rideau Vert et présente en décembre 1999 et janvier 2000. Attentive à l'évolution des nouvelles générations chansonnières, elle est la marraine du Festival en chanson de Petite-Vallée à l'été 2000.

Après un petit détour du côté de la radio (Livraison spéciale, à la SRC) à l'été 2002, Louise Forestier entreprend de revoir les principales chansons de son parcours en vue d'un nouvel album "Lumières" qui paraît au printemps 2003. Plusieurs classiques réinventées de la chanteuse telles "Quand t'es pas là", "J'pense que c'est le temps" et "Pourquoi chanter" sans oublier "California" et "Lindberg" y côtoient de nouvelles chansons dont "Lumières", "Merci" ou encore l'interprétation a capella de "La dernière enfance", livrée en duo avec Michel Faubert.

Une nouvelle tournée du Québec, en compagnie d'un groupe de jeunes musiciens fait suite la parution de l'album. Louise s'entoure d'un groupe de jeunes musiciens à l'occasion de la tournée qui fait suite à la parution de l'album. Il en est de même pour son prochain enregistrement "Éphémère" où l'on retrouve entre autres son fils Alexis Dufresne, membre du groupe El Motor, et le guitariste Steve Hill. Ce disque reçoit d'ailleurs le grand prix de la francophonie de l'Académie Charles Cros.

Celle qui a développé, au cours de sa longue carrière, son talent pour l'écriture, a notamment commis des textes pour Nana Mouskouri "Cette chance-là", Éric Lapointe "1500 Miles" ou Isabelle Boulay "Jamais assez loin", qu'elle coécrit au gré de ses amitiés fidèles avec Daniel Lavoie ou Zachary Richard. En 2009, elle tourne à nouveau un peu partout au Québec pour répandre sa joviale présence et son répertoire éclectique en plus de poursuivre une participation, en chronique à Je l'ai vu à la radio, tous les samedis, sur la Première Chaîne radio de Radio-Canada. Une femme toujours en feu...

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