Parcours

Notes biographiques
Aussi connus sous --  
Membres de la formation Serge Fiori, Louis Valois, Serge Locat, Robert Stanley, Denis Farmer, Libert Subirana, Monique Fauteux
Carrière professionnelle 1972-1978   

Le Québec des années soixante-dix n'a que peu de choses en commun avec celui de la décennie précédente, tellement la Révolution dite tranquille a tout balayé sur son passage. Il est certain que le vent planétaire de contestation y a bien sûr laissé des traces, au moment où les baby boomers deviennent de jeunes adultes. On a aussi parlé de cette période comme étant celle de l'éclosion d'une véritable industrie musicale dans la province francophone. Le groupe Harmonium n'est pas étranger à cette naissance tant sa brève mais fructueuse existence a marqué l'imaginaire collectif. Un quart de siècle après sa dissolution, et malgré les modes qui se sont succédées, sa musique est toujours très actuelle.

Mais retournons aux sources lorsque trois jeunes musiciens, influencés par le rock et par bien d'autres courants, se rencontrent en 1972 et créent un univers musical où dominent guitares sèches et harmonies des voix. Les spectacles se succèdent dans la région montréalaise et la bonne réputation du trio s'élargit rapidement auprès d'un jeune public adepte de contre-culture.

La maison de disques Quality, qui recherche de jeunes artistes pour sa nouvelle filiale québécoise Célébration, les met incessamment sous contrat en leur laissant fort heureusement une liberté artistique fort à propos. Les membres fondateurs Serge Fiori, Michel Normandeau et Louis Valois, aidés de quelques comparses, créent le premier disque du groupe en 1974. L'album éponyme rejoint instantanément un large public qui s'identifie à une certaine recherche musico-spirituelle bien incarnée par Harmonium. Comble de chance, la radio commerciale habituellement fort conservatrice et portée sur la ritournelle adopte des extraits qui s'apparentent parfois au rock progressif: "Un musicien parmi tant d'autres", "100 000 raisons", "Pour un instant" et la pièce "Harmonium" sont sur toutes les lèvres dès les premiers mois de 1975.

Il faut se rappeler qu'au même moment, sévit au Québec un autre phénomène musical d'envergure qui s'appelle Beau Dommage. Sans vouloir recréer la prétendue rivalité qui existait dix ans auparavant entre les Beatles et les Rolling Stones, il est toutefois permis de parler d'une certaine polarité qui se manifeste entre les fans d'Harmonium et ceux de Beau Dommage. Mais ici, les faiseurs d'image n'y sont pour rien!

L'état d'esprit communautaire dans lequel travaille la formation autorise aussi l'adhésion de nouveaux musiciens. C'est ainsi que Pierre Daigneault, ancien membre de l'Infonie, et Serge Locat, du tout aussi mythique groupe Nécessité, ajoutent des vents et des claviers à la texture musicale d'Harmonium pour l'enregistrement de "Les cinq saisons", album qui paraît en 1975. Spectacles dans les grandes salles du Québec et chiffres de ventes impressionnants confirment le talent de Fiori et compagnie. Cette nouvelle saison dans la vie du groupe est suivie d'un temps d'arrêt, à la fin de l'été 1975.

Lorsque le groupe reprend ses activités, l'année suivante, c'est pour se consacrer à ce qui sera la pièce maîtresse de sa création, conçue en pleine nature, à la maison qu'habite Serge Fiori, à St-Césaire. Un véritable studio est aménagé dans la petite maison du rang 7 où les rejoignent de nouveaux musiciens parmi lesquels on retrouve le guitariste Robert Stanley qui succède à Michel Normandeau, le batteur Denis Farmer, son coéquipier au sein du groupe Contraction puis du Ville Émard Blues Band, et enfin Libert Subirana et Monique Fauteux, ce qui porte le membership officiel du groupe à 7 musiciens, le chiffre à la base de ce grand-oeuvre. C'est entouré de Neil Chotem et du réalisateur Michel Lachance que le groupe conçoit cette oeuvre particulièrement somptueuse, "L'heptade", qui est lancée à l'automne 1976.

La réputation du groupe dépasse maintenant largement les frontières du Québec. Ses tournées de spectacles l'amènent au Canada anglais, en Europe et aux États-Unis. C'est d'ailleurs à l'occasion d'une série de concerts en Californie que l'Office national du film du Canada tourne un documentaire sur les péripéties du groupe phare québécois.

On dit quelquefois qu'il vaut mieux partir en pleine gloire et c'est ce que fait Harmonium en se démembrant sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi, précisément au moment où une véritable carrière internationale semble vouloir se mettre en place. L'industrie du divertissement a-t-elle eu raison une fois de plus de la spontanéité et de la créativité d'artistes légendaires?

Harmonium nous laisse un souvenir impérissable: trois albums studio et un autre en concert, enregistré en 1977 et sorti en 1980, simplement intitulé "Harmonium en tournée". Il nous reste aussi une musique magique que les jeunes générations découvrent toujours avec étonnement! Au cours des années suivant la disparition d'Harmonium, plusieurs groupes se sont formés afin de maintenir leur musique présente sur scène, entre autres le groupe L'Éveil qui se démarque particulièrement depuis la fin des années 90. À l'automne 2000, un livre intitulé Harmonium une histoire à raconter est lancé par Yves Ladouceur, gérant du groupe à leurs débuts sur disques, et récusé par plusieurs membres de la formation. Pour une nouvelle génération de fans, l'ensemble mythique reprend forme sous les traits de jeunes comédiens à l'occasion de la télésérie Harmonium, diffusée sur les ondes du réseau TQS, en février et mars 2003. Serge Fiori s'implique de près dans cette production, composant les musiques ambiantes qui accompagnent la série d'une durée de quatre émissions d'une heure.

Le groupe est constitué de:

  • Serge Fiori: chant, guitares, flûte traversière, mandoline, zither harp
  • Louis Valois: guitare basse, claviers, chant, piano, orgue
  • Serge Locat: piano, claviers, mellotron, orgue, synthétiseur (1974-1977)
  • Robert Stanley: guitare électrique (à partir de 1976)
  • Denis Farmer: batterie, percussions, congas (à partir de 1976)
  • Libert Subirana: flûtes, saxophone, clarinettes (à partir de 1976)
  • Monique Fauteux: claviers, chant (à partir de 1976)

Le groupe a aussi compté dans ses rangs:

  • Michel Normandeau: guitare, chant, accordéon, dulcimer (jusqu'en 1976)
  • Pierre Daigneault: flûtes, saxophone, clarinette (1974-1976)
  • Jeff Fisher: claviers (à partir de 1977)

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