Parcours

Notes biographiques
Nom véritable Daniel Bigras 
Aussi connu sous Dan Bigras  
Naissance 1957   
Carrière professionnelle Depuis 1982   

Après avoir pris un certain recul de la scène à partir de l'automne 2000, suite à une tournée du Québec en compagnie de Laurence Jalbert, et s'être adonné à la réalisation puis au métier d'acteur, Dan Bigras a finalement ressenti l'appel de la chanson. Ayant repris goût à se produire en public, à son propre rythme, c'est en tant qu'auteur compositeur-interprète qu'il propose son septième album "Fou" cinq ans plus tard. En une vingtaine d'années d'implication sur la scène musicale, Dan Bigras aura connu toutes les étapes d'une démarche artistique intense, tout en demeurant à l'écoute des autres et particulièrement des jeunes dépourvus de domicile fixe qui doivent avoir recours au Refuge des jeunes de Montréal, organisme dont il est le porte-parole officiel depuis 1991. S'étant d'abord fait connaître des habitués du circuit des blues bars où il excelle dans l'interprétation des standards du rock-rentre-dedans et des classiques du blues intemporel, que ce soit en compagnie de quelques complices ou seul au piano, il devient un pilier de la scène rock québécoise à partir du milieu des années quatre-vingt. Gerry Boulet, autre grand défenseur du blues-rock sur la scène locale, porte alors attention au travail de ce jeune confrère qui devient bientôt un ami et lui propose de graver un premier 45 tours. Ils mènent le projet à terme mais sans atteindre le résultat espéré.

C'est finalement en 1989 que paraît un premier album sous le titre "Ange animal". S'il ne s'avère pas un grand succès, l'album permet à un plus large public de découvrir une nouvelle voix et à cette voix habituée au répertoire blues majoritairement américain de se frotter, à l'exemple de Gerry, aux mots de poètes comme Gilbert Langevin ou à des textes forts de la chanson française tels "Voir un ami pleurer" de Brel. Deux ans plus tard, il réalise lui-même son deuxième album, marqué d'une intense collaboration avec le romancier Christian Mistral, avec qui il avait concocté précédemment la chanson thème des célébrations marquant le 350e anniversaire de Montréal, en 1992: "Un bateau dans une bouteille". La réponse du public à cette nouvelle parution, intitulée "Tue-moi", est plus marquée et il s'en suit une longue tournée au cours de laquelle Dan visite tous les coins du Québec avec ses musiciens; dans son équipe, on retrouve une voix qui ne tardera pas à sortir de l'ombre: celle de la choriste Luce Dufault. D'ailleurs, le chanteur pianiste adore se faire donner la réplique par des voix féminines, notamment celles de Nanette Workman, d'Isabelle Boulay et de Lulu Hughes qu'on retrouve sur la plupart de ses albums.

Après plusieurs mois sur la route, il profite d'un certain répit pour réaliser un projet qu'il mijote depuis quelque temps: un album complet de reprises qui sont à la fois un hommage aux classiques de la chanson et un bain de souvenirs personnels, remontant parfois jusqu'à l'enfance. "Les Immortelles" paraissent en 1993, une collection de 14 grands crus de la chanson française et québécoise, façon Dan Bigras. Mais à peine cette aventure est-elle terminée qu'un défi encore plus grand se profile à l'horizon: Dan est invité à prendre le relais pour mener à terme l'ultime ouvrage entrepris par son ami Gerry Boulet, un projet ambitieux que celui-ci n'aura pas eu le temps d'achever, terrassé par une terrible maladie: une fresque musicale mise en musique par Gerry, seul au piano, sur des textes de Denise Boucher. L'oeuvre est intitulée "Jezabel". Ce sera le cadeau posthume de Dan à son frère-de-son. Moments de recueillement et d'amitié avant de reprendre la ronde des tournées et festivals sur deux continents.

À son retour d'Europe, il s'alloue une nouvelle période de composition dont le résultat est l'album "Le fou du diable" qui paraît sur sa propre étiquette, Les Disques de l'Ange Animal, en septembre 1995. Encore une fois, la pulsion musicale va rejoindre les textes des poètes: Denise Boucher, Gilles Desrochers, mais également Sylvie Massicotte, Plume Latraverse et François Parenteau qui contribuent chacun de deux textes. De plus, Dan reprend "Naufrage" et "Ange Animal", deux chansons écrites par Gilbert Langevin à l'époque de l'album du même nom. On trouve aussi sur "Le fou du diable" un extrait d'Andromaque, du répertoire classique de Jean Racine. C'est cependant une fantaisie de Parenteau, "Les 3 petits cochons" qui s'avère le succès de l'album, le public étant séduit par la touche d'irrévérence que suppose la relecture d'un archétype de la tradition orale.

Maintenant reconnu comme un des interprètes les plus efficaces de la scène québécoise, Dan se donne le temps de ciseler son prochain joyau qui n'est disponible que trois ans plus tard, à l'automne 1998. Ce nouvel album, intitulé "Le Chien", nous présente un Dan Bigras plus énergique et polyvalent que jamais, qui se fait lui-même auteur avec "Dors ma belle" (Berceuse pour une bouteille). Il y revisite avec sa fougue habituelle les auteurs des temps enfuis, cette fois le Hugo des Contemplations et le fantôme de Vian. De ce dernier, il restaure le texte original "Le déserteur" qu'il livre sans autre accompagnement que lui-même à la batterie. Il continue naturellement ses collaborations avec les auteurs contemporains, parmi lesquels Roger Tabra qui signe près de la moitié de l'album. La gravité de certains textes est encore une fois mise en perspective par une nouvelle fable animale de François Parenteau "Chez nous ou chez vous" (Le petit chaperon rouge), interprétée en duo avec Nanette Workman. Il reprend bientôt la route avec un nouveau spectacle qu'il baptise, en toute logique, Chien Show.

Si de nombreux artistes aiment se joindre à la voix de Dan pour de mémorables duos, lui aussi se montre très disponible. Par exemple, on le retrouve auprès de son ancienne choriste Isabelle Boulay sur l'album "Scènes d'amour" où il l'accompagne pour la chanson "Naufrage", enregistrée lors d'une soirée Carte Blanche à la chanteuse lors de l'édition 1999 des FrancoFolies de Montréal. La collaboration se fait encore plus totale dans le cas de Laurence Jalbert avec qui il entreprend une tournée en tandem qui s'échelonne sur plusieurs mois, de l'automne 1999 jusqu'à l'été 2000. Le duo participe au Festival d'été de Québec cette année-là et grave un témoignage fort apprécié de cette aventure qui paraît sous le titre de "Communio" en octobre 2000.

Suite à cette aventure des plus stimulantes, Dan Bigras annonce son intention de faire relâche et de s'adonner à d'autres projets. Ceux-ci le portent d'abord vers les arts martiaux et autres sports très physiques, puis vers le cinéma où il scénarise et réalise à l'ONF un documentaire portant sur les sports extrêmes. Pour Dan, cette expérience a valeur d'exemple sur les façons alternatives de canaliser la violence que chacun porte à l'intérieur de soi et d'en faire une pulsion créatrice. Le Ring intérieur sort en salles en mars 2002. Entre temps, celui qui s'est aventuré de l'autre côté de la caméra pour ses premiers rôles dans les téléséries Tag et La Rivière-des-Jérémie se prépare à endosser un personnage de chef motard dans la suite du Dernier chapitre: La Vengeance, diffusée à l'hiver 2003.

S'il réoriente ses activités vers d'autres sphères et se dit atteint d'un burn-out musical, Dan Bigras demeure fidèle à la cause des jeunes de la rue pour qui il réunit annuellement ses collègues et amis du monde de la chanson à l'occasion du Show du Refuge. En novembre 2002, ce sont les Pierre Flynn, Breen Leboeuf, Garou, Bruno Pelletier, Marie-Chantale Toupin, Soraya Benitez et Raoûl Duguay qui viennent se joindre à Dan, Lulu, Luce, Laurence et Boom Desjardins pour la douzième édition de l'événement. Ceux qui n'ont pas l'occasion de participer à ces retrouvailles ont la consolation de voir paraître l'album compilation "Bigras 1992/2002 tout... " regroupant les principaux moments de son parcours dont plusieurs duos mémorables, en février 2003.

Cette présence sur disque allait être le prélude à un vrai retour, deux ans et demi plus tard, alors que celui qui s'était fait le chantre des Gilbert Langevin, Christian Mistral, Roger Tabra et autres auteurs choisis, tout en donnant un nouveau souffle à certaines "Immortelles", signe paroles et musiques de la plupart des titres de "Fou". Dédié à son fils Olivier, l'album passe du constat social ("Malbrook et le président", "Sarajevo" et trois extraits du film La Rage de l'ange, alors en cours de production et qui sera présenté sur les écrans en 2006) au commentaire amusé ("Pas fort", "Entre les draps") pour atteindre au sublime avec deux oeuvres dont le texte latin concourt à la solennité: l"Ave Maria" de Charles Gounod et "O Fortuna" sur une mélodie de Carl Orff. Belle folie que celle-là!.

On peut visiter le site officiel de Dan Bigras.

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